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	<title>Entrevues &#8211; L&#039;Écume des Sons</title>
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	<title>Entrevues &#8211; L&#039;Écume des Sons</title>
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	<item>
		<title>Rencontre avec Élise Luguern, pionnière de la musique à l&#8217;image dans le cinéma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Sicard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2020 05:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[composition originale]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[musique de film]]></category>
		<category><![CDATA[synchro]]></category>
		<category><![CDATA[synchronisation musicale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique et/ou musique à l&#8217;image. Pour cette nouvelle interview, nous sommes allés à la rencontre de Élise Luguern, pionnière de la musique à l&#8217;image dans le cinéma. C&#8217;est elle qui se cache derrière les bandes sons de « Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on a fait au Bon [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique</em></strong> <strong><em>et/ou musique à l&rsquo;image.</em></strong></p>



<p><strong><em>Pour cette nouvelle interview, nous sommes allés à la rencontre de Élise Luguern, pionnière de la musique à l&rsquo;image dans le cinéma</em></strong>. </p>



<p><strong><em>C&rsquo;est elle qui se cache derrière les bandes sons de « Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on a fait au Bon Dieu ? », « La vie d&rsquo;Adèle », « La jalousie », « Les vacances de Ducobu » ou encore « Les infidèles », pour ne citer que quelques-uns des nombreux longs-métrages sur lesquels elle a bossé.</em></strong></p>



<p></p>



<h4><strong><em># L’EDS &#8211; </em>Hello Élise</strong> ! Merci de nous recevoir et de répondre à nos questions. On est super contents de t&rsquo;avoir aujourd&rsquo;hui ! </h4>



<h4>Pour ceux et celles <strong>qui ne te connaîtraient pas, peux-tu te présenter en quelques mots sur ton parcours, ton expérience&nbsp;?</strong> </h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Hello !</p>



<p>Alors, dans les grandes lignes, j’ai commencé comme violoniste. Ensuite, j’ai vécu aux États-Unis, où j’ai monté des festivals de courts-métrages français. Puis je suis entrée chez EMI Classic, en tant qu’attachée de presse avant d’arriver chez Luc Besson, au département musique (où je suis restée 5 ans).&nbsp;</p>



<p>Pour finir, j’ai monté ma structure de supervision musicale, accompagnée de Lucile Egal, avec qui je travaille depuis un bon nombre d&rsquo;années maintenant. On s’occupe de toute la musique d’un film, d’un point de vue artistique et de production.</p>



<h4><strong><em># L’EDS &#8211;</em></strong> <strong>Du coup, le métier de Music Superviser dans le cinéma, la télé, etc. c’est de gérer de A à Z la musique, et ça de tous les points de vue ?</strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Exactement !&nbsp;</p>



<p>En France, c’est différent des États-Unis, où tout est plus compartimenté : il y a celui qui va chercher les synchros, celui qui va <em>clearer</em> les synchros, celui qui va faire la production exécutive ….&nbsp;</p>



<p>Ici, un superviseur musical doit gérer tous ces aspects. On est au carrefour de l’économie, de l’artistique et du juridique.</p>



<h4 id="block-525f4f89-8c90-47f4-9d59-bb5013396dc1"><strong><em># L’EDS &#8211;</em></strong> <strong><strong>Et du coup quels en sont les enjeux ?</strong></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Ma manière d’aborder ce métier est très liée à l’impératif que je me fixe de ne pas dépasser le budget, financièrement parlant. Car autant on n&rsquo;a pas d’obligation d’économie, puisqu’on est dans le coût du film, autant on ne peut pas dépasser le budget.&nbsp;</p>



<p>Juridiquement aussi, c’est de faire en sorte que la chaîne des droits soit très claire et bordée de toute part.&nbsp;</p>



<p>Cela implique de faire attention à ce que tous les ayant-droits aient été consultés préalablement. Pour être clean juridiquement.</p>



<p>Enfin artistiquement, et le cœur du métier est vraiment là. En tout cas, il est la raison pour laquelle je fais ce métier. L’enjeu est de comprendre ce que le réalisateur veut et de le mettre en forme.</p>



<h4 id="block-525f4f89-8c90-47f4-9d59-bb5013396dc1"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; <strong>N’est-ce pas la partie la plus&nbsp;«&nbsp;dure&nbsp;» du&nbsp;métier ?</strong></em></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Je ne sais pas si c’est le plus dur… Car c’est aussi ce qui est le plus excitant ! C’est ce que je fais avec le plus de plaisir. Il faut écouter un réalisateur. Lui parler… Mais pas que de son film. De plein de choses. De sa vie, de ce qu’il aime, de ce qu’il n’aime pas…&nbsp;On est un peu obligé de se mettre dans sa tête et de comprendre ce qu’il veut afin de ne pas trahir son propos artistique.</p>



<h4 id="block-dfe1064a-db78-4c35-a3bc-4fd026204dc5"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; <strong><strong>Et si, par exemple, un réalisateur n’a pas de sensibilité musicale, comment tu&nbsp;arrives à gérer cette relation ?</strong></strong></em></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Alors je me fais forcément une idée de la place de la musique à la lecture d’un scénario. Mais cela va être ma vision. Peut-être sera-t-elle différente de la sienne du coup. Mais l’idée, c’est de faire des propositions. De lui dire « <em>Voilà, moi j&rsquo;entendrais ça. Toi, qu’est-ce que tu en penses ?</em>&nbsp;».</p>



<p>Soit ça marche, soit ça ne marche pas. Mais au moins, ça va leur permettre de rebondir et de déterminer, non pas forcément ce qu’ils veulent, mais pourquoi ils n’aiment pas ce que tu viens de leur présenter. Et toi de ton côté, par élimination, tu affines tes recherches.</p>



<p>Parfois, en un RDV, tu as tout de suite cerné les attentes ; pour d’autres, il faut 4 à 5 réunions.</p>



<p>Mais en règle générale, à chaque première recherche que j’envoie, je me sens comme une bachelière qui va chercher ses résultats. Je suis complètement flippée car je me dis que je suis peut-être à côté de la plaque. Et, plus de 250 films après, ce sentiment ne m’a pas vraiment quittée. </p>



<p>Mais heureusement quelque part ! Sinon j’arrêterais de faire ce métier (<em>rires</em>). Ça voudrait dire que je suis blasée.</p>



<h4 id="block-2f314112-93a6-49ee-8c34-9d5543d005e4"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; <strong><strong>Comment choisit-on entre musique originale et musique préexistante ?</strong></strong></em></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Si on enlève l’aspect économique (puisque la musique préexistante coûte beaucoup plus cher que la musique originale), il y a des évidences au cinéma. Par exemple, pour les séquences clippées, on va généralement mettre un titre préexistant.&nbsp;Il y a des codes.</p>



<p>Il y a aussi les musiques que l’on dit diégétiques. Par exemple, une scène de fête, une scène de bar où potentiellement on se dit qu’il faudra une synchro.</p>



<p>Et pour les belles synchros, les belles chansons, il faut qu’il y ait de l’espace à l&rsquo;image. S’il y a beaucoup de dialogues, tu ne peux pas mettre une synchro. Ne serait-ce qu’au niveau des fréquences, cela risque de se court-circuiter.</p>



<p>C’est véritablement au montage, et en fonction de la façon dont le réalisateur va monter son film, qu’on va pouvoir déterminer dans quelle(s) scène(s) il y a suffisamment d’espace pour mettre de la synchro.</p>



<h4 id="block-97642065-ffc3-4af7-952e-cabe81781858"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; <strong><strong>Du coup, c’est mieux de&nbsp;choisir pendant le montage quelles séquences a&nbsp;besoin de musique ?</strong></strong></em></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Oui, on fait rarement un découpage musical sur scénario. Sur scénario, on fait plutôt des relevés musiques. Autrement dit, à la lecture, on voit qu’il y a une scène dans un bar ou en boîte de nuit et là, on sait qu’il va y avoir de la musique à insérer. Ces séquences-là sont faciles à identifier et à déterminer en amont. Ce travail préalable, avant le tournage, consiste aussi à faire attention à ce que l’équipe ne tourne pas avec un Mickael Jackson sur le plateau que je ne pourrais pas retirer en post-prod.</p>



<p>De manière générale, créer de la musique sans les images… c’est compliqué&nbsp;! Et quand je l’ai fait – sur demande de la prod ou du réal – ce qu’on avait imaginé au début n’est jamais allé au bout.</p>



<p>Un réalisateur pendant le tournage va constituer de la matière. Mais le moment clé de la supervision musicale, c’est évidemment le montage. C’est là que la vraie histoire s’écrit, que le rythme se donne. Si tu as imaginé un thème musical plutôt lent et que le réalisateur monte finalement super «&nbsp;<em>cut</em>&nbsp;», cela ne va pas marcher. Cela va au contraire tout ramollir parce que le tempo de la musique ne suivra pas le tempo de l’image…</p>



<h4 id="block-97642065-ffc3-4af7-952e-cabe81781858"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; <strong><strong><strong>Et pour le score, comment ça se passe de manière concrète ? J’imagine qu’on n’appréhende pas la musique originale de la même manière que le reste ?</strong></strong></strong></em></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Certains réalisateurs aiment bien travailler avec leurs compositeurs.</p>



<p>Mais certains n’ont pas d’idée(s) précise(s). Mon rôle c’est alors de proposer tel ou tel compositeur, c’est d’être prescripteur. Une question toute bête, par exemple, consiste à leur demander ce qu’ils ont aimé comme BO ces derniers temps. Des choses qui ne seront pas forcément adaptées à leur film. Mais c’est une manière de voir à quoi ils sont sensibles.</p>



<p>Et puis il y a des réalisateurs vont me transmettre leur scénario et me demander ce que j’en pense. J’en discute alors avec eux et je leur dis ce que j’imagine, qui on devrait solliciter sur le projet.</p>



<p>Je bosse avec beaucoup de réalisateurs avec qui une vraie complicité s’est créée. On connaît nos méthodes de travail et on se fait confiance.</p>



<h4 id="block-97642065-ffc3-4af7-952e-cabe81781858"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; <strong><strong><strong><strong>Est-ce ton rôle de briefer le compositeur ?</strong></strong></strong></strong></em></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Oui et non&nbsp;! Je dirais que je suis la porte-parole musicale du réalisateur. Il va me parler dans son langage et pas forcément avec une terminologie musicale. Mon travail va consister à traduire ses intentions et directives auprès du compositeur.</p>



<p>Dans le processus de composition, je vais être là au moment des briefs. Je comprends ainsi ce que le réalisateur veut. Et quand le compositeur livre, je vérifie qu’il a lui-même bien compris ce que le réal attendait.</p>



<p>C’est vraiment ce pour quoi je fais ce métier. Avoir les mains dans le cambouis sur la partie artistique.&nbsp;</p>



<p>C’est vraiment ce pour quoi je fais ce métier. Avoir les mains dans le cambouis sur la partie artistique.&nbsp;</p>



<h4 id="block-97642065-ffc3-4af7-952e-cabe81781858"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; <strong><strong><strong><strong><strong>Du coup, tu&nbsp;préfères la partie score ou synchro ?</strong></strong></strong></strong></strong></em></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Score, clairement.&nbsp;Car tu crées quelque chose. Tu travailles vraiment de la matière musicale.</p>



<p>Pour la synchro, ce qui est très agréable c’est quand il y a un titre qui marche vraiment bien à l’image. Mais tu as moins d’input dedans… Ce n’est pas pareil.</p>



<h4 id="block-97642065-ffc3-4af7-952e-cabe81781858"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; <strong><strong><strong><strong><strong><strong>Selon toi, c’est quoi une BO de film réussie ?</strong></strong></strong></strong></strong></strong></em></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Une BO de film réussie, c’est une BO dont tu ne remarques pas la musique tant elle épouse bien le film et ne nuit pas à la narration de ce dernier… Mais dont tu sors en chantant le thème&nbsp;! Ça c’est classe&nbsp;! (<em>Rires</em>).</p>



<h4 id="block-97642065-ffc3-4af7-952e-cabe81781858"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; <strong>Parmi tous les projets sur lesquels tu as bossé, quels sont ceux dont tu en es la plus fière&nbsp;?</strong></em></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Je ne peux pas répondre à cette question. (<em>Rires</em>)</p>



<p>Je vais vexer les autres si je n’en choisis qu’un. (<em>Rires</em>)</p>



<p>Non mais, blague à part, je ne peux vraiment pas choisir.&nbsp;</p>



<p>Tu mets tellement d’énergie quand tu travailles sur un film… Clairement, tu ne peux pas choisir parce que tu les aimes tous, sincèrement.</p>



<h4 id="block-97642065-ffc3-4af7-952e-cabe81781858"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; <strong><strong>Toi qui est l’une des pionnières de la supervision musicale en France, pourquoi avoir décidé de rejoindre Josette Music Club</strong></strong></em></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Et bien nous, on fait du cinéma. Eux, ils font de la pub. Et on travaille de la même manière. On fait du sur-mesure, aussi bien nous avec nos réalisateurs de films, qu’eux avec les marques.&nbsp;</p>



<p>Et cela faisait bien trop longtemps qu’on aimait le travail l’un de l’autre pour ne pas se dire à un moment «&nbsp;<em>Allez, on saute le pas ! On fait quelque chose ensemble</em>&nbsp;».</p>



<p>Nous ne sommes pas en train de fusionner un même marché pour devenir plus gros.</p>



<p>Nous travaillons main dans la main pour faire la même chose, de la même manière, mais dans des univers un peu différents et pour s’enrichir mutuellement.</p>



<h4 id="block-97642065-ffc3-4af7-952e-cabe81781858"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; <strong><strong><strong>L’idée c’est&nbsp;de valoriser la musique à l’image dans tous ses&nbsp;aspects ?</strong></strong></strong></em></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Ah oui, c’est sûr. On a vraiment cette exigence d’artisan.&nbsp;Et j’ai besoin de travailler comme ça.</p>



<h4 id="block-97642065-ffc3-4af7-952e-cabe81781858"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; <strong><strong><strong><strong>Si ta vie était un film, quelle en serait la bande son ? En 6 titres max.</strong></strong></strong></strong></em></strong></h4>



<p><strong>Élise &#8211;</strong> Star Wars direct. J’aime énormément ! C’est un vrai opéra.&nbsp;</p>



<p>Et d’avoir laissé de la place pour cette force musicale là, c’est énorme. C’est rare&#8230;</p>



<p>La saga n’aurait pas la puissance qu’elle a sans sa musique. C’est un monument.&nbsp;</p>



<p>Donc oui, la BO de ma vie serait Star Wars 1. Star Wars 2. Ou 3. (<em>Rires</em>)</p>



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<iframe title="Spotify Embed: Music From The Star Wars Saga - The Essential Collection" width="300" height="380" allowtransparency="true" frameborder="0" allow="encrypted-media" src="https://open.spotify.com/embed/album/5H1oKPXC2437buMShboFpu?si=R41CFC96TN27heJrOxIRQw"></iframe>
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<h4 id="block-7d34a6ee-8ef3-4411-9500-2cf07192a3b4"><strong><em># L&rsquo;EDS &#8211; </em>Merci Élise ! C’était un vrai plaisir de t’interviewer.&nbsp;</strong><br><br><strong>On te dit à très vite pour une autre interview.</strong></h4>



<p>Retrouvez <strong>Josette Music Club</strong> sur les réseaux sociaux : <br><strong><a href="https://www.facebook.com/josettemusicclub">Facebook</a></strong> &#8211; <strong><a href="http://www.josettemusicclub.com/cinema">Site Web</a></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217; habillage de  LCP fait peau neuve!  Entrevues croisées de Bertrand Delais et Wax Tailor &#8211; Chapitre II</title>
		<link>https://lecume-des-sons.com/l-habillage-de-lcp-peau-neuve-entrevues-croisees-de-bertrand-delais-wax-tailor-chapitre-ii/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Luigi Andriano]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 08:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[Identité de marque]]></category>
		<category><![CDATA[Identité sonore]]></category>
		<category><![CDATA[Wax Tailor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La base line « Donnons du sens » n’aura jamais été aussi vraie à l’heure du nouvel habillage signé de la chaîne parlementaire. Nouvelle typographie, nouvelle identité graphique mais, surtout, nouvelle identité sonore. A cette occasion, nous sommes allés à la rencontre de Bertrand Delais, PDG de la chaîne, et Wax Tailor, metteur en son de cette [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La base line « <em>Donnons du sens</em> » n’aura jamais été aussi vraie à l’heure du nouvel habillage signé de la chaîne parlementaire.</p>
<p>Nouvelle typographie, nouvelle identité graphique mais, surtout, nouvelle identité sonore. A cette occasion, nous sommes allés à la rencontre de <strong>Bertrand Delais</strong>, PDG de la chaîne, et <strong>Wax Tailor</strong>, metteur en son de cette nouvelle identité sonore.<br />
Décryptage.</p>
<p><div style="width: 1200px;" class="wp-video"><!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('video');</script><![endif]-->
<video class="wp-video-shortcode" id="video-2562-1" width="1200" height="675" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/LCP-Nouvel-habillage-visuel-et-sonore-dès-le-30-sept-2019.mp4?_=1" /><a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/LCP-Nouvel-habillage-visuel-et-sonore-dès-le-30-sept-2019.mp4">https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/LCP-Nouvel-habillage-visuel-et-sonore-dès-le-30-sept-2019.mp4</a></video></div></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Bonjour Wax Tailor, Bertrand Delais nous a parlé du choix de faire appel à vous et qui est arrivé très tôt dans son esprit, comment s’est faite la connexion avec LCP ?</em></strong></p>
<p><strong><em>Wax Tailor: </em></strong>Il m’a appelé en me disant qu’il prenait de nouvelles fonctions au sein de la chaîne, et qu’il avait pensé à moi pour son habillage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><span style="color: #800000;">« Je fais souvent des brainstorms à partir de mots clefs, cela m’aide à trouver ce que j’ai envie d’évoquer »</span></p></blockquote>
<p><em><strong>De manière générale, comment travaille-t-on sur une création destinée à un média et en particulier sur une chaîne en particulier ?</strong> </em></p>
<p><strong><em>Wax Tailor: </em></strong>Durant notre première discussion, quand <strong>Bertrand Delais</strong> m’a proposé le projet, je lui ai déjà demandé ce qu’il entendait par <em>habillage</em>, en termes de directions, de volumes&#8230;.</p>
<p>J’avais une vision ou un sentiment que je souhaitais confronter. Une vision sur ce qu’était la chaîne, et j’ai réfléchi à ce que cela pouvait m’inspirer. Je fais souvent des brainstorms à partir de mots clefs, cela m’aide à trouver ce que j’ai envie d’évoquer.</p>
<p>Et puis il y avait une autre idée. Celle de créer une unité à travers une seule création avec des déclinaisons, des façons de mettre en rythme différentes mais toujours avec le même thème. J’ai ensuite commencé à travailler et cette création est tombée à un moment où je recommençais à travailler en studio pour moi, donc j’avais pas mal de choses en tête.</p>
<p>J’ai donc essayé de confronter cette création à mon état d’esprit en tentant de me baser sur ce que je ressentais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Comment travaille-t-on à 3 entre la vision de la chaîne, votre vision et la vision de la directrice artistique (Anne Caminade) ?</strong> </em></p>
<p><strong><em>Wax Tailor: </em></strong>Je ne saurai pas bien répondre à cette question car dans le mode de fonctionnement, je suis arrivé avec une première mouture qui a engendré des échanges.<br />
Au final avec la directrice artistique, il s’agissait plus d’un travail en ping-pong plus qu’un travail en commun. Elle m’avait envoyé des éléments graphiques de ce qui allait être mis en place.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Sur la création, nous avons noté deux tendances fortes : la présence de cordes et une écriture « très chaîne d’information » (arpège);  et de l’autre côté une approche « swing » qui vient casser ce côté sérieux, quelle était votre volonté ?</strong> </em></p>
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<p><strong><em>Wax Tailor: </em></strong>Je voulais créer cette unité de thème mais avec des déclinaisons d’intentions comme dans certaines bandes originales de films des années 60/70 notamment. Comme celles de John Barry avec un thème principal, une version swing, une autre mélancolique, une version piano, une version orchestrale etc.<br />
J’adore cette idée du thème qui revient et on a l’impression de le redécouvrir à chaque fois parce qu’en musique au final, on est toujours en train de tournicoter autour des mêmes notes.</p>
<p>Moi je pense que cela se joue dans les intentions qu’on a envie de faire passer. Par rapport à la chaîne d’info, et cela a pu être un point de désaccord artistique. J’avais sans doute une vision plus sombre que ce qui était souhaité et je l’assume encore car, aujourd’hui, dès qu’on parle de choses sombres, on a l’impression qu’on va faire fuir les gens, alors que je ne le pense pas.</p>
<p>Dans les termes que j’utilisais pour parler de cette création, j’ai utilisé le terme spartiate. J’ai utilisé également un élément très important pour moi qui était le métronome et qui fut mon point de départ. Je suis parti sur rythmique à 60 BPM (battements par minute) avec la volonté de la doubler pour marquer l’information qui s’accélère.<br />
Ce qui est toujours compliqué dans la musique, c’est qu’à la fois on peut en parler mais cela reste de la musique, car je peux vous expliquer pendant une heure pourquoi j’ai fait un morceau, et de l’intention qu’il y avait derrière, au final ça reste de la musique.</p>
<p>C’est un peu comme expliquer un tableau et l’histoire qu’il y a derrière, si ça ne parle pas, ça ne parle pas. Pour revenir à la création pour LCP, il y avait toutes ces données-là, le rapport au temps, le rapport à la gestion de ce temps dans l’information, et puis il y avait cette idée qu&rsquo;à travers les percussions il y avait le rapport à l’assemblée que je souhaitais évoquer comme une « arène » surtout lorsqu’on voit comment parfois certains peuvent s’invectiver. En tout cas, je l’ai retranscrit sans même me poser la question de savoir si c’était politiquement correct mais comme que je le percevais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Le choix de ce logo décliné, a pour vocation d’impulser une image forte. Bertrand Delais nous disait qu’avec cette création il jouait la carte du temps.</strong> </em></p>
<p><strong><em>Wax Tailor: </em></strong>J’espère, sachant que nous avons eu des discussions où je disais que j’étais nostalgique de certains indicatifs télévisuels qui restaient et qui traversaient plus le temps que certaines virgules, que l’on pourrait sortir facilement avec les outils de sound design que l’on a aujourd’hui.<br />
D’ailleurs les personnes qu’on devrait remercier le plus, ce sont les développeurs car les outils actuels nous permettent très rapidement de créer des virgules avec la tonalité du moment.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Une idée d’un indicatif qui pourrait illustrer vos pensées ?</strong> </em><em><br />
</em></p>
<p><strong><em>Wax Tailor: </em></strong>Oui d’ailleurs je me souviens avoir donné l’exemple du thème des dossiers de l’écran qui avaient presque quelque chose d’oppressants mais qui rendaient ce moment solennel et pour moi ce sont des choses qui restent.</p>
<p><div style="width: 640px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-2562-2" width="640" height="480" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/Les-Dossiers-de-lEcran-Theme-.mp4?_=2" /><a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/Les-Dossiers-de-lEcran-Theme-.mp4">https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/Les-Dossiers-de-lEcran-Theme-.mp4</a></video></div></p>
<p>J’ai pensé également au grand compositeur comme François De Roubaix, qui pour moi est une ultra référence, quelqu’un capable de créer dans des registres différents de chapi chapot à d’autres thèmes complétement à l’opposé.</p>
<p>LCP, c’est également une chaîne qui a une véritable vocation, ce n’est pas C8 et Hanouna, du coup pour moi, ce n’est pas dérangeant d’avoir de vrais partis-pris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Le fait d’avoir fait appel à vous est un parti pris à part entière ?</em></strong></p>
<p><strong><em>Wax Tailor: </em></strong>Je l’espère, en tout cas, cela faisait parti de ma réflexion de penser que si cette chaîne a fait appel à moi, ce n’était pas pour que je ne sois pas dans la « tendance » mais que j’injecte quelque chose d&rsquo;un peu différent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>D’ailleurs Bertrand Delais nous a dit qu’il vous percevait comme un architecte sonore…</em></strong></p>
<p><strong><em>Wax Tailor: </em></strong>Tout à fait, il m’a dit comment il percevait mon travail. Je l’entends parfaitement, d’ailleurs quand on me pose la question à titre personnel, je dis que je suis « metteur en sons ». Cela implique plein de choses, je suis plus quelqu’un qui pense la musique et qui la met en forme par l’intermédiaire de diverses sources internes et externes, mais surtout convaincu qu’il y a une forme d’évocation collective dans le son et que tout passe par la sonorité. Au final, dans le champs des déclinaisons, des mélodies (je ne dis pas que les mélodies ne sont pas importantes, mais cela fait 50 ans qu’on tournicote autour des mêmes choses, et qu’on n’a rien inventé depuis Sergent Pepper), la vraie question, c’est comment on les remet en forme, qu’est-ce qu’on y injecte.</p>
<p><div style="width: 480px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-2562-3" width="480" height="480" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/Sgt.-Peppers-Lonely-Hearts-Club-Band-Remastered-2009.mp4?_=3" /><a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/Sgt.-Peppers-Lonely-Hearts-Club-Band-Remastered-2009.mp4">https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/Sgt.-Peppers-Lonely-Hearts-Club-Band-Remastered-2009.mp4</a></video></div></p>
<p><em><strong>LCP était une première dans la création sur mesure ?  Avez-vous d’autre projets de création pour des marques en cours ?</strong> </em></p>
<p><strong><em>Wax Tailor: </em></strong>Sur ce format-là, oui et dans la manière également, excepté pour une création de générique pour France Inter (la Tête au Carré). Après c’est toujours une question de moment,  à savoir le temps que j’ai à y consacrer et dans la démarche, est ce que c’est quelque chose que j’ai envie de faire. Parfois aussi, je pourrais dire non par rapport à la marque et par rapport à ce qu’on attend de moi car si c’est si c’est pour essayer de singer untel ou untel qui ferait probablement mieux que moi, je n’y vois pas l’intérêt.</p>
<p><strong><em>Merci Wax Tailor de votre participation.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>LIRE L&rsquo;ARTICLE <a href="https://lecume-des-sons.com/l-habillage-de-lcp-peau-neuve-entrevues-croisees-de-bertrand-delais-wax-tailor-chapitre-i/" target="_blank"><span style="color: #a82f3a;">« L’ habillage de LCP fait peau neuve! Entrevues croisées de Bertrand Delais et Wax Tailor – Chapitre I »</span></a></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>L&#8217; habillage de  LCP fait peau neuve!  Entrevues croisées de Bertrand Delais et Wax Tailor &#8211; Chapitre I</title>
		<link>https://lecume-des-sons.com/l-habillage-de-lcp-peau-neuve-entrevues-croisees-de-bertrand-delais-wax-tailor-chapitre-i/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Luigi Andriano]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2019 08:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Delais]]></category>
		<category><![CDATA[générique]]></category>
		<category><![CDATA[Identité sonore]]></category>
		<category><![CDATA[LCP]]></category>
		<category><![CDATA[Wax Tailor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La base line « Donnons du sens » n’aura jamais été aussi vraie à l’heure du nouvel habillage signé de la chaîne parlementaire. Nouvelle typographie, nouvelle identité graphique mais, surtout, nouvelle identité sonore. A cette occasion, nous sommes allés à la rencontre de Bertrand Delais, PDG de la chaîne, et Wax Tailor, metteur en son de cette [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La base line « <em>Donnons du sens</em> » n’aura jamais été aussi vraie à l’heure du nouvel habillage signé de la chaîne parlementaire.</p>
<p>Nouvelle typographie, nouvelle identité graphique mais, surtout, nouvelle identité sonore. A cette occasion, nous sommes allés à la rencontre de <strong>Bertrand Delais</strong>, PDG de la chaîne, et <strong>Wax Tailor</strong>, metteur en son de cette nouvelle identité sonore.<br />
Décryptage.</p>
<p><div style="width: 1200px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-2556-4" width="1200" height="675" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/LCP-Nouvel-habillage-visuel-et-sonore-dès-le-30-sept-2019.mp4?_=4" /><a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/LCP-Nouvel-habillage-visuel-et-sonore-dès-le-30-sept-2019.mp4">https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/LCP-Nouvel-habillage-visuel-et-sonore-dès-le-30-sept-2019.mp4</a></video></div></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><span style="color: #800000;">« Il n’y avait pas de signature qui permettait de le dire, de l’incarner et de le porter »</span></p></blockquote>
<p><strong><em>Bonjour Bertrand Delais, merci de répondre à nos questions, Quel a été le déclic pour lancer cette nouvelle identité visuelle et sonore de LCP ?</em></strong></p>
<p><strong><em>Bertrand: </em></strong>L’ambition était simple : la chaîne était une marque qui existait de manière assez forte. En arrivant, j’ai découvert, assez étonnamment, que la chaîne avait une moyenne d’âge qui était entre 12 et 16 ans de moins que la plupart des chaînes publiques comparables en termes éditoriaux à ce que fait LCP. C’est-à-dire, Arte, France 5.</p>
<p>Donc, nous sommes un média jeune en termes de moyenne d’âge pour la télévision même si ce média s’adresse plutôt un public plus âgé et les gens ne le savent pas. Il n’y avait pas de signature qui permettait de le dire, de l’incarner et de le porter ; ce fut pour moi le premier élément.<br />
Par ailleurs, je pense que pour être audible, en étant la chaîne du parlement, notre but est de vendre, de plaider, de servir la démocratie parlementaire. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à un point de telle crispation dans la société que nous apparaissons comme la chaîne institutionnelle du parlement.</p>
<p>Immédiatement nous sommes inaudibles parce qu’il y a une partie du pays qui va « <em>fermer ses écoutilles</em> » si j’ose dire, et donc ma seconde ambition était de ne pas changer l’ADN premier de cette chaîne et de sa mission mais d’un point de vue formel d’accompagner une évolution pour la « <em>désinstitutionnaliser</em> ».</p>
<p>Pour cela, j’ai fait appel à <strong>Anne Caminade</strong> (la directrice artistique visuelle NDLR)  qui avait fait un travail assez haut de gamme à l’époque où elle avait fait l’habillage de Paris Première) et <strong>Wax Tailor</strong>. Ce que  j’aimais bien chez cet artiste, c’est que j’ai toujours trouvé qu’il s’agissait plus d&rsquo;un metteur en son qu’un compositeur à proprement parlé (sans aucune manière péjorative) mais au fond il travaille dans son processus de création en prenant des sons d’autres musiques, d’extraits de film, des bruits de ville,  et donc il fait une alchimie à partir de ces sons et je trouvais que c’était un beau symbole pour une chaîne qui se veut au cœur de la vie citoyenne où nous sommes en écho de tous les bruissements de la vie.</p>
<p>Et c’est d’ailleurs la feuille de route que je lui avais donné quand nous en avons parlé.</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong><em>Le choix de Wax Tailor s’est fait en amont ou après cette réflexion ?</em></strong></p>
<p><strong><em>Bertrand: </em></strong>Non dès que je suis arrivé j’avais déjà en tête ces éléments, et j’avais à la fois le nom d’Anne Caminade pour l’habillage graphique visuel, et le nom de Wax Tailor pour l’habillage sonore. Ma seule incertitude pour les deux, car nous sommes une chaîne modeste, était de savoir si mes envies pouvaient se conjuguer à mon budget&#8230; et cela a été le cas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Lorsque vous dites que vous avez cherché à desinstitutionnaliser, avez-vous également tenté de la rendre plus sociétale que politique ?<br />
</em></strong></p>
<p><strong><em>Bertrand: </em></strong>Oui et non. Oui, car à moment, nous avons pensé que LCP c’était La chaîne « <em>politique</em> » avec parfois même une communication autour de cela.<br />
Moi je pense que la chaîne du parlement, c’est la chaîne du parlement, mais que le parlement ce n’est pas que de la « <em>politique politicienne</em>« . C’est de la politique au sens de l’organisation de la vie de la cité; donc de l’ouverture au débat de société et des différentes questions qui traversent le collectif de la société française.</p>
<p>Mais je ne voulais pas qu’on appréhende la politique comme un objet non incarné, non enraciné dans le pays, comme un jeu d’intrigue de couloirs ou la succession de jeux d’échec. C’est quelque chose pour lequel j’ai toujours tenté de m’inscrire en faux, y compris dans mon passé de journaliste politique.  Il était donc assez normal que la réorientation que je tentais d’opérer sur la chaîne se fasse au cœur du parlement et s’ouvre davantage sur la société.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Dans la création de Wax Tailor, nous entendons en effet des échantillons de voix issus du parlement, mais également des « bruits » de ville. Est-ce  pour incarner les décisions qui sont prises afin de ramener de l’humain dans cette chaîne ?</strong> </em></p>
<p><strong><em>Bertrand: </em></strong>Exactement</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><span style="color: #800000;">« Je parie toujours sur l’intelligence des gens »</span></p></blockquote>
<p><strong><em>Compte tenu du fait que vous avez choisi cet artiste avec le parti-pris que vous aviez en tête,  y a-t-il eu beaucoup d’allers-retours sur cette création ?</em></strong></p>
<p><strong><em>Bertrand: </em></strong>Je suis quelqu’un de très respectueux des créateurs, je lui ai donné la feuille de route, et <strong>Ghislaine Chenu</strong>, la directrice des contenus, a ensuite pris le relais pour gérer les quelques ajustements logiques entre Wax Tailor et Anne Caminade qui devaient faire un pas l’un vers l’autre pour faire en sorte que leurs univers arrivent à se conjuguer. Mais, même là-dessus, je suis assez peu intervenu car je parie toujours sur l’intelligence des gens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Vous qui avez déjà réalisé plusieurs documentaires, vous savez que le son et l’image au cinéma forment un mariage fort en matière émotionnelle;  y a-t-il selon vous la même force à la télévision ou il s’agit d’un impact différent ?</strong> </em></p>
<p><strong><em>Bertrand: </em></strong>Aujourd’hui, nous sommes dans des modes de consommation de plus en plus passifs, par rapport à 20 ou 30 ans en arrière. Le téléspectateur est là mais peut pianoter sur son smartphone en même temps, ou manger.</p>
<p>Au fond tout cet environnement crée une forme de désacralisation de l’œuvre ou du contenu qu’il regarde. D’ailleurs je viens d’utiliser le mot <em>contenu</em>, et c’est intéressant de voir comment la sémantique a évolué parce que nous sommes passés du terme d’œuvres, à programmes, à contenus.</p>
<p>Au fond, si on regarde bien, c’est une dépréciation du vocabulaire dans l’objet que l’on regarde qui est à mettre en écho avec la désacralisation que porte le téléspectateur à ce qu’il regarde.</p>
<p>Pour la musique c’est pareil, j’ai en tête le travail de <strong>Brian Eno</strong> qui avait réalisé un travail autour des aéroports (music for airports); une musique que l’on entendait plus que l’on écoutait. Et pour revenir à la création de Wax Tailor, elle ne se situe pas dans la veine de Brian Eno, mais pas non plus dans l’œuvre d’un compositeur « classique ».</p>
<p><div style="width: 854px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-2556-5" width="854" height="480" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/Brian-Eno-Ambient-1-Music-for-Airports-Full-Album.mp4?_=5" /><a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/Brian-Eno-Ambient-1-Music-for-Airports-Full-Album.mp4">https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2019/12/Brian-Eno-Ambient-1-Music-for-Airports-Full-Album.mp4</a></video></div></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Avez-vous tenté d’être en rupture des codes de votre secteur au moment de cette création ?</em></strong></p>
<p><strong><em>Bertrand: </em></strong>En rupture des codes du secteur, non. Mais avec une exigence plus forte, oui.</p>
<p>Je pense qu’un des enjeux qui avait de l&rsquo;importance pour nous, petite chaîne de compléments afin d’exister, était d’upgrader l’offre éditoriale. Par conséquent l’habillage Wax Tailor/Anne Caminade participe de cela avec des partis pris exigeants. Car je persiste à penser que c’était notre seul levier de croissance, et les faits m’ont donné raison car l’année dernière avant même ce nouvel habillage la chaîne a progressé de plus de 10% d’audience.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><span style="color: #800000;">« Je fais le pari de la durée »</span></p></blockquote>
<p><strong><em>Dernière question, comment fait-on vivre cette nouvelle identité visuelle et sonore ? Selon vous, quand faudrait-il (ou pas) la modifier, l’adapter ou la changer ?</em></strong></p>
<p><strong><em>Bertrand: </em></strong>Une des raisons pour lesquelles, nous avons fait un habillage sonore sur les intertitres, les bandes annonces et quelques rares génériques d’émissions uniquement, c’est d’abord pour que l’habillage devienne et demeure une marque forte de la chaîne qui va supporter les programmes. En faisant ce service à minima, je fais le pari de la durée.</p>
<p><strong>Merci Bertrand Delais pour votre participation. La parole est désormais donnée à Wax Tailor.</strong></p>
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		<title>RENCONTRE AVEC SÉBASTIEN VABRE, Head of Synch &#8211; Publishing (Believe)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Sicard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 11:15:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[synchro]]></category>
		<category><![CDATA[synchronisation musicale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique. Pour cette première interview de l&#8217;année 2019, nous sommes allés à la rencontre de Sébastien Vabre, à la tête du pôle synchro chez Believe Publishing . &#160; # L’EDS &#8211; Bonjour Sébastien. Merci d’être là aujourd’hui. Peux-tu te présenter en quelques phrases [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique. </p>
<p>Pour cette première interview de l&rsquo;année 2019, nous sommes allés à la rencontre de Sébastien Vabre, à la tête du pôle synchro chez Believe Publishing .</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Bonjour Sébastien. Merci d’être là aujourd’hui.</p>
<p>Peux-tu te présenter en quelques phrases pour nos lecteurs s’il te plait ?<br />
Car lorsque l&rsquo;on regarde ton <a href="https://www.linkedin.com/in/sébastien-vabre-4306b718/" rel="noopener" target="_blank"><span style="color: #000080;">LinkedIn</span></a>, on voit que tu as aussi bien bossé en label/éditeur qu’en agence (au service musique et marques).</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> Bonjour !</p>
<p>En effet j&rsquo;ai commencé ma carrière professionnelle en 2009 chez l&rsquo;Editeur <strong>Blonde Music</strong>, à la Synchro et au Publishing. À l&rsquo;époque j&rsquo;ai débuté par un stage, qui a ensuite débouché sur un CDD.<br />
Après avoir passé 2 ans là-bas, je suis allé chez <strong>Discograph</strong>, toujours au même poste. Et, suite à cela, ils ont été rachetés par <strong>Harmonia MUNDI</strong>.<br />
J&rsquo;ai alors fait un petit passage à la <strong>SACEM</strong> de 6 mois. Et, je suis retourné travaillé à <strong>Harmonia Mundi</strong> pendant 2 ans.<br />
Puis je suis allé côté agence, chez <strong>Young &#038; Rubicam Paris</strong> en tant que music project manager.</p>
<p>L&rsquo;idée était de voir un peu tous les aspects de mon métier : aussi bien du côté éditeur, éditeur côté SACEM, que responsable Synchro et enfin la Synchro côté agence. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Peux-tu nous expliquer ton métier au sein des ces différentes structures ?</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> Alors côté label, tu réponds à des briefs, tu essaies de maximiser le catalogue qui est à ta disposition afin de le placer et le valoriser le plus possible.</p>
<p>Tandis qu&rsquo;en agence il y a un aspect publicitaire qui rentre en compte. Ainsi, il faut avoir un axe plus stratégique, trouver des musiques qui répondent à des demandes marketing ou aux demandes des clients et des créatifs. </p>
<p>C&rsquo;est bien différent du fonctionnement des labels et de la musique en général.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Et alors, quand tu es du côté label et que tu as une sortie d&rsquo;artiste est-ce que tu as des consignes comme quoi il faut placer en priorité les titres de ce nouvel EP/album ?</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> <em>(Rires)</em><br />
Alors, oui&#8230; oui et non.<br />
Car la synchro est un univers extrêmement aléatoire.<br />
C&rsquo;est très compliqué de se dire « <em>cet album il va sortir et je sais que je vais faire trois synchros là-dessus</em> » ou alors d&rsquo;imposer ses titres.</p>
<p>Après il y a ce mot que je n&rsquo;aime pas beaucoup, « <em><strong>synch friendly</strong></em> » et à quoi on pourrait apparenter à de la pop un peu édulcorée, avec une évolution dans le morceau qui plait toujours aux clients pour les reveals, etc.</p>
<p>Mais à mon sens, <strong>tous les titres peuvent-être potentiellement synchronisables</strong>. </p>
<p>L&rsquo;exemple type, c&rsquo;est la synchro de musique Gipsy composée pour Préparation H, un médicament contre les hémorroïdes. Ou encore la pub panzani avec les gipsy kings. Récemment on a aussi vu une synchro metal sur une pub Citroën.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/55XuGa6Cr7s" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Par contre, il est vrai que sur certains albums, tu sens quand il y a plus de potentiel synchro que d&rsquo;autres.</p>
<p>Quand j&rsquo;ai écouté l&rsquo;album de <strong>The Blaze</strong> par exemple, même si je ne pouvais pas le garantir à mes boss, j&rsquo;avais tout de même le pressentiment que, sur pratiquement tous les titres, je pourrais faire une synchro.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Quand on bosse en tant que Music Project Manager en agence, quelles sont les principales qualités à avoir ? Et en label ?</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> Alors quand on bosse côté label, faut bien connaitre son back catalogue.<br />
Et côté agence, il faut bien connaitre les us et coutumes de la pub ainsi que le fonctionnement des agences.</p>
<p>Également, et non des moindres, savoir se mettre à la place du côté des clients qui, bien souvent, ne s&rsquo;y connaissent pas très bien en musique. Il faut donc essayer de leur expliquer avec des mots simples et qui leur parlent, les choix de musiques, etc. </p>
<p>En effet lors de mon expérience en Agence, j&rsquo;ai remarqué que cela pouvait être bien compliqué lorsque l&rsquo;on n&rsquo;a pas le même vocabulaire.  J&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs été confronté à des choses assez improbables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Par exemple ?</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> Par exemple, une fois j&rsquo;ai fait écouté du <strong>Phoenix</strong> à des clients. Et là, ils m&rsquo;ont répondu « <em>on trouve ça trop techno</em>« . </p>
<p>Aussi, tu peux faire écouter une instru avec des pianos, et ils pensent que c&rsquo;est des trompettes&#8230; </p>
<p>Pour en revenir aux qualités en Agence, comme on travaille toujours à flux tendu étant donné que le sujet musique arrive souvent tard ou en fin de production et que tu travailles toujours dans l&rsquo;urgence (autrement dit dans le stress et avec les dead lines), il faut savoir être patient et gérer le stress. </p>
<p>Pour finir, l&rsquo;une des qualités fondamentales du métier c&rsquo;est d&rsquo;avoir <strong>une bonne culture musicale</strong>. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; À regarder le catalogue de Believe de plus près, avec M83, The Blaze, Darius, etc., on se dit qu’il y a certains catalogues moins difficile à placer, comme tu le disais si justement un peu plus tôt. </p>
<p>Quel est le ou les artiste(s) le(s) plus « synchronisable(s) » chez vous ?</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> Et bien tu viens de les citer.<br />
Alors nous, on a trois grands catalogues. Trois labels on va dire. </p>
<p>On a <strong>Naïve</strong>, que nous avons racheté il y a deux ans avec son catalogue historique; aussi bien en pop qu&rsquo;en jazz ou qu&rsquo;en classique.<br />
Nous avons les artistes <strong>All Points</strong>. Dans lesquels on retrouve Camp Claude, Anna Leone, Björk, etc.<br />
Puis enfin ceux d&rsquo;<strong>Animal 63</strong>, le label qu&rsquo;on a créé avec <strong>Savoir Faire</strong> et dans lequel il y a The Blaze, Johan Papaconstantino (qui vient de sortir son nouvel EP), Darius, Myth Syzer etc. </p>
<p>D&rsquo;ailleurs, pour en revenir avec The Blaze, et notamment du fait que leur musique soit en adéquation avec les clips et les visuels qu&rsquo;ils sortent, il arrive bien souvent que la musique référence des créatifs des agences soit la leur. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Alors, justement, lorsque tu as un brief tu vas forcément caser un The Blaze ou un M83, même si cela n&rsquo;est pas la demande initiale. </em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> Ah bah non.<br />
Comme j&rsquo;ai bossé en agence, je ne vais pas faire perdre le temps des gens en agence en leur envoyant des titres qui n&rsquo;ont pas de rapport avec la demande initiale. Par contre, l&rsquo;idée est de vraiment bien comprendre le brief et de proposer des titres cohérents.  </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Certains labels organisent des séminaires pour artistes, où l’idée est de leur apprendre à composer de la musique à l’image.<br />
De votre côté, faîtes vous ce genre d’atelier ?</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> Pour l&rsquo;instant non, car nous n&rsquo;avons pas à ce jour un catalogue en édition assez conséquent pour faire ce genre de chose.<br />
Mais pourquoi pas à l&rsquo;avenir si on commence à étoffer le catalogue.<br />
C&rsquo;est un super truc à faire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Quelle est la chose la plus folle que tu aies vu dans ton métier ?</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> Alors j&rsquo;en ai une qui me vient en tête là tout de suite.<br />
Je ne pourrai malheureusement pas citer le nom de l&rsquo;artiste.</p>
<p>Mais en gros, j&rsquo;étais en stage.<br />
Et j&rsquo;ai du aller lui faire signer en urgence un contrat de synchro afin que le deal se fasse, alors qu&rsquo;elle était à la maternité et qu&rsquo;elle allait accoucher.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Vois-tu une évolution positive (ou négative) dans le secteur de la musique à l’image ?<br />
Et si oui, laquelle ?</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> La pub est un peu le reflet de la musique, de ce qui marche.<br />
Souvent les annonceurs veulent des titres connus et qui font vendre leurs produits. </p>
<p>Je vois que la musique électronique prend une place plus importante.</p>
<p>Puis y a aussi le retour de la chanson française dans la pub, ce qui peut-être une super chose pour tous les newcomers qui chantent en français.<br />
Le bon exemple est la pub Intermarché.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/EpIXcE8bnZQ" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Et alors, la chantons française. Tu penses que c&rsquo;est seulement en France ou tu penses que ça peut s&rsquo;internationaliser ?</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> Les quelques titres que j&rsquo;ai en chansons françaises, sont utilisés à l&rsquo;étranger &#8211; par exemple sur des séries Netflix.</p>
<p>J&rsquo;ai vraiment l&rsquo;impression que la chantons française rayonne pas mal dans le monde. Notamment aux States.</p>
<p>Au sujet de la musique urbaine aussi il y a une évolution.<br />
Par exemple, on voit aux States qu&rsquo;elle est de plus en plus utilisée.<br />
En France aussi d&rsquo;ailleurs. On peut voir de plus en plus de musiques trap être utilisées en pub.<br />
Je pense que cette dernière à toute sa place.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Sur quels produits tu verrais de la musique trap toi ?</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> Toutes les marques, tous les produits où il est possible de prendre des risques.<br />
Bien sûr tout dépend des images, du film proposés.<br />
Le luxe, les voitures, etc. </p>
<p>Au contraire, tout ce qui est food, etc. c&rsquo;est plus compliqué de prendre des risques. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Quel est le projet dont tu sois le plus fier ?</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong> Question compliquée&#8230;<br />
Alors oui, je sais !<br />
C&rsquo;est assez récent. C&rsquo;est chez Believe. </p>
<p>C&rsquo;est pas un énorme truc. Mais c&rsquo;est surtout le fait que j&rsquo;ai réussi à placer un titre pas encore sorti, d&rsquo;une artiste peu connue.<br />
Lorsque j&rsquo;ai vu le film publicitaire, j&rsquo;ai tout de suite vu que le titre allait fonctionner<br />
Je remercie d&rsquo;ailleurs l&rsquo;agence (TBWA) et les clients de m&rsquo;avoir fait confiance sur ce coup.<br />
Il s&rsquo;agit d&rsquo;une pub McDonald avec un titre d&rsquo;Anna Leone. </p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/fp9-QWz4G-w" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>On peut dire qu&rsquo;on aide aussi les artistes en développement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Enfin pour terminer, si tu devais choisir 5 titres. Genre, ceux que tu pourrais écouter jusqu’à la fin de ta vie en boucle, quels seraient-ils ?</em></strong></h4>
<p><strong>Sébastien-</strong><br />
<strong>Aphex Twin &#8211; Windowlicker</strong><br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/iZ8sZXFN6jc" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe><br />
&nbsp;<br />
<strong>Dr Dre &#8211; XXplosive</strong><br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QagknwNl6Q4" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe><br />
&nbsp;<br />
<strong>Change &#8211; Heaven of my life</strong><br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/DygZrQv1kOY" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe><br />
&nbsp;<br />
<strong>PNL &#8211; Onizuka</strong><br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/zl56DFlI65s" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe><br />
&nbsp;<br />
<strong>Pino D’angio &#8211; Me quale Idea</strong><br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Gwc45CiqK68" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Merci Sébastien ! Et à très vite !</em></strong></h4>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>RENCONTRE AVEC SUPERJAVA, LA DERNIÈRE PÉPITE CITROËN</title>
		<link>https://lecume-des-sons.com/rencontre-superjava-derniere-pepite-citroen/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Sicard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jun 2018 18:40:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Citroën]]></category>
		<category><![CDATA[groupe de musique]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique. Dans le cadre de notre étude sur la stratégie musicale et sonore de Citroën, nous sommes allés à la rencontre du groupe Superjava, dernier en date à être rentré dans l&#8217;écurie Citroën avec le véhicule C4 CACTUS. &#160; # L’EDS &#8211; Bonjour [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique.<br />
Dans le cadre de notre étude sur la stratégie musicale et sonore de Citroën, nous sommes allés à la rencontre du groupe Superjava, dernier en date à être rentré dans l&rsquo;écurie Citroën avec le véhicule C4 CACTUS.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Bonjour les Superjavers.<br />
Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.</p>
<p>Commençons par les présentations. Pouvez-vous, en quelques phrases, vous présenter et nous raconter vos parcours respectifs ?</em></strong></h4>
<p><strong>SUPERJAVA-</strong>Alors Superjava c’est la rencontre d’Archi et d’Alex au Berklee College of Music puis d’Arnaud qui fait de la musique à l’image à Paris. Ca fait un peu plus de deux ans qu’on met nos trois énergies en commun pour faire grandir Superjava.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Le mois dernier, l’agence Start-Rec nous parlait des partenariats que mène Citroën avec des artistes français en devenir.<br />
Vous même avez signé un deal avec Citroën sur la C4 Cactus, dont la pub est sortie en mars dernier.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/6qpovvQMaG4" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Que pouvez-nous nous dire sur ce partenariat ?</em></strong></h4>
<p><strong>SUPERJAVA-</strong>C’est un partenariat qui s’est décidé l’été dernier et qui a commencé à se concrétiser depuis janvier (avec le sortie télé de la pub Citroën C4 cactus où on peut entendre notre track All in All). </p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/pj02b2-iHFM" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p>En parallèle on a accompagné la sortie de la voiture sur internet mais aussi en live le jour où elle a été dévoilé au public et à la presse !<br />
&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; D’ailleurs, on a remarqué que votre titre « All in All » est également synchronisé sur une campagne Brésil / Argentine pour la C4 Lounge. Le nombre de vues sur la pub YouTube est considérable (+ de 10K vues en seulement 2 mois) ! Et le nombre de commentaires mentionnant votre musique l’est tout aussi. 10 millions pas 10K</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/i_9vJRqO5Nc" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p>L’occasion pour vous de vous internationaliser en Amérique Latine ?</em></strong></h4>
<p><strong>SUPERJAVA-</strong>En fait au Brésil et en Argentine, le spot est différent.<br />
Il n’y a pas de voix off et les images son plus « contemplatives », ce qui laisse énormément de place à la musique.<br />
Cela a été hyper bénéfique pour nous car on reçoit énormément de messages d’Amérique du Sud depuis.<br />
Beaucoup de personnes qui demandent à nous voir en live aussi ! D&rsquo;ailleurs, on est en train de mettre ça en place avec notre manager (avec l’aide du Bureau export) et on espère pouvoir partir jouer là-bas le plus vite possible, car c’est vrai qu’il y a un réel engouement autour de nous grâce à ce spot Citroën !<br />
&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Des centaines de milliers de groupes / artistes rêvent de l’opportunité d’une synchro pub pour faire décoller leur projet. Quelles sont les choses à mettre en place pour optimiser au mieux la sortie de cette dernière et surfer sur le succès ?</em></strong></h4>
<p><strong>SUPERJAVA-</strong>Il n’y pas de recette qui marche à tous les coups&#8230; mais disons que l’idée pour nous était d’avoir une forte actu au moment de la diffusion de la pub, pour que toutes les personnes qui ont pu nous découvrir via Shazam ou autres au travers du spot aient quelque chose à se mettre sous la dent.</p>
<p>Nous on a simplement fait en sorte de sortir le clip de la chanson qui était synchronisée au même moment que la diffusion et on a enchaîné quelques semaines après avec la sortie de notre EP.<br />
Et c’est vrai qu’on ressent les effets positifs de la synchro sur tous les titres du coup, pas uniquement All in All.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; À l’Écume des Sons, on aime bien répéter qu’il est important que les artistes et les marques qui collaborent ensemble soient en concordance afin de garder une certaine cohérence.</p>
<p>En quoi vous, vous vous sentez-vous proche de la marque (en terme d’image, de positionnement, etc.) ?</em></strong></h4>
<p><strong>SUPERJAVA-</strong>C’est vrai que Citroën et Superjava ça marche plutôt bien ensemble. En fait je pense que le rapprochement s’est fait naturellement.<br />
En parlant plutôt des idées qu’on veut porter dans notre musique, Superjava, c’est autour de la fête, du partage, de la simplicité, du feelgood. Ce sont des valeurs qu’on retrouve dans les spots Citroën.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Et de manière générale, que pensez-vous des collaborations artistes-marques ?</em></strong></h4>
<p><strong>SUPERJAVA-</strong>Comme une opportunité pour les deux évidemment.<br />
Pour le côté artiste, cela peut offrir énormément d’exposition dans un premier temps&#8230; ce qui est l’objectif numéro 1 des artistes en développement.<br />
Ensuite parfois, ça peut permettre de gagner un peu de monétisation; ce qui n’est vraiment pas négligeable quand on développe un groupe dans ses premières années pour financer des clips, de la promo, des concerts etc….</p>
<p>Pour les marques, il s’agit à mon avis de trouver des portes paroles cohérent avec les messages qu’elles veulent véhiculer. Un artiste par définition s’expose ou expose son art. Les chanteurs encore plus se mettent en scène. Pour notre exemple (Citroën qui s’associe avec de jeunes groupes), cela génère énormément de sympathie pour la marque et ça la reconnecte avec un public plus jeune aussi. Citroën vendra des voitures avec ou sans nous ce n’est pas l’enjeu mais ils viennent nous chercher pour être plus qu’un simple vendeur de voitures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Un exemple de collaboration réussie ?</em></strong></h4>
<p><strong>SUPERJAVA-</strong>Citroën est un très bon exemple pour leurs collaborations avec Part time Friends, Blow ou nous ! Sinon l’an dernier on a également synchronisé un titre avec Greenroom ce qui nous a donner énormément d’exposition car le titre et la pub sont diffusés dans beaucoup de lieux de concerts comme l’AccorHotels Arena ou les festivals d’été.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/SUCFXtoR_mU" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Au niveau de vos actus, quelles sont les prochaines étapes ?</em></strong></h4>
<p><strong>SUPERJAVA-</strong>Notre release party à lieu ce vendredi (15 juin) à la Boule Noire avec nos amis <strong><a href="https://www.facebook.com/whymud/?ref=br_rs" target="_blank"><span style="color: #000080;">Why Mud</span></a></strong> et <strong><a href="https://www.facebook.com/maxcazmusic/" target="_blank"><span style="color: #000080;">Max Caz</span></a></strong> . Sinon, on compose déjà les prochains titres qu’on va enregistrer cet été pour sortir un nouveau disque rapidement. Et espérons une tournée en Amérique du sud dans les mois à venir !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Merci d’avoir répondu à nos questions ! À très vite ! </em></strong></h4>
<p>&nbsp;<br />
Retrouvez Superjava sur :<br />
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<p><em>© Photo couverture : RAISONANCE </em></p>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
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		<title>Rencontre avec Alex Jaffray et Domitille Mahieux, en charge de la stratégie sonore Citroën</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Luigi Andriano]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2018 00:20:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Citroën]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[Identité sonore]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[marketing musical]]></category>
		<category><![CDATA[synchronisation musicale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique. Dans le cadre de notre étude sur la stratégie musicale et sonore de Citroën, nous sommes allés à la rencontre de Alex Jaffray et Domitille Mahieux, à la tête de l&#8217;agence sonore Start-Rec qui est en charge de l&#8217;univers musical Citroën. &#160; [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique.<br />
Dans le cadre de notre étude sur la stratégie musicale et sonore de Citroën, nous sommes allés à la rencontre de Alex Jaffray et Domitille Mahieux, à la tête de l&rsquo;agence sonore Start-Rec qui est en charge de l&rsquo;univers musical Citroën.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Bonjour Alex et Domitille.<br />
Merci d’avoir répondu présents à notre invitation. </p>
<p>Pouvez-vous en quelques mots vous présenter à nos lecteurs et nous raconter vos parcours respectifs et comment vous en êtes venu à vous rencontrer?</em></strong></h4>
<p><strong>DOMITILLE &#8211;</strong> Bonjour.<br />
Alors moi j&rsquo;ai réalisé une formation en création industrielle et arts appliqués. Ensuite, je me suis réorientée vers l&rsquo;information et la communication.<br />
C&rsquo;est dans ce cadre là que j&rsquo;ai rencontré Alex, par le biais d&rsquo;un stage à Télématin. Puis, lorsqu&rsquo;il a eu l&rsquo;idée de monter Start-Rec, il m&rsquo;a proposé de développer la production. Voilà 15 ans qu&rsquo;on développe la société ensemble.</p>
<p><strong>ALEX &#8211;</strong> Bonjour.<br />
Pour ma part, j&rsquo;ai passé un DUG en science et structure de la matière (qui n&rsquo;existe plus aujourd&rsquo;hui). Toutefois, j&rsquo;ai toujours fait de la musique en parallèle, avec cette envie de vouloir faire de la musique à l&rsquo;image.<br />
J&rsquo;ai donc commencé par faire ça tout seul, avant de monter Start-Rec avec Gilles et Domitille. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Depuis 2015 vous êtes l’agence de conseil en stratégie et production sonore du constructeur automobile français Citroën.<br />
Parlons donc de stratégie marketing musical et sonore.</p>
<p>Lorsque l’on s’attarde sur les recettes publicitaires des médias français, on constate que le secteur Auto est le deuxième plus gros annonceurs. On imagine alors très bien le contexte concurrentiel qu’il y a derrière…</p>
<p>Comment la musique (synchro), le son (design sonore / logo sonore) peuvent-ils participer à la distinction d’une marque à une autre, dans un flot de prise de parole aussi dense ?</em></strong></h4>
<p><strong>DOMITILLE &#8211;</strong> Notre travail a été de trouver des éléments différenciants des autres annonceurs dans l’Auto.<br />
Avant ils parlaient tous d’une même voix sur des aspirations technologiques.<br />
Conjointement à cela, il se trouve que Citroën s&rsquo;est repositionné sur son image, en véhiculant une image plus lifestyle.Du coup on les a accompagné pour retranscrire de manière sonore ce que je pouvais être l’Humain dans ce secteur.</p>
<p><strong>ALEX &#8211;</strong> Puis ce qui fait la différence aussi, c&rsquo;est que nous sommes repartis de l&rsquo;idée de départ qui est issue du mot « audiovisuel ». Dans « audiovisuel » le terme « audio » vient en premier. Donc la musique. </p>
<p><strong>DOMITILLE &#8211;</strong> Le positionnement sur tout le son de Citroën est très fort. Tout est décidé en amont des créations.<br />
Il fallait déconnecter la musique en tant que simple élément illustratif pour lui redonner une place en tant qu&rsquo;élément marketing structurel et global; et ce sur toute la communication de la marque.<br />
Nous avons construit le territoire sonore de la marque qui permet d’avoir un choix très cohérent musicalement et de ne plus avoir de disparité entre tels ou tels films. Ici, c’est le client qui est maitre de son image en étant au commande de ces choix là.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Au niveau de la signature sonore.<br />
Pouvez-vous nous remettre dans le contexte de la création et de ses objectifs ?</p>
<p>Vous avez choisi de faire émerger une voix dans cette création, là ou d’autres marques restent sur du sound design. Pourquoi ce choix ?</p>
<p>Là ou d’autres marques, restent sur une approche fonctionnel (bruit de métal, sound design) vous arrivez avec une approche plutôt musicale ? Là aussi pourquoi ce parti pris ?<br />
</em></strong></h4>
<p><strong>ALEX &#8211;</strong> Il faut se dire que leur nouvelle signature « <em>Inspired by you</em> » remet les consommateurs au centre de la communication Citroen. Il était donc important de replacer l&rsquo;Humain au centre de cette nouvelle signature sonore. </p>
<p>Ce qui a guidé toute la création.<br />
Nous avons décidé de ne pas mettre de sound design mais une voix; et ce afin de différencier Citroën des autres constructeurs automobiles.</p>
<p>De plus, il faut savoir que ce qui est le plus fédérateur et le plus partagé de nos jours, ce sont les chansons. C&rsquo;est pour cela que l&rsquo;on a voulu écrire un vrai morceau, telle une chanson. Du coup, nous avons pensé et créé la signature sonore de Citroën dans sa longueur. Avec une aspect très humain, très dynamique et très joyfull.</p>
<p><strong>DOMITILLE &#8211;</strong>&#8211; D&rsquo;autre part, l&rsquo;histoire de Citroën a toujours été parsemée de partenariat musicaux (julien Clerc, Alain Bashung, Grace Jones, etc.)</p>
<p>Historiquement, il y a toujours eu des associations iconiques entre la marque et des artistes. On a donc voulu recréer cela dans la nouvelle histoire musicale de Citroën.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Vous avez donc redéfini l’ensemble de son territoire sonore et musical, en passant par la création d’une nouvelle signature sonore et en instaurant une stratégie de marketing musical fort (avec la collaboration avec de jeunes groupes français en développement, sur le long terme).</em></strong></h4>
<p><strong>DOMITILLE &#8211;</strong>Alors oui, Citroën travaille avec des artistes français en devenir. Il y a eu un choix très fort d&rsquo;accompagner la création française par Citroën. </p>
<p>Nous, notre rôle est de les accompagner sur ces choix, dans le territoire sonore défini avec eux.<br />
Et c&rsquo;est un véritable partenariat global gagnant-gagnant qui se crée là entre la marque et les artistes. La collaboration ne s&rsquo;arrête pas seulement à une synchro pub. Il y a également des Lives et un vrai partenariat en 360°. </p>
<p>La marque se détache de l&rsquo;image de jukebox musical (où l&rsquo;on passe d&rsquo;un artiste à l&rsquo;autre, sans lien entre les musiques, ni les groupes). Et là, les artistes suivent le produit de son lancement presse à son lancement commercial.  Cela laisse donc une période de 18 mois au groupe pour se structurer et mettre en place une démarche marketing conjointement au lancement marketing du véhicule.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Donc si on résume bien, le titre choisi (d’un artiste en particulier) va suivre tout le lancement commercial d’un véhicule donné : de sa révélation publique et presse, à la sortie des spots publicitaires. Le titre va donc accompagner ce même véhicule pendant 18 mois sur plusieurs points de contacts donnés (aussi bien en virtuel, avec les spots TV, les films presse, etc. qu’en réel, avec les Lives).</em></strong></h4>
<p><strong>DOMITILLE &#8211;</strong>Oui, c&rsquo;est ça. Et ce qui est bien aussi c&rsquo;est qu&rsquo;une fois un partenariat engagé, certains deals peuvent se poursuivirent (ex. : Part Time Friends). Ce qui est un nouveau signal fort de la marque dans son engagement.</p>
<p><strong>C3 – Part Time Friends &#8211; « Here We Are » (2017)</strong><br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/F6U5HXuH6wI" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>C3 – Part Time Friends &#8211; « Streets ans Stories » (2018)</strong> &#8211; <em>Pub pas encore sortie</em><br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Tz_t5_xx3QQ" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Pour prendre l&rsquo;exemple de <a href="https://www.facebook.com/theparttimefriends/" target="_blank"><span style="color: #a82f3a;"><strong>Part Time Friends</strong></span></a>, une fois la 1ère collaboration terminée, nous sommes repartis sur une autre collaboration de 18 mois pour une nouvelle campagne de plusieurs spots.<br />
D&rsquo;ailleurs, le nouveau titre utilisé est un titre de leur nouvel album. Il y a donc à nouveau une stratégie conjointe de lancement des deux projets, qui s&rsquo;accompagnent et se nourrissent ensemble. </p>
<p>Enfin, il y a également la possibilité à certains groupes d&rsquo;être activé dans d&rsquo;autres pays.<br />
Par exemple, l&rsquo;année dernière, c&rsquo;était le groupe <a href="https://www.facebook.com/wearemehari/" target="_blank"><span style="color: #a82f3a;"><strong>Mehari</strong></span></a> qui avait été choisi pour une campagne Chine, avec des pubs TV et digitales ainsi que deux Lives sur place.</p>
<p>Parti Time Friends, dont la campagne était mondiale, avait pu se rendre au Japon pour un concert sur place. Ils en avaient profité pour tourner le clip « Street And Stories » sur place. Titre synchronisé sur la nouvelle campagne C3 depuis. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Pourquoi Citroën n’ont-ils pas poussé la stratégie encore plus loin, en maximalisant la collaboration artiste-marque après le lancement du véhicule ?<br />
En passant par des choses très basiques, comme par exemple la possibilité de faire gagner des places de concert du groupe ; et pourquoi pas essayer de pousser plus loin…</em></strong></h4>
<p><strong>DOMITILLE &#8211;</strong>Avoir ce genre de partenariat est une vraie vitrine pour le groupe. Certains managers nous disent que cela a permis de faire gagner des années de développement au groupe, en terme de notoriété, de potentiel de négociation avec l’intérêt soudain de maisons de disque, de radios, etc.</p>
<p>Disons que Citroën donne l’input et c’est aux groupes de saisir l’opportunité&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Au niveau de la collaboration avec de jeunes groupes en devenir, n’était-ce pas un pari risqué ?</p>
<p>Quand on regarde ce qu’il se passe sur le marché publicitaire (automobile ou pas), il est très rare que les annonceurs synchronisent des musiques peu/ou pas connues et qu’ils en fassent le fil conducteur de toute leur communication produit. D’habitude, on a plus l’habitude d’entendre des hits plus ou moins populaires, d’artistes plus ou moins en vogue.</em></strong></h4>
<p><strong>DOMITILLE &#8211;</strong>Oui, totalement !<br />
C&rsquo;est un parti risqué pour la marque d&rsquo;avoir une position crédible là-dedans et surtout, de l&rsquo;assumer. Il est également difficile d&rsquo;avoir le nez fin et de se positionner en tant que dénicheur de talents et, surtout, d&rsquo;apporter une offre cohérente. </p>
<p>Heureusement, le Directeur Marketing Monde a une vraie vision de la marque et des groupes qui, musicalement, sont piles dans le positionnement de celle-ci.</p>
<p>À chaque fois, dans chaque partenariat, l&rsquo;écriture de la bande son est profonde et réfléchie. </p>
<p>De plus, il y a aussi un bénéfice à travailler avec de jeunes artistes. Cela permet plus plus d’échange, de souplesse, d’implication dans la durée (les groupes confirmés n’ayant plus ce temps). Ce positionnement permet aussi de réduire les coûts sur d’aussi grosses campagnes. Dans un contexte ou les consommateurs souhaitent des marques plus responsables, c’est plutôt pertinent. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Comment voyez-vous la suite de l’aventure avec Citroën ? Quelles sont les choses que vous aimeriez mettre en place encore ?</em></strong></h4>
<p><strong>DOMITILLE &#8211;</strong>Citroën est une marque très inspirante ! Je pense qu&rsquo;on a encore beaucoup de choses à faire avec eux. Et nous sommes très heureux de les accompagner; encore plus en ce moment, avec ce nouveau positionnement dont on se sent très proches.</p>
<p><strong>ALEX &#8211;</strong>Moi j&rsquo;aimerais bien que les groupes soient encore plus en amont dans la création. Par exemple, on pourrait faire une composition originale avec un groupe français déjà connu et validé par la marque. Ce serait une création sur mesure et de toute pièce.</p>
<p>L’effet miroir la dynamique qu’on a mis en place.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Merci d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !<br />
À très vite.</em></strong></h4>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Rencontre avec Vrej Minassian qui nous parle de la stratégie sonore d’Orange, d’Aznavour et de NTM entre autres…</title>
		<link>https://lecume-des-sons.com/rencontre-avec-vrej-minassian/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Luigi Andriano]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2018 10:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Annonceurs]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[Identité de marque]]></category>
		<category><![CDATA[Identité musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Identité sonore]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les marques font souvent appel à des agences pour la création de leur identité sonore. Ce n’est pas le cas d’Orange qui a décidé de gérer en interne la production et l’édition de son design musical. Une stratégie différenciante, derrière laquelle se cache Vrej Minassian, le Monsieur musique d’Orange,  qui a bien voulu répondre à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les marques font souvent appel à des agences pour la création de leur identité sonore. Ce n’est pas le cas d’Orange qui a décidé de gérer en interne la production et l’édition de son design musical.<br />
Une stratégie différenciante, derrière laquelle se cache Vrej Minassian, le Monsieur musique d’Orange,  qui a bien voulu répondre à nos questions.</p>
<h4><em><strong>Bonjour Vrej, peux-tu nous résumer ton parcours ?</strong></em></h4>
<p>Je suis diplômé du <span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="http://www.celsa.fr/" target="_blank">Celsa</a></span>, option « Marketing et Publicité ».  Après quelques années dans le monde de l’édition littéraire et des cabinets de sémiologie et d’études qualitatives, j’ai été engagé par EMI Music en 1993 où j’ai passé 3-4 ans comme chef de produit (Charles Aznavour, Daniel Chenevez, Soon E MC, mais aussi le fond de catalogue, Edith Piaf, Charles Trenet, Mike Brant, Julien Clerc, …) ; j’ai ensuite poursuivi mon parcours au sein du label Epic chez Sony Music où j’occupais le poste de Directeur Marketing et Image au Catalogue Local. J’avais alors dans mon roster des artistes aussi variés que NTM, Pascal Obispo, Tété, Ridan, Benjamin Diamond, Patrick Fiori, Malia, La Grande Sophie, Pleymo…<br />
En juin 2003, j&rsquo;ai quitté Sony Music pour monter ma boite de conseils, Persona Non Grata. J’ai alors goûté pendant 7 ans les plaisirs de l’indépendance en travaillant uniquement sur des projets que j’aimais : le label IV My People de Kool Shen, Lickshot Entertainment (le management de JoeyStarr et du label BOSS, de Tété, Etienne de Crécy, Dax Rider, Matt, Lady Laistee…). J&rsquo;ai commencé aussi à travailler en dehors de la musique : le jeu vidéo, le cinéma, les telco, l’internet et les mondes virtuels ; notamment le projet transmedia Black Mamba et la plateforme de streaming d’Orange, WorMee.<br />
A la fin de ma mission sur WorMee, en juillet 2010, je suis entré chez Orange à la Direction de la Marque comme Music Brand Manager. En charge dans un premier temps de la création de l’identité sonore de la marque Orange, j&rsquo;ai été amené à gérer, en transversal, pour l’ensemble du Groupe, tout ce qui touche à la musique, au son, aux voix que ce soit en publicité, en communication institutionnelle, en communication interne, … dans la relation client (centre d’appels, points de vente), ou bien encore dans l’expérience produit (sound design), etc.</p>
<h4><em><strong>Quel est ton job actuellement ?</strong></em></h4>
<p>Je suis à la Direction de la Marque au niveau du Corporate, en transverse entre la Direction de la Publicité et la Direction de l’Identité de la Marque. Je travaille aussi bien pour Orange France, qui est le navire amiral du Groupe, que pour les 24 filiales à l’international. J’interviens également sur les sujets musique pour Orange Business Service (Orange au service des entreprises), pour Orange Studio (la filiale cinéma), Orange Bank (la filiale banque), ou encore Parnasse (la filiale Haut de Gamme d’Orange). Mon périmètre est assez large : stratégie et identité de marque, recherche et recommandation musicale, négociations et contractualisations des synchros publicitaires en collaboration étroite avec une direction juridique dédiée, production musicale, édition musicale, conseils, propositions de solutions techniques pour les équipes de com’, mutualisation, programmation musicale, …<br />
Ma mission véritable est finalement de remettre la musique au cœur de la marque en gardant toujours à l’esprit une quête de cohérence sur l’ensemble du Groupe tout en tenant compte des spécificités locales. Ce qui n’est pas toujours simple.<br />
Il y a donc au préalable un gros travail de sensibilisation à la musique et à sa portée ; et plus largement d’ailleurs aux caractéristiques très particulières du son. Si on considère que le management d’une marque repose sur la gestion des émotions qu’elle suscite à travers son expression, on comprend rapidement l’importance de la musique qui reste justement le principal vecteur de nos émotions.<br />
Concrètement, j’ai défini un territoire musical pour la marque Orange, des guidelines sur l’identité sonore qu’il a fallu produire, revu la gestion des synchros publicitaires pour Orange et Sosh, et plus globalement les process liés à la musique dans la publicité. J’ai également apporté à nos équipes de communication de nouveaux outils liés à la musique; j’ai constitué et animé une équipe d’experts pour la programmation d’un flux musical original dans les boutiques Orange, réactivé nos éditions Orange Editions, etc.<br />
J’en ai fait quasiment autant pour Parnasse, Orange Bank, Orange Studio.</p>
<blockquote><p>« Définir une identité sonore de marque ne se limite pas à un logo sonore mais surtout, et au préalable, à un territoire de marque. »</p></blockquote>
<h4><em><strong>Peux-tu nous raconter l’histoire de la création de l’identité sonore d’Orange ? </strong></em></h4>
<p>Orange a lancé une réflexion sur son identité sonore en 2011. Le challenge était d’imaginer une musique de marque qui pouvait non seulement se décliner avantageusement à travers le Groupe et les différents pays où Orange est implanté, mais aussi s’adapter à tous les besoins de l’entreprise qui sont multiples (signature sonore, musique d’attente, communication interne, externe, institutionnelle, sons fonctionnels, in-store music design, &#8230;). Car définir une identité sonore de marque ne se limite pas à un logo sonore mais surtout, et au préalable, à un territoire de marque.<br />
En ce qui concerne le titre « Sudden Dreams » de Sophie Hunger, qui est aujourd’hui la musique officielle de la marque Orange depuis 2013, il est le résultat d’une consultation qui regroupait plusieurs artistes. Ces artistes ont été choisis en fonction de ce qu’ils créaient déjà pour eux. C’est-à-dire qu’avant de solliciter le moindre compositeur, nous avons essayé de définir par des mots ce qui nous semblait le mieux correspondre d’un point de vue musical et sonore à la perception que nous voulions pour la marque Orange et ce, en adéquation avec ses objectifs de branding. Et parler de musique n’est pas aisé. C’est là que certaines lectures nous ont été très utiles : Jankélévitch, Adorno, Sacks entre autres et dans des domaines différents ont été passionnants et riches d’enseignements. A partir de là, dans des registres musicaux différents, nous avons short-listés quelques artistes que nous considérions raccords avec ce que nous cherchions (Chassol, Whitest Boy Alive, Chloé, …). La proposition de Sophie Hunger s’est rapidement dégagée. La Direction de la Communication nous a donné le feu vert pour produire le titre et en extraire un logo sonore dans différentes versions ; puis, dans un deuxième temps nous avons sollicité d’autres artistes pour produire des arrangements du titre « Sudden Dreams » pour nos filiales et nos services. « Sudden Dreams » existe aujourd’hui en 12 versions : ouest-africaine, est-africaine, arabe, classique, électro, rock&#8230; plus celles que nous avons déclinées pour Orange Studio et Orange Bank.<br />
Nous sommes producteur de tous ces enregistrements et éditeurs de l’œuvre. Au-delà des avantages en termes de cohérence et de gestion de la marque, ce process nous permet également d’économiser certaines dépenses liées à la musique et même de générer des revenus pour le plus grand bien de notre société d’édition Orange Editions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger.jpg"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-1996" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger.jpg" alt="sophie-hunger" width="1280" height="720" srcset="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger.jpg 1280w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger-300x169.jpg 300w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger-768x432.jpg 768w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger-1024x576.jpg 1024w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger-24x14.jpg 24w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger-36x20.jpg 36w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger-48x27.jpg 48w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></a></p>
<p>A écouter ici :</p>
<p><iframe style="width: 32px; height: 32px;" src="https://w.soundcloud.com/icon/?url=http%3A%2F%2Fsoundcloud.com%2Fvrej-minassian%2Fsudden-dreams-sophie-hunger%3Fin%3Dvrej-minassian%2Fsets%2Fsudden-dreams-orange-sound-id&amp;color=orange_white&amp;size=32" width="300" height="150" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></p>
<h4><strong><em>Pourquoi avoir fait le choix de reconduire le titre jusqu’en 2019 plutôt qu’une nouvelle création ?</em></strong></h4>
<p>Une identité de marque, qu’elle soit visuelle ou sonore, nécessite du temps pour être perçue, identifiée, reconnue, mémorisée et appréciée. Par ailleurs, la diversité de nos points de contact et de nos moyens d’expression est telle que le déploiement d’une nouvelle identité sonore est longue et que cette fois, le temps devient notre meilleur allié. Toujours une question de temps finalement…<br />
Par ailleurs, il y a des domaines un peu nouveaux, comme les SVI par exemple (Serveur Vocaux Interactifs), où il a fallu faire un travail extrêmement précis pour affiner au maximum nos messages. Dans ce cas précis, nous avons produit une version spécifique qui tenait compte dès la création de l’arrangement des contraintes techniques liées à l’écoute téléphonique. La qualité d’écoute sur un mobile est effectivement fortement dégradée. Tout le process de production a été guidé par ces spécificités, de l’orchestration au mastering en passant par le recording et le mix. Il faut savoir que le Groupe Orange gère plus d’1 milliard d’appels par an, ce qui donne un caractère particulièrement sensible à ce point de contact. Il fallait donc y apporter beaucoup de soin : le tester, le penser spécialement et l’affiner au mieux pour l’optimiser.<br />
Il en va de même pour la publicité. C’est encore la souplesse qui a été notre leitmotiv : coller au plus près des spécificités locales tout en garantissant une cohérence globale à travers une identité sonore unique.<br />
Après, le temps de déploiement dans un grand Groupe est toujours une donnée qu’il faut prendre en considération. Entre les acquisitions et les rebandrings, Orange est, depuis 2013, toujours en train de déployer son identité sonore…</p>
<blockquote><p>« Un Music Brand Manager rattaché à la Direction de la Marque, cela signifie déjà qu’on a pris la mesure de l’importance de la musique dans la gestion d’une marque. »</p></blockquote>
<h4><em><strong>Comment aborde-t-on le déploiement de l’identité d’une marque comme Orange présente sur plusieurs continents ?</strong></em></h4>
<p>Avec patience et pédagogie. Sensibiliser d’abord les équipes à l’importance du son et de la musique dans la gestion de la marque ; rappeler que la marque d’un grand Groupe est toujours en quête de cohérence. Etre toujours à l’écoute de nos filiales qui connaissent mieux que personne leur marché, leurs publics, leurs réseaux, leur territoire. C’est avec elles que nous devons trouver des solutions souples et homogènes pour l’ensemble de notre branding. Pour l’identité sonore, il a donc fallu les écouter avant de produire. Et pour produire les arrangements de « Sudden Dreams » destinés aux pays de la zone Afrique/Moyen-Orient par exemple, nous avons fait appel à des artistes africains et arabes. Le déploiement se fait ensuite à partir d’un matériel sonore mis à disposition des pays, accompagné de guidelines qui sont les mêmes pour tous.</p>
<p><a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-1997" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab.png" alt="medhi haddab" width="756" height="505" srcset="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab.png 756w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab-300x200.png 300w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab-360x240.png 360w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab-24x16.png 24w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab-36x24.png 36w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab-48x32.png 48w" sizes="(max-width: 756px) 100vw, 756px" /></a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mehdi_Haddab" target="_blank">Mehdi Haddab,</a> auteur-compositeur-interprète, considéré comme un virtuose du oud.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="1200" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F130987844&#038;show_artwork=true&#038;maxwidth=1200&#038;maxheight=1000&#038;in=vrej-minassian%2Fsets%2Fsudden-dreams-orange-sound-id"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>&nbsp;</p>
<p>« Je ne vois pas pourquoi les droits générés par la communication d’Orange profiteraient à un tiers. »</p></blockquote>
<h4><em><strong> En étant producteur et éditeur de l’œuvre,  ton rôle au sein d’Orange est au croisement de plusieurs enjeux économiques forts. Peux-tu nous décrypter ta stratégie à ce sujet ?</strong></em></h4>
<p>Il y a d’abord une approche patrimoniale. Nous enrichissons la marque avec une identité sonore. On peut donc parler d’actifs de marque. Aucune raison que les composants sonores de notre marque ne soient pas notre entière propriété. Entre autres avantages, cela confère une grande liberté d’utilisation, une souplesse, une agilité pour adapter nos leviers de communication en fonction de nos besoins et objectifs.<br />
Ensuite, la musique génère des droits. Et je ne vois pas pourquoi les droits générés par la communication de d’Orange profiteraient à un tiers. Nous avons une société d’édition musicale, Orange Editions, utilisons-la. Toutes les musiques créées pour la communication d’Orange sont dorénavant éditées par Orange Editions. Bien sûr, les droits d’auteur sont scrupuleusement respectés. Tous les artistes, auteurs, compositeurs et arrangeurs qui ont collaboré avec Orange, que ce soit pour « Sudden Dreams » notre identité sonore, ou pour toute autre œuvre originale exploitée en publicité, ont vu leurs droits garantis.<br />
Nous constituons ainsi petit à petit un catalogue éditorial. Nous avons quelques idées pour la suite qu’il est encore prématuré d’évoquer.</p>
<p><a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-1998" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy.png" alt="Etienne-de-Crecy" width="1500" height="853" srcset="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy.png 1500w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy-300x171.png 300w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy-768x437.png 768w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy-1024x582.png 1024w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy-24x14.png 24w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy-36x20.png 36w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy-48x27.png 48w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /></a></p>
<p><iframe width="1200" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F130994252&#038;show_artwork=true&#038;maxwidth=1200&#038;maxheight=1000&#038;in=vrej-minassian%2Fsets%2Fsudden-dreams-orange-sound-id"></iframe></p>
<h4><em><strong> Comment peut-on communiquer sur un réseau aussi fourni que le réseau Orange pour pérenniser le déploiement de cette stratégie ?</strong></em></h4>
<p>Déjà en créant ma fonction, qui est peu courante en France ou ailleurs. Un Music Brand Manager rattaché à la Direction de la Marque cela signifie déjà qu’on a pris la mesure de l’importance de la musique dans la gestion d’une marque. Ensuite en faisant de la musique un sujet récurrent dans toutes les réunions, séminaires et autres Comité Internationaux. Quel que soit l’angle, le sujet est abordé afin de montrer comment la musique est un sujet transversal pour une marque. Nos filiales sont sensibilisées régulièrement et je mesure l’impact de cette évangélisation par le nombre grandissant de sollicitations que je reçois.<br />
Ensuite, pour la musique comme pour le reste, Orange a évidemment les outils adaptés pour déployer sa stratégie de marque à l’échelle du Groupe. Le Brand Site et les guidelines de marque sont bien sûr essentiels pour guider et aider les équipes à travers le monde. Nous ne comptons pas moins de 8 sujets musique par exemple.</p>
<blockquote><p>« Charles Aznavour et NTM (&#8230;) savaient se piloter en tant que marques, ils savaient en jouer, ils savaient quels leviers activer, quels aspects atténuer, comment gérer cette entité abstraite en fonction des événements. »</p></blockquote>
<h4><strong><em>Pourquoi certains autres annonceurs « institutionnels » disposant de point de vente ou de canaux de diffusion, ne franchissent pas le cap pour créer en interne une structure d’édition pour un meilleur <span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Retour_sur_investissement" target="_blank">R.O.I </a></span>de leur création sonore ? Quelles sont les difficultés de ce choix au quotidien ?</em></strong></h4>
<p>La raison principale c’est que le business de la musique est très compliqué. Beaucoup d’acteurs différents, beaucoup d’intérêts divergents, beaucoup de sujets juridiques avec une chaîne de droits complexe,… Il faut venir de la musique pour voir immédiatement l’intérêt d’un grand Groupe à internaliser autant que possible le sujet musique. Et pas uniquement pour son identité sonore ! Pour la publicité, la relation client, …<br />
Ensuite, il faut un ticket « Brand &amp; Legal » qui marche à l’unisson sinon tu n’arrives à rien. Je travaille en duo avec Alexandra Fonsagrives de la Direction Juridique. Nous sommes en relation directe avec les ayants droits et c’est une bénédiction pour tous : Orange, maisons de disques, éditeurs, artistes, tout le monde s’en rejouit… Moins il y a d’intermédiaires mieux se portent les projets.<br />
Les difficultés peuvent venir peut-être de la taille de notre entreprise, et encore… On y arrive car la Direction de la Marque et la Direction de la Communication sont nos meilleurs alliés pour faire avancer nos sujets.<br />
Mon challenge est plutôt d’ordre pédagogique : m’assurer que chaque communiquant chez Orange ait les bons réflexes quand il a un sujet musique à traiter. Cela prend du temps mais on y arrive…</p>
<h4><strong><em>Tu as traversé le miroir en passant de la maison de disques Sony Music, EMI notamment, à l’annonceur. La stratégie de développement d’artiste et d’une marque ont-t-ils des points en commun ou des différences majeures ?</em></strong></h4>
<p>Beaucoup de points communs si on considère un Artiste comme une Marque. Une marque vivante et parfois imprévisible mais une marque quand même ; une marque qu’il s’agit de développer, renforcer, faire évoluer … En termes de positionnement, de personnalité, de mode d’expression, de cible, de moyens, il y a des similitudes même si, bien sûr, les choses sont bien moins formalisées dans un label… Mais on se pose un peu les mêmes questions. Malheureusement c’est encore au doigt mouillé en maisons de disques malgré la révolution digitale et les datas qui apportent bien des solutions pour mieux marketer la musique. Mais on y viendra tôt ou tard.<br />
Ce qui m’a frappé quand j’étais en maisons de disques c’est que les artistes les plus forts étaient ceux qui avaient le mieux pris la mesure de leur « marque » justement. Alors, évidemment, ce n’était pas formalisé ainsi, c’était assez inconscient. Mais Charles Aznavour, Kool Shen et JoeyStarr avaient cela en commun : ils savaient parfaitement ce qu’ils incarnaient à travers « Aznavour » et « NTM ». Ils savaient se piloter en tant que marque, ils savaient en jouer, ils savaient quels leviers activer, quels aspects atténuer, comment gérer cette entité abstraite en fonction des événements, … Ils savaient même comme en abuser avantageusement parfois.<br />
En termes de branding, la puissance d’un artiste est sans limite puisque les effets de sa musique procèdent d’une magie qui s’immisce dans nos vies, d’un charme irrationnel qui vient opérer au plus profond de chacun de nous de manière quasi-indélébile. Cela s’inscrit dans le temps, c’est rattaché à des moments de vie précis, c’est de l’émotion pure mise en mémoire de manière charnelle. C’est solide, pérenne, intense au point d’engendrer des générations de groupies. Aucune marque ne peut avoir un tel effet. Heureusement, non ? <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/13.0.0/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<h4><em><strong>Merci pour ta participation.</strong></em></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Rencontre avec Lionel Dray, Directeur Général d&#8217;HRCLS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Sicard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jan 2018 05:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[Identité de marque]]></category>
		<category><![CDATA[Identité musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[marketing musical]]></category>
		<category><![CDATA[synchro]]></category>
		<category><![CDATA[synchronisation musicale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique. Pour notre première interview de l&#8217;année et dans le cadre de notre étude sur la stratégie musicale de Citroën, nous sommes allés à la rencontre de Lionel Dray. Avant d&#8217;être nommé Directeur Général d&#8217;HRCLS, ce dernier a été pendant de très longues [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique.<br />
Pour notre première interview de l&rsquo;année et dans le cadre de notre étude sur la stratégie musicale de Citroën, nous sommes allés à la rencontre de Lionel Dray.</p>
<p>Avant d&rsquo;être nommé Directeur Général d&rsquo;HRCLS, ce dernier a été pendant de très longues années Music Supervisor en agence, et a notamment travaillé sur la marque Citroën.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Bonjour Lionel, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ? Nous parler de ton parcours et de ce que tu fais aujourd’hui chez HRCLS.</em></strong></h4>
<p><strong>LIONEL &#8211;</strong> Bonjour Émilie.</p>
<p>J’ai commencé à travailler dans la prod film chez Bandits en tant qu’Assistant Producteur en 2004.  C’est comme cela que j’ai connu le monde de la publicité.</p>
<p>Ensuite, je suis rentré chez <strong>Euro RSCG Worldwide</strong> en tant que négociateur de droits. Puis, très rapidement, j’ai switché sur de la supervision musicale quand l’agence H s’est créée et qu’elle a intégré la cellule dans laquelle je travaillais au sein d’Euro RSGC, sur le compte Citroën International. Idem, quand l’agence s’est transformée en l’agence Les Gaulois.</p>
<p>Enfin, la création d’HRCLS m’a fait prendre un petit virage, où là je suis plus sur de la gestion de boite… Même si je garde toujours un œil sur la musique, sur ce qu’on produit, etc. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Avant de te retrouver Directeur Général chez HRCLS, tu étais Music Supervisor chez Les Gaulois et l’agence H et tu as donc travaillé sur la marque Citroën.</p>
<p>Parlons de l’évolution de la stratégie musicale de la marque, tout au  long de ces années.</p>
<p>Dans le secteur auto, qui est hyper concurrentiel, comment donne-t-on du sens à la marque à travers la musique ? Car in fine, beaucoup de constructeurs surfent sur la tendance musicale du moment.</em></strong></h4>
<p><strong>LIONEL &#8211;</strong> Pour moi, pour vraiment faire émerger sa marque dans le secteur auto, cela va passer avant tout par la signature sonore. Avant la musique. C’est comme cela que les gens vont pouvoir distinguer les annonceurs. </p>
<p>Et pour Citroën, je sais qu’entre 2009 et 2014 par exemple, les gens s’attendaient à découvrir un nouvel artiste électro français sur un spot Citroën. C’était vraiment quelque chose de très attendu et de relayé sur les réseaux. Je pense que c’était une stratégie gagnante pour faire émerger la marque et lui donner du sens.  </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; D’ailleurs en 2009, Citroën a lancé  sa nouvelle plateforme de marque et sa nouvelle signature « Créative Technologie ». </p>
<p>Est-ce que tu peux nous en dire plus sur cette signature ? Et comment avez-vous défini l’ADN musical de la marque par rapport à cette dernière ?</em></strong></h4>
<p><strong>LIONEL &#8211;</strong> On voulait quelque chose de très « <em>sound design </em>» pour cette signature. On s’est entouré de pas mal de spécialistes, dont pompon finkelstein, qui avait signé le générique de Tracks sur Arte.</p>
<p>L’idée était d’avoir une signature très marquante mais pas vraiment musicale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Et qui a bossé sur la nouvelle signature ?</em></strong></h4>
<p><strong>LIONEL &#8211;</strong> C’est une production HRCLS / Start-Rec.<br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/z7Ec9gdwkkc" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Au niveau des synchros réalisées, on constate que, au début des années 2000, la marque avait tendance à utiliser des titres plutôt mainstream :</p>
<p>C4 Picasso  &#8211; The Dandy Warhols  Bohemian Like You (2008)<br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/orfgFw4_soM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
&nbsp;<br />
C3 – The Hives Tick Tick Boom (2008)<br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/KkpxOsQM8W8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
&nbsp;<br />
Puis, dès 2011, la marque prend un tournant plus électro, avec des collaborations du type :<br />
DS4  &#8211; Cassius  I Love U So (2011)<br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/E3JNWjyd0x0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
&nbsp;<br />
DS4 Just Mat  &#8211; Gesaffelstein  Viol (2012)<br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/wz9aqOTs4x8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Pourquoi avoir pris ce tournant ? Pour suivre la tendance du moment ?</em></strong></h4>
<p><strong>LIONEL &#8211;</strong> Non, il y a toujours eu un attachement à la musique électronique de la part de Citroën.</p>
<p>Je ne sais pas si tu t’en souviens, mais l’une des pubs les plus marquantes de la marque était celle d’un robot qui dansait sur un parking. Dans les années 2003-2004.<br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/T1DSSwmQ1aI" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Il y avait des rythmes très digitaux, très électroniques de «<em>Jacques Your Body</em> » des Rythmes Digitales.</p>
<p>D’ailleurs, toute une saga publicitaire a suivi, avec la déclinaison du robot dans tout un tas de circonstances (le robot qui patine, le robot qui court, etc.) et cette dernière s’est terminée sur un remix de « <em>Staying Alive</em> », avec le robot qui dansait dans les rues de New-York.</p>
<p>Après, c’est sûr qu’on a utilisé pas mal de titres mainstream aussi. Mais il faut savoir que cet annonceur a toujours été très marqué par la musique et avait l’habitude d’utiliser des titres forts dans ses pubs. Je pense par exemple à Julien Clerc, ou The Clash dans l’histoire publicitaire plus lointaine de la marque. </p>
<p>Par contre, il est vrai que dans les années 2000, la marque a voulu clamer son côté « <em>french touch </em>» et a donc utilisé des titres plus électro. Tu citais Cassius et Gesaffelstein tout à l’heure, mais je pense aussi à Bonobo (sur un film qui s’appelait « L’ampoule »), ou encore à SebastiAn.</p>
<p>L’idée c’était de venir appuyer la nouvelle la nouvelle signature de la marque : « <strong>Créative Technologie</strong>  » avec de la musique électro d’artistes français en devenir, lorsque les images et le message s’y prêtaient bien. Mais aussi de venir coller au plus près au positionnement de la marque : une marque française innovante, axée sur la technologie et la créativité. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Du coup, cette idée de collaborer avec des artistes en devenir, on peut dire que ce sont les prémices de ce qu’il se passe aujourd’hui ?</p>
<p>Car depuis quelques années, on voit bien que Citroën collabore de plus en plus avec de jeunes groupes en développement.</em></strong></h4>
<p><strong>LIONEL &#8211;</strong> Alors en fait cette collaboration dont tu parles correspond plus à l’arrivée du nouveau Directeur Marketing Monde, chez Citroën. Ce dernier est très sensible au sujet de la musique et avait une idée très précise de ce qu’il voulait mettre en place pour la marque. </p>
<p>La stratégie a donc était de se dire : « Citroën, c’est une marque française créative et à la pointe, mettons en avant des groupes français en développement sur l’ensemble de nos campagnes, en poussant la collaboration en 360 ». </p>
<p>Du coup, ils tirent le fil encore plus loin. Ils vont pousser le truc en plaçant une Citroën dans le clip du groupe qui va être synchronisé sur une de leur pub; les faire jouer en live au salon auto, etc. Les interactions entre le groupe, le produit et la marque sont alors démultipliées. Pour moi, c’est une très bonne stratégie.  </p>
<p>Alors oui, on peut dire qu’en quelque sorte l’idée de collaborer avec de jeunes groupes en développement a vu le jour dans les années 2000. Mais là, c’est tout de même un peu différent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; En 2012, l’agence H et l’agence The Hours (agence spécialisée en « advertainment » et en marketing musical) créent un partenariat. </p>
<p>L’idée, dépasser la simple synchronisation musicale et placer au cœur de la stratégie de marque une réflexion sur le marketing musical (au travers d’op évènementielles, RP, et d’endorsement).</p>
<p>Peux-tu nous parler de cette collaboration ? Et, par rapport à Citroën, quels ont été les fruits de ce rapprochement ?</em></strong></h4>
<p><strong>LIONEL &#8211;</strong> Alors pour la petite histoire, The Hours est une société qui a été rachetée par le groupe Havas. Pendant 3 ans, cette agence a vécu de manière assez indépendante avant le partenariat mis en place avec l’agence H.  </p>
<p>L’idée était d’apporter une stratégie musicale 360 aux annonceurs. On a ainsi pu bosser avec Microsoft, Acadomia, etc.</p>
<p>Pour Citroën, malheureusement, cela n’a pas donné grand chose.<br />
Il faut savoir que tout était beaucoup plus cloisonné qu’aujourd’hui : entre les gens qui s’occupent des évènements, ceux en charge de la pub, etc. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Aujourd’hui Citroën travaille avec Start-Rec (agence de conseil et de création sonore) mais encore avec vous sur certains projets. Tu peux m’expliquer ?</em></strong></h4>
<p><strong>LIONEL &#8211;</strong> Alors aujourd’hui on continue de travailler avec Citroën, mais seulement sur les opés déjà en cours. On va simplement les terminer. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; On en parlait tout à l&rsquo;heure, mais on constate que, depuis, la marque a pris le parti de se rapprocher de jeunes groupes pas encore connu du grand public. Tu peux nous en dire plus sur cette stratégie ? </em></strong></h4>
<p><strong>LIONEL &#8211;</strong> C’est une super stratégie. On a l’habitude de voir des choses très connues, très mainstream sur les écrans pubs et c’est vrai que là, Citroën permet de faire émerger de jeunes talents.</p>
<p>En plus ça profite à tout le monde : à la marque, au groupe, etc.</p>
<p>Je suis plutôt d’avis à encourager les annonceurs à réaliser ce genre de stratégie. Et surtout lorsque cela ne s’arrête pas juste à une synchro musicale. Il faut développer la collaboration en 360. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Merci Lionel d&rsquo;avoir pris le temps de répondre à nos questions !<br />
À très vite !<br />
&nbsp;</p>
<blockquote><p>LIRE L&rsquo;ARTICLE <a href="https://lecume-des-sons.com/rencontre-lionel-dray-directeur-general-dhrcls/" target="_blank"><span style="color: #a82f3a;">« LA SAGA MUSICALE DE CITROËN – CHAPITRE I »</span></a></p></blockquote>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>RENCONTRE AVEC LAURENT COCHINI qui nous parle Sixième son, identité sonore et stratégie musicale</title>
		<link>https://lecume-des-sons.com/rencontre-laurent-cochini-parle-sixieme-identite-sonore-strategie-musicale/</link>
					<comments>https://lecume-des-sons.com/rencontre-laurent-cochini-parle-sixieme-identite-sonore-strategie-musicale/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Emilie Sicard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Nov 2017 14:32:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Design sonore]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[Identité de marque]]></category>
		<category><![CDATA[Identité sonore]]></category>
		<category><![CDATA[sixieme son]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique. À l’occasion de notre 1er anniversaire, nous nous sommes rapprochés de Laurent Cochini, Directeur Général de Sixième Son. Créée en 1995, Sixième Son fait partie des agences de design et d’identité sonore les plus connues et reconnues, en France comme ailleurs (NLDR [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique.<br />
À l’occasion de notre 1er anniversaire, nous nous sommes rapprochés de Laurent Cochini, Directeur Général de Sixième Son.</p>
<p>Créée en 1995, Sixième Son fait partie des agences de design et d’identité sonore les plus connues et reconnues, en France comme ailleurs (NLDR l’agence est également implantée à New-York, Chicago, Toronto, Barcelone et Moscou). </p>
<p>SNCF, Rolland Garos, RATP, Peugeot, Renault, EDF, FDJ, sont autant de références que l’on peut imputer à l’agence.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Bonjour Laurent, nous sommes ravis de te rencontrer ! Pour commencer, parlons un peu de toi.</p>
<p>Est-ce que, en quelques mots, tu peux nous raconter ton parcours et nous dire comment tu en es venu à occuper le poste de Directeur Général chez Sixième Son.</em></strong></h4>
<p><strong>LAURENT &#8211;</strong> Bonjour Emilie et l’Écume des Sons. </p>
<p>Niveau formation, j’ai un double cursus, Musique d’une part en étant diplômé du Conservatoire d’Aix-en-Provence, et académique d’autre part à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris.<br />
Côté Musique, j’ai eu le plaisir de beaucoup tourner avec un projet musical à travers le Monde dans les années 2000. C’était une époque magique car nous étions très jeunes et avons eu la chance de découvrir beaucoup de scènes.  En parallèle, je me suis intéressé rapidement aux questions liant musique et marques. J’ai postulé comme stagiaire chez Sixième Son en 2008 et depuis l’aventure continue. J’y apprends tous les jours. J’ai eu la chance de grandir avec l’agence et d’apprendre les métiers les uns après les autres. </p>
<p>Il y a une reconnaissance du travail et de l’engagement et c’est un vrai atout à mon poste actuel d’avoir pu faire tous les métiers de l’agence et donc de bien connaitre les problématiques auxquelles l’équipe est confrontée chaque jour. À l’international, Sixième Son c’est aujourd’hui une équipe d’une trentaine de collaborateurs.</p>
<p>Il y a enfin une très grande relation de confiance avec Michaël, le Président et Fondateur de l’agence : on se connait depuis bien longtemps et c’est une force. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Á présent, parlons un peu identité sonore.</p>
<p>D’après toi, quelle est l’évolution majeure du marché de l’identité sonore depuis la création de l’agence Sixième Son ?</em></strong></h4>
<p><strong>LAURENT &#8211;</strong> Il y a une vision qui demeure, celle des débuts de Sixième Son : faire de la musique<strong> un atout sur-mesure pour les marques </strong>afin d’être mieux comprises, mieux identifiées et mieux aimées. Beaucoup, à tort, pensent que le métier qui est le nôtre est celui de l’identification, de l’impact, et donc de la signature sonore uniquement, du « <em>jingle</em> ». Un peu comme si l’on réduisait le travail de grandes agences de design comme Carré Noir, Lonsdale ou Dragon Rouge à la création de logos. <strong>Nous donnons le pouvoir aux marques sur la musique</strong>, et sur tous leurs points de contacts avec tous leurs publics. </p>
<p>La vision demeure donc, le métier par contre évolue et c’est tant mieux. Les marques ont compris qu’il fallait <strong>utiliser la musique comme un langage </strong>en liant créativité et cohérence.<br />
Concrètement, cela signifie que nous travaillons toujours sur la définition de la plateforme musicale des marques, les supports corporate ou les révélations presse donc, mais aussi que les marques nous font confiance pour créer les bandes-son publicitaires en grands médias. Avec notre studio de production intégré, nous pouvons couvrir tous les besoins musicaux des marques en publicité. Enfin, le digital est source de beaucoup de confusion et de dilution pour le message des marques. Nous accompagnons donc nos clients sur la réalisation de l’ensemble des musiques sur le digital selon une stratégie musicale bien définie mais avec beaucoup de malléabilité, puisque nous sommes en création.<br />
Enfin, nous allons désormais jusqu’au Brand Content Musical en proposant aux marques des dispositifs d’activation. C’est le cas pour <a href="https://lecume-des-sons.com/rencontre-pv-nova/" target="_blank"><strong><span style="color: #000080;">Wiko</span></strong></a> ou Marc Dorcel cette année par exemple. <strong>Le trait commun est et restera le sur-mesure</strong>. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Et comment imagines-tu ce marché dans 20 ans ?</em></strong></h4>
<p><strong>LAURENT &#8211;</strong> Tant qu’il y aura des marques, elles auront besoin d’incarnation, de valorisation, et de différenciation. Je suis donc convaincu que la musique et le son en général auront leur place dans la communication. Les supports évolueront forcément, mais comme le disait Gabriel Gautlier, la mission d’un créatif n’est pas liée au support, nous continuerons de <strong>raconter des histoires grâce au son et à la musique</strong>, mais sur d’autres supports avec d’autres techniques.</p>
<p>Je pense que le son et évidemment la voix auront une place de plus en plus importante avec <strong>un environnement sonore urbain en pleine révolution</strong> (la disparition des véhicules fuel par exemple) et de moins en moins d’écrans. Le son en général jouera à plein son double rôle : fonctionnel et émotionnel. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Dans le livre (« Design musical et stratégie de marque », 2017 – édition Eyrolles) écrit par Michaël Boumendil, le Fondateur de l’agence, il y est question de l’importance du déploiement de l’identité sonore au niveau des différents points de contact de la marque, mais également l’intérêt que ces dernières ont à l’ajuster en fonction. </p>
<p>Cependant, cela a un coût et l’on peut concevoir la récalcitrante de certains annonceurs à s’y contraindre. Comment les convaincre ?</em></strong></h4>
<p><strong>LAURENT &#8211;</strong> Il y a beaucoup d’autres sujets dans le livre mais s’il est question de coût, la démonstration est très simple. </p>
<p>Si l’on ajoute les budgets liés au son et à la musique que les marques ont déjà sur leurs nombreux supports (Pub TV, Pub Radio, Digital, Événementiel, Téléphonie, Applications…) on arrive vite à des sommes très importantes. Nous confier la stratégie musicale de marque, qui passe par la définition d’une plateforme musicale, la création de l’identité sonore et la production musicale qui en découle (sur l’ensemble des supports cités plus haut) permet aux marques de dépenser moins. D’une part car il n’y a pas la multiplication des coûts liés aux droits de chaque musique (toutes étant différentes), et d’autres parts car il n’y a pas de multiplication des prestataires et les marges des uns et des autres. L’un de nos clients qui est un annonceur important dépensait plus de 2M d’euros par an en achat de droits à travers le Monde. Nous gérons aujourd’hui l’ensemble de sa musique sur l’ensemble de ses supports et avec moins de dix fois moins de budgets, les résultats sont meilleurs (tests et surtout retours clients) et la cohérence du discours de marque est assuré.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Au sujet de Sixième Son à présent. </p>
<p>L’agence est présente à l’International.<br />
Cette « recette française » est-elle duplicable à l’identique ? Parle-t-on différemment d’identité sonore aux Etats-Unis ou en Russie, en fonction de la « culture sonore » de chacun de ces pays ?</em></strong></h4>
<p><strong>LAURENT &#8211;</strong> Les marques ont toutes les mêmes besoins à travers le Monde, mais la culture de marque n’est effectivement pas la même aux Etats-Unis, en Inde ou dans les Emirats où nous avons des clients. Je ne crois pas que la recette soit française mais juste que la méthodologie est solide et a fait ses preuves en France et à l’International. Pour renforcer notre culture, nous avons misé sur des profils très cosmopolites dans nos différents bureaux évidemment, mais aussi à Paris dans les équipes Conseil ou Créa. Eric ou Ella par exemple, sont des piliers de l’agence basés à Paris et sont Nord-Américains.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Les créations Sixième Son sont faites à Paris pour le monde entier. Peut-on parler de « french touch » ou l’audiobranding est-il déjà « globalisé », avec ses codes ?</em></strong></h4>
<p><strong>LAURENT &#8211;</strong> Il arrive effectivement que des marques internationales nous appellent pour cette dimension French Touch. Mais la plupart du temps notre développement à l’international vient davantage de <strong>l’expérience</strong> et de <strong>l’expertise</strong> de l’agence. C’est un cercle vertueux, on crée de <strong>la confiance</strong> en accompagnant Michelin, Axa ou Renault à travers le Monde ; Enel, Huggies ou encore Royal Air Maroc nous confient alors leurs projets. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Á l’instar d’une agence de design visuel, vous avez fait le choix d’une équipe mêlant chefs de projet et équipe créative, réunit dans un seul et même lieu.</p>
<p>Cette proximité a fait ses preuves en termes d’efficacité sur la transformation créative et vous a permis de nombreux succès.</p>
<p>Toutefois, le fait de travailler avec une équipe maison peut donner une couleur ou un style sur l’ensemble des créations.</p>
<p>Est-ce adéquat avec des briefs qui peuvent parfois diverger de marque en marque, voire même pour des entreprises du même secteur (ex. : Renault / Peugeot) ? Et comment faire pour rester « neutre » dans son approche créative ?</em></strong></h4>
<p><strong>LAURENT &#8211;</strong> C’est effectivement <strong>au cœur de notre ADN</strong>. Nous sommes une seule et même équipe au quotidien, et l’on croit énormément en cette dimension « <em>équipe </em>». D’une part parce que c’est un métier et qu’il faut comprendre les marques pour créer leurs univers musicaux. Si l’on parle créa, dans le domaine visuel, il y a des écoles de Designer ou de Graphistes où l’on apprend à connaitre les marques tout autant que l’on travaille sa créativité. Et ce sont des compétences bien différentes de celles d’un peintre ou d’un réalisateur. Pourquoi en serait-il différent avec la musique ? Nous croyons donc qu’il s’agit d’un métier et que notre équipe répond par <strong>sa complémentarité</strong> aux problématiques de marques de tous types.</p>
<p>Nous faisons également et évidemment appel à des talents extérieurs, lorsque nous en ressentons le besoin notamment pour interpréter (chants, grands orchestres&#8230;). Un peu comme lorsqu’une agence de design va s’entourer d’un photographe ou d’un réalisateur. Ce qui surprend souvent est que nous sommes quasi seuls dans le domaine de la musique à fonctionner ainsi en France, mais les modèles du design et de l’identité ont fait leurs preuves de cette manière et des agences musicales fonctionnent ainsi également aux Etats-Unis par exemple.  </p>
<p>La force de l’équipe permet également de répondre à des problématiques très souvent bien serrées en termes de timing. Enfin, c’est <strong>un gage de confiance</strong> pour nos clients d’avoir une équipe créative dédiée et exclusive et nous sommes suffisamment nombreux pour répondre à la question que tu évoques sur la concurrence. Vincent est, par exemple, l’interlocuteur créatif de Renault aux côtés de Delphine qui dirige le compte depuis les débuts.</p>
<p>Enfin, pour la question de la concurrence, il n’y a pas deux marques qui se ressemblent, et notre approche est toujours dans le sur-mesure. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Comment doter sa marque de la meilleure stratégie musicale ? Et trouves-tu parfois des dichotomies entre le costume que la marque souhaite et celui qui lui irait le mieux ?</em></strong></h4>
<p><strong>LAURENT &#8211;</strong> Je ne parlerais pas de dichotomie mais je dirais que c’est ce qui rend ce métier, et en général, les métiers de la création passionnants. Les chemins que l’on parcourt en équipe et avec nos clients peuvent nous amener à emprunter des routes que ni les clients, ni nous, n’avions envisagés… mais c’est aussi ça qui donne envie de recommencer chaque jour. Ce serait tellement triste et pas créatif d’appliquer une recette sans surprise… </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Enfin, pour terminer cette interview, parlons SNCF.</p>
<p>Si l’on faisait une analogie avec le monde de la musique, nous pourrions dire que le plus grand tube de Sixième Son à ce jour est le logo sonore de la SNCF.</p>
<p>Ce « tube » n’est-il pas handicapant parfois ? Car on imagine que certaines marques peuvent-être amenées à vous demander de travailler les mêmes ingrédients pour avoir le même succès.</em></strong></h4>
<p><strong>LAURENT &#8211;</strong> Tu as raison, c’est effectivement une création qui a dépassé le simple cadre de notre métier. Plutôt que tube, je dirais que c’est devenu un objet « <em>pop</em> » dans le sens où 9<strong>8% des gens l’attribuent en France à la SNCF</strong>, et on nous en parle dans chacun de nos voyages à l’étranger. On en parle dans des films (« <em>Un bonheur n’arrive jamais seul…</em> ») et il existe plus de 400 covers en ligne (dont celle de David Gilmour).<br />
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/L1v7hXEQhsQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
On est surtout ravi car 12 ans plus tard, l’avantage concurrentiel pour la SNCF est chaque jour plus fort, et c’est d’abord ça notre métier. Nous ne nous pensons pas comme artistes mais comme des designers, et donc au service de l’image de nos clients, pas la nôtre. Après, effectivement, les amis de ma mère à Marseille savent que c’est nous qui l’avons créée, et c’est plutôt amusant. </p>
<p>Par contre, je ne vois rien d’handicapant. Nous sommes très heureux d’accompagner la SNCF depuis 2005 et cette « <em>dimension</em> » d’accompagnement est au moins aussi important que la création. Cela donne confiance aux autres marques quant à n<strong>otre capacité à la fois créative et dans l’accompagnement </strong>sur le temps long. Crois bien que c’est dans le cas inverse que je verrais le handicap, dans le cas où aucune des créations n’étaient reconnues, ni par les clients de nos clients, ni par nos clients, ni par la profession&#8230; Mais avec SNCF, Renault, AXA, FDJ, Castorama… Je préfère être à notre place. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Lorsque l’on se retrouve en gare et que ce logo est diffusé quel que soit le type d’annonce (pour une arrivée de train ou un retard).</p>
<p>Ne devrait-on pas déployer une « grammaire sonore » en fonction des messages à diffuser, plutôt qu’un son unique qui envoie les « bonnes » et les « mauvaises » nouvelles ? Penses-tu que cela peut jouer des tours sur notre perception cognitive ?</em></strong></h4>
<p><strong>LAURENT &#8211;</strong> Guillaume Pépy a décrété que le sonal en gare était devenu <strong>un repère pour les Français</strong> et qu’il devait rester immuable. Le vocabulaire musical de la SNCF est par contre très riche sur l’ensemble des autres supports de communication et en fonction des marques (TV, Radio, Corporate, Ouigo, Oui.sncf …) et  en constante évolution au gré des campagnes notamment.</p>
<p>En gare, un tiers des messages diffusés sont des messages dits « <em>préfecture</em> » (grippe H1N1, Pickpocket…) et ne devraient pas être endossés par la SNCF mais la technologie ne le permet pas encore. C’est un sujet de réflexion et je ne peux pas en parler davantage aujourd’hui. </p>
<p>Par contre, à l’intérieur des TGV, il y a bien <strong>une grammaire sonore différente</strong> car l’expérience client n’est pas la même qu’en gare. Tu me diras ce que tu en penses après ton prochain Paris-Marseille !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Oui ! Je te dirai cela.</p>
<p>Un grand merci pour avoir pris le temps de nous répondre ! Á bientôt !</em></strong></h4>
<p>&nbsp;<br />
<em>Crédit photo : ©Julien Vachon</em><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
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		<title>Rencontre avec Fernando Ladeiro-Marques qui nous parle création du MaMA, marché de la musique et Internationalisation</title>
		<link>https://lecume-des-sons.com/rencontre-fernando-ladeiro-marques-parle-festivals-programmation-innovation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Sicard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Sep 2017 05:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[MaMA Festival et Convention]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marque et musique. Pour notre 1ère interview de la rentrée, nous sommes allés à la rencontre de Fernando Ladeiro-Marques &#8211; Directeur du MaMA Festival &#038; Convention. Cette année, du 18 au 20 octobre, se tiendra la 8ème édition du MaMA Festival &#038; Convention dans le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marque et musique.<br />
Pour notre 1ère interview de la rentrée, nous sommes allés à la rencontre de Fernando Ladeiro-Marques &#8211; Directeur du MaMA Festival &#038; Convention.</p>
<p>Cette année, du 18 au 20 octobre, se tiendra la 8ème édition du MaMA Festival &#038; Convention dans le très bouillonnant quartier de Pigalle, à Paris.<br />
Cette manifestation, devenue un rendez-vous culturel incontournable tant au niveau national qu’international, a pour vocation de réunir l’ensemble des acteurs de l’industrie musicale, au travers de rencontres, de conférences et débats, etc.) mais également d’offrir au grand public 3 jours de concerts non stop.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Bonjour Fernando. Merci d’avoir répondu présent  à notre invitation.<br />
Pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots ?</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> À la base je viens de l’univers de la musique. J’ai travaillé pendant très longtemps au Printemps de Bourges et, en parallèle, j’ai créé ma propre société de production avec laquelle, depuis 20 ans maintenant, j’organise des événements du même type que le <a href="http://www.mamafestival.com/fr/" target="_blank"><strong><span style="color: #000080;">MaMA Festival &#038; Convention</span></strong></a>, mais à l’étranger (Slovaquie, Irlande, Espagne, Brésil, Chine et également Portugal). </p>
<p>On peu dire que peu à peu, je me suis spécialisé dans ce genre d’opération : monter des événements un peu partout dans le monde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; D’où est venue l’impulsion de créer le MaMA Festival &#038; Convention ?</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> À l’époque où je travaillais sur le <strong>Printemps de Bourges</strong> on s’est aperçu que, tous les ans, de plus en plus de professionnels venaient au Festival. Du coup, on a rapidement mis en place des activités spécifiques telles que des cocktails, des conférences, des débats, etc. afin qu’ils puissent se rencontrer et échanger entre eux. </p>
<p>En faisant cela on créait, en quelque sorte, une concurrence à notre propre événement. C’est à dire que l’on avait deux événements dans l’un ; et lorsqu&rsquo;un pro assistait à un meeting ou autre, il ne pouvait pas être à un concert en même temps. </p>
<p>En parallèle, on a fait le constat qu’aucun événement en France ne proposait une offre comme le MaMA aujourd’hui, alors que cela était monnaie courante à l’étranger (il existe pratiquement un événement de ce type, par pays). </p>
<p>Avec Daniel Colling, le Directeur du Printemps de Bourges et producteur de MaMA, nous nous sommes donc demandés pourquoi cela n’existait pas encore en France. Était-ce parce que personne ne l’avait fait ou est-ce que ce besoin, qui nous paraissait être réel, ne l’était finalement pas ?   </p>
<p>Il faut savoir qu’entre 95 et 99, j’avais monté une opération qui s’appelait Tam Tam (au Printemps de Bourges) et qui avait déjà pour vocation de réunir des professionnels français et internationaux. Mais à l’époque, je pense que l’on était peut-être un peu en avance sur les besoins du marché.<br />
En effet, à  cette époque, le marché de la musique en France était un gros marché qui se suffisait pratiquement à lui-même. Ce n’est qu’à partir de la crise de l’industrie musicale que l’on s’est rendu compte qu’il fallait explorer d’autres marchés et donc exporter. Pour se faire, il est devenu primordial de développer des collaborations, des contacts, etc. C’est à ce moment-là que nous nous sommes dit que c’était le moment de lancer une offre telle que le MaMA. </p>
<p>En 2009, nous avons donc testé l’édition zéro du MaMA (toujours dans le cadre du Printemps de Bourges). Le Festival commence le mardi et nous avons organisé le MaMA un jour ½ avant.<br />
Même si nous avons eu le plaisir d’accueillir pratiquement 1 500 pros à cette première, la difficulté a été dans le fait que les pros qui viennent à Bourges ne restent en général pas les 6 jours. Ils y restent entre 2 jours 1/2 et 3 jours. Là, on leur rajoutait 48 heures. Du coup, cela était problématique car ceux qui venaient plus tôt restaient finalement moins longtemps sur le Festival ou alors ils repartaient, pour revenir quelques jours après. Cela n’était clairement pas confortable. </p>
<blockquote><p><span style="color: #000080;">« <em>Le choix de la ville et du lieu s’est imposé de lui-même</em> »</span></p></blockquote>
<p>Une autre difficulté face à laquelle nous nous sommes confrontés est qu’il est compliqué de créer un événement dans un autre événement, surtout si on souhaite le développer par la suite.<br />
C’est pour cela que, dès 2010, on s’est dit qu’on allait faire en sorte que le MaMA soit un évènement en-soi. On a alors quitté Bourges pour Paris. Le choix de la ville et du lieu s’est imposé de lui-même. Où mieux qu’à Paris aurions-nous pu faire ce genre d’événement ? Et où mieux que le <strong>quartier de Pigalle</strong>, qui compte de nombreuses salles de spectacle, théâtre et autre à proximité les unes des autres, pouvions-nous le faire ? </p>
<p>C’est comme cela que l’on a lancé le MaMA. </p>
<p>Alors même si en 2010 cela n’était encore que la préfiguration du Festival que l’on connaît aujourd’hui (car le modèle n’était pas tout à fait encore arrêté), cela a fonctionné.<br />
Voilà rapidement la genèse du MaMA et de pourquoi ce Festival est né. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Alors oui, et aujourd’hui, 8 ans plus tard, on peut dire que le MaMA est devenu LA grande messe annuelle des professionnels de l’industrie musicale. On constate d’ailleurs aussi que le public (notamment celui d’Île-de-France) est, chaque année, de plus en plus nombreux à participer aux festivités.</p>
<p>Alors qu’au début on aurait pu penser que ce Festival était plus réservé aux professionnels, aujourd’hui on a l’impression que le public s’est véritablement approprié le Festival.</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> Oui, exactement ! Au départ on communiquait sur quelque chose de totalement atypique. On parlait à des professionnels et en même temps à un public. Alors bien sûr même s’il y avait un certain nombre d’informations qui pouvait intéresser les deux, il y en a certaines qui étaient seulement à destination des pros. Le challenge a donc été de trouver comment communiquer, sous une même entité, à nos deux cibles en même temps.</p>
<p>On a un petit peu tâtonné pendant 2 ans. Au début, même si le public venait voir les concerts organisés pendant le MaMA, il venait avant tout à La Cigale ou à la Boule Noire (comme il y serait venu « habituellement »). </p>
<p>Je me suis vite rendu compte que d’un côté il y avait les pros qui vivaient le MaMA comme un événement global. C’est à dire avec, en journée, des conférences, des meetings et autres et en soirée, des concerts où ils pouvaient, avec leur accréditation, aller d’une salle à une autre.<br />
Et de l’autre côté le public qui, lui, devait acheter une place par salle pour y voir les 2-3 artistes programmés. Ainsi, cela amenait une certaine réserve de leur part à partir à la découverte de nouveaux groupes. Même si le prix du billet n’était pas très élevé, beaucoup était réticents à rajouter 10€. </p>
<p>Je dis toujours que, quand on vend un concert, un billet, un Pass, <strong>on vend avant tout de l’émotion</strong>. Et l’émotion, elle passe souvent par de la découverte. Quand vous allez voir un artiste que vous adorez, dans le meilleur des cas vous sortez satisfait. Par contre, la vraie claque, la vraie émotion, elle va passer par la découverte ; lorsque l’on ne s’attend pas à voir un truc et que là on se dit « Waouh ! Qu’est ce que je viens de découvrir là ? ».</p>
<p>Je pense aussi que notre rôle est de créer de l’émotion. Il y a un côté business bien sûr, en journée avec les pros, mais il est tout aussi important d’offrir au public une sorte de parcours urbain où les gens peuvent aller de salle en salle et découvrir de nouveaux artistes, de nouveaux sons. C’est pourquoi depuis 3 ans, nous avons décidé de ne plus vendre de billets par salle, mais de faire un système de Pass qui permet au public de circuler librement, comme les pros. </p>
<p>Aujourd’hui, les gens peuvent désormais aller découvrir des artistes qu’ils ne seraient peut-être pas allés voir s’ils avaient dû payer 10€ en plus. </p>
<p>À mon sens, c’est vraiment à partir de là que les gens se sont appropriés le MaMA comme étant un véritable Festival urbain. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Pour résumer, le MaMA c’est un festival atypique qui permet aux artistes français et étrangers de se faire repérer (par les professionnels mais aussi par le grand public), et qui permet également aux professionnels de mieux appréhender les évolutions du marché de la musique et de développer son réseau.</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> C’est ça ! Le but du MaMA est avant tout de <strong>créer du lien</strong> entre les pays, les pros, les artistes mais aussi de <strong>faire découvrir de nouvelles choses</strong> au public et peut-être même les artistes de demain.  </p>
<p>Pour les pros, en journée, il y a des conférences et des débats qui leur permettent d’échanger et de se rencontrer. Ce qui est une primordial aujourd’hui. En effet, on se rend compte que la musique est en totale mutation et que certaines problématiques que nous rencontrons en France vont sans doute être les mêmes à l’international. </p>
<p>D’ailleurs nous avons à cœur, lors des débats, de toujours avoir un <strong>regard international</strong>, de ne pas parler juste entre nous. Cela nous permet de voir comment, dans d’autres pays, ils peuvent avoir solutionnés certaines problématiques ; ou même nous confronter à certaines problématiques que nous n’avons pas, etc. </p>
<p>On a également pour objectif de faire découvrir de nouveaux marchés. Par exemple, ces dernières années, nous avons fait découvrir aux pros français et internationaux les marchés Brésilien, Indien, Chinois, Sud Africain… </p>
<p>Cette année, c’est la Colombie qui sera le pays hôte. Il y aura donc beaucoup de pros Colombiens ainsi qu’une présentation de ce marché là, qui est un gros marché en Amérique latine (peut-être même le marché le plus actif et le plus dynamique). Toutefois, nous le connaissons très peu car il est loin, et on ne sait pas qui fait quoi et comment ça marche là-bas. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; En 2013 vous avez intégré des conférences autour du sujet de la musique à l’image, dans son application la plus large.<br />
Cette année deux conférences vont d’ailleurs aborder le sujet de la synchro (Le <a href="http://www.mamafestival.com/fr/convention/event/262078/Le%20Cr%C3%A9amusic,%20plateforme%20num%C3%A9rique%20d%C3%A9di%C3%A9e%20%C3%A0%20la%20synchro%20et%20la%20musique%20%C3%A0%20l'image" target="_blank"><strong><span style="color: #000080;">créamusic </span></strong></a>&#038; <a href="http://www.mamafestival.com/fr/convention/event/258714/La%20musique%20%C3%A0%20l%E2%80%99image" target="_blank"><strong><span style="color: #000080;">La musique à l’image</span></strong></a>).  </p>
<p>Peux-tu nous dire comment est-ce que tu perçois-tu ce marché et, d’après-toi, quels seront ses périmètres d’évolution.</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> Je pense que nous sommes encore au début du développement de cette activité. </p>
<p>Pendant très longtemps la musique à l’image a été réservée à un certain type d’artiste. Il y avait des compositeurs qui, eux, ne travaillaient que pour de la musique à l’image. À côté de ça, il y avait des artistes plus « classiques » en quelque sorte qui, eux, ne faisait de la musique que pour faire des disques et des concerts. Ces derniers avaient une carrière assez verticale. En gros, ils faisaient un album, ça marchait, ils en faisaient un deuxième et ainsi de suite. </p>
<p>Aujourd’hui, avec l’évolution du marché de la musique et surtout du comportement du public (dans le sens où, aujourd’hui, on adore un artiste et dans 6 mois on l’oublie), les carrières des artistes sont devenues plutôt horizontales. On a donc tout intérêt à faire, non seulement des albums et des concerts, mais travailler aussi sur de la musique de film, de la synchro pub, de la musique de jeux vidéo, etc. </p>
<p>Il y a aussi un intérêt croissant pour la musique à l’image, sachant que l’image est de plus que présente dans notre monde aujourd’hui et que les supports de diffusion audiovisuels se multiplient.</p>
<blockquote><p><span style="color: #000080;">« <em>Les relations et la vision entre les artistes et les marques ont évolué</em> »</span></p></blockquote>
<p>Il y a 4-5 ans, nous nous sommes aperçus qu’il y avait une méconnaissance des uns par rapport aux autres. C’est à dire que les gens de la musique connaissaient très mal les gens de l’image, et inversement. On a donc créé une sorte de débat que l’on aurait pu appeler en quelque sorte « La Musique à l’Image pour les nuls » et qui était en fait une façon pédagogique pour que des Music Supervisor (français et étrangers) expliquent leur métier, comment ils travaillent, qu’est-ce qu’ils attendent aujourd’hui, qu’est ce qui pouvait fonctionner ou pas, en France et à l’étranger, etc.  D’ailleurs, il me semble qu’ils ont créé après une sorte d’association et continuent de travailler ensemble et s’échanger des musiques et donc, faire du business. </p>
<p>Enfin pour conclure, on peut souligner aussi que les relations et la vision entre les artistes et les marques ont évolué. Aujourd’hui, les artistes voient en les marques une autre façon de diversifier leurs activités, ils ne les diabolisent plus ; et les marques ont une<strong> approche artistique beaucoup plus pointue</strong>, où elles vont être en quête de <strong>plus de cohérence</strong> et vont donc chercher à mieux comprendre l’univers d’un artiste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; À la rédac’ de L’Écume des sons, on aime bien aussi insister sur la cohérence entre Musique et Image (aussi bien du côté des annonceurs que des artistes). Cette année, vous organisez d’ailleurs une conférence sur le thème de <a href="http://www.mamafestival.com/fr/convention/event/260119/En%20quoi%20Musique%20et%20Image%20est%20le%20couple%20gagnant%20en%202017" target="_blank"><strong><span style="color: #000080;">Musique et l’Image</span></strong></a>, comme étant le duo gagnant de 2017 – autrement dit, une conférence plus tournée vers les artistes et sur l’importance de la maîtrise de leur image en terme d’outil marketing.</p>
<p>Est-ce un critère de sélection important pour vous pour programmer un artiste au MaMA Festival et pourquoi ?</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> Alors non, je n’irai pas jusque là. Mais c’est un plus par contre.</p>
<p>Aujourd’hui d’ailleurs, on travaille avec différents partenaires liés à l’Innovation. On va mettre en place à La Cigale ce que l’on peut appeler « La Cigale Augmentée ». En gros, il s’agit de proposer toute une série de solutions innovantes afin de permettre à la musique d’être perçue différemment que cela soit au niveau de la lumière, du son, et au niveau de l’image afin de permettre aux artistes de donner une dimension supplémentaire à leur live. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Quels sont les autres critères pour un artiste/groupe émergeant pour se faire programmer au MaMA Festival ?</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> Les critères sont vastes. </p>
<p>On part du principe que le MaMA est un marché pour les professionnels et qu’il faut que les artistes aient un <strong>potentiel International</strong>. Autrement dit, que les artistes français aient un potentiel à l’export, et les artistes internationaux, un potentiel à l’import (voire même à l’export, car un artiste Suédois peut venir au MaMA et trouver des débouchés en République Tchèque par exemple).  </p>
<p>Également, nous tenons absolument à ce qu’ils aient un entourage professionnel. En effet, il n’y a rien de pire que de mettre un bon artiste, un bon groupe sur scène qui n’a pas d’entourage et, une fois que le concert à lieu, quand on essaie de voit comment collaborer avec lui et bien on se rend compte qu’ils ne sont pas prêts.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Comment réalisez vous la programmation du Festival ?</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> Alors, il y a à peu près 150 artistes qui jouent sur les 3 jours du Festival. </p>
<p>Pour organiser la programmation, plusieurs manières sont possibles. Tout d’abord, tous les ans, nous faisons le tour des labels, producteurs, etc. Ensuite, il y a les gens qui s’inscrivent via notre application. Là, c’est à peu près <strong>plus de 2 000 proposition</strong>s que nous avons et qui viennent d’un peu partout dans le monde. Enfin, la 3ème manière de trouver des artistes vient du réseau que j’ai développé depuis 20 ans maintenant et qui provient de 44 pays. Dans chacun de ces pays, nous avons un partenaire (bien souvent il s’agit du bureau export du pays) qui nous tient au courant des artistes locaux qui sont prêts à être exportés et que nous ne connaissons pas encore.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Quelle est ta meilleure expérience du MaMA Festival ?</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> C’est difficile à dire, il y en a beaucoup… Alors, oui, une expérience qui a été pour moi la meilleure, c’est peut-être la 1ère année où nous avons mis en place le système de Pass pour le public. </p>
<p>Au début, on se demandait si cela allait fonctionner, si les gens allaient se déplacer de salle en salle, etc. Et cette année là, j ‘ai croisé plein de gens dans la rue avec le programme, en train de sa balader de  lieu en lieu, d’organiser leur soirée. Cela m’a conforté dans notre choix car je me suis dit : « <em>Ca y est, ils vivent le festival comme les pros. Ils ont les mêmes privilèges, les mêmes avantages !</em> ».  </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Et la pire ?</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> Ma pire expérience est en même temps aujourd’hui une anecdote assez drôle. </p>
<p>En 2010, pour la 1ère année du MaMA, alors que notre programmation était complètement bouclée, on reçoit  l’appel d’une boite de prod française pour que l’on programme l’un de ses artistes, tout juste signé. Ils nous envoient le CD du gars afin que l’on écoute et c’est vrai que je me dis, oui, c’est vraiment bien ce qu’il fait… Je ne dirais pas le nom de l’artiste, car ce ne serait pas très sympathique ; d’autant plus aujourd’hui il est très très connu (<em>rires</em>).</p>
<p>Du coup, on regarde où est-ce qu’on peut le faire passer (sachant que nous avions pratiquement bouclé toute la prog), on fouille&#8230; Nous rappelons la boite de production en leur disant qu’il y a un endroit où l’artiste peut potentiellement se produire. Il s’agit d’un petit bar où il y a une cinquantaine de places. </p>
<p>La boite de prod nous rappelle deux jours après, nous donne son go, nous dit que l’artiste est ok.<br />
Le jour du concert, l’artiste débarque, il fait son sound check comme il faut dans le bar, va dîner… Mais n’est jamais revenu. </p>
<p>Voilà, on peut dire que c’est ma pire expérience mais en même temps aujourd’hui la plus drôle. Heureusement personne ne s’est aperçu de rien étant donné que c’était dans un petit bar. Et si on devait décerner l’award du meilleur sound check, ce serait pour lui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Cette année tu as lancé la 1ère édition du MIL festival, à Lisbonne. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? (Pourquoi le Portugal, quelles ont été les retombées et comment l’événement a-t-il été accueilli par le public et les pros ?).</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> Alors c’est un Festival que je monte avec ma structure de production (<strong>Gato Loco Productions</strong>), au même titre que le SIM à São Paulo, le Dong Dong à Pekin, le Rock Pop à Bratislava ou le BAM à Barcelone. </p>
<p>L’idée est d’aller sur les territoires où il n’y a pas d’évènements de ce type, en sachant que les problématiques sont les même qu’ici. </p>
<p>Pour <a href="https://www.facebook.com/millisboa/?fref=mentions" target="_blank"><strong><span style="color: #000080;">le MIL</span></strong></a>, c’est assez exceptionnel car c’est la première fois de ma vie que je monte un événement en deux mois. À la base, on était parti sur l’idée de faire une sorte d’édition zéro, avec une salle de conférence où l’on ferait 3 conférences sur 2 jours et peut-être 10 concerts, 5 et 5, dans un club. Mais, finalement, en 2 mois il y a eu une adhésion telle qu’on s’est retrouvé avec 5 lieux de conférence et 6 clubs où l’on a fait 59 concerts. Ça a été un <strong>véritable carton</strong>. On a eu quelque chose comme 180 articles de presse. Pour une 1ère édition, c’est vraiment pas mal du tout. </p>
<p>Alors, autant lorsque l’on monte le MaMA en France, on sait que la France est le 4ème ou le 5ème (en fonction des années) marché dans le monde et que Paris est une ville attractive. Je ne vais pas dire que cela est facile, mais en tout cas il y a moins de challenge. Les pros se disent qu’ils viennent en France, à Paris et qui plus est sur un gros marché. </p>
<p>Là, à Lisbonne, même si la ville est très sympa, le marché est finalement assez petit. En revanche, ce qui n’avait pas encore été fait et qui est un énorme marché est de réunir le marché lusophone. Si on additionne le Portugal, le Brésil, l’Angola, Cap-Vert, etc. là ça devient intéressant. </p>
<p>C’est donc ce qu’il s’est passé. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Quels sont tes prochains projets ?</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> J’en ai plein… Mais pour l’instant je préfère ne pas trop en parler. </p>
<p>Le problème des projets c’est que, à mon avis, il faut en abandonner certains pour en créer d’autres. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Pour finir, peux-tu nous dire quel est le groupe que tu rêves de voir sur la scène du MaMA Festival pour la prochaine édition ?</em></strong></h4>
<p><strong>Fernando &#8211;</strong> Moi, le groupe que j’aimerais programmer, c’est un groupe international dont personne n’a jamais entendu parler et où, à l’issu de son concert, tout le monde se jetterait dessus pour le signer ou collaborer avec lui. </p>
<p>Mais bon, on a déjà eu des cas comme cela… Tous les ans des groupes se font repérer au MaMA et signent dans la foulée de leur concert… </p>
<p>Je n’ai pas vraiment de groupe précis en tête.<br />
Par contre, il arrive que certaines années des gros groupes veulent absolument participer au MaMA.<br />
Une année par exemple, <strong>Archive</strong> est venu au MaMA. C’était une demande spéciale car Archive n’a pas besoin du MaMA et ils jouent dans des grandes salles. Mais il se trouve que cette année-là le groupe voulait présenter un nouveau spectacle qui était adapté, ou adaptable, pour des salles plus petites. </p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/6RA-RnTk8p8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Le fait est que lorsqu’on pense à Archive, on pense tout de suite à des grandes salles. Du coup, ils se sont dit que le MaMA était le bon endroit pour montrer aux pros qu’ils avaient un spectacle qui pouvait s’adapter à leur salle. </p>
<p>Pour nous, c’est une sorte de cerise sur le gâteau d’avoir des artistes comme cela. </p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Merci pour ta participation Fernando et à très vite pour cette 8ème édition du MaMA Festival ! </em></strong></h4>
<p>&nbsp;<br />
Pour en savoir plus sur le MaMA Festival &#038; Convention, rendez-vous sur :<br />
<strong><a href="https://www.facebook.com/mamaevent.paris/" target="_blank"><span style="color: #000080;">FACEBOOK</span></a></strong> &#8211; <strong><a href="https://twitter.com/MaMAevent" target="_blank"><span style="color: #000080;">TWITTER</span></a></strong> &#8211; <strong><a href="https://www.youtube.com/user/ParisMaMAEvent" target="_blank"><span style="color: #000080;">TOUTUBE</span></a></strong> &#8211; <a href="https://www.instagram.com/mamafestival/" target="_blank"><strong><span style="color: #000080;">INSTAGRAM</span></strong></a></p>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
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		<title>Rencontre avec French 79 qui nous parle compo, musique et synchro</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Sicard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jul 2017 09:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Alter k]]></category>
		<category><![CDATA[artiste & marque]]></category>
		<category><![CDATA[artistes]]></category>
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		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[French 79]]></category>
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		<category><![CDATA[musique de pub]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique. Pour notre interview du mois de juillet, nous sommes allés à la rencontre de Simon Henner. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais vous avez forcément déjà entendu parler de lui derrière l’un de ses nombreux projets : Nasser, Husbands, French [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique. Pour notre interview du mois de juillet, nous sommes allés à la rencontre de Simon Henner.</p>
<p>Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais vous avez forcément déjà entendu parler de lui derrière l’un de ses nombreux projets : Nasser, Husbands, French 79 (son projet solo), et très récemment La Rivièra, qui réunit le gratin marseillais (Kid Francescoli et Yohan de Date With Elvis).</p>
<p>Cet auteur-compositeur-producteur-interprète, régulièrement sollicité pour de la composition pour des musiques de pubs, a accepté de nous donner sa vision sur la relation entre la musique et les marques.</em></strong> </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Bonjour Simon ! Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.<br />
Apparemment, tu as été professeur de musique à l’Éducation Nationale. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ton parcours ? Comment passe-t-on de la flûte à bec aux machines et claviers électroniques ?</em></strong></h4>
<p><strong>Simon &#8211;</strong> j’ai étudié la musique au conservatoire, j’ai donc toujours joué de la musique et fait des concerts; ça a toujours fait partie de ma vie.<br />
Être prof de musique m’a toujours plu. J’ai enseigné quelques années, mais j&rsquo;ai vite beaucoup tourné avec NASSER et ça a commencé à être un peu compliqué de tout gérer, j’avais l’impression d’avoir une double vie. Après 2 ou 3 ans à mi-temps, j’ai dû arrêter pour me consacrer à 100% à ma « carrière d&rsquo;artiste » et de producteur. Et depuis un peu plus de deux ans, je suis en solo sous le nom de French 79. Et, dès le premier single, l&rsquo;aspect visuel a été important: le clip de Between the Buttons est une installation filmée des Cauboyz pour la Montreux Jazz Academy.<br />
J&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs joué au festival il y a dix jours, juste avant Brian Wilson des Beach Boys, c&rsquo;est le genre de consécration assez jouissive. Et tout récemment les Cauboyz ont réalisé le clip d&rsquo;<em>Olympic</em> qui est assez incroyable: un hommage à Star Wars, à 2001 l&rsquo;Odyssée de l&rsquo;Espace&#8230; et au DIY. </p>
<p><iframe width="1280" height="720" src="https://www.youtube.com/embed/Kmx6OdrGOpM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Tu as aujourd’hui un « CV » assez impressionnant ! </em></strong></h4>
<p><strong>Simon &#8211;</strong> Disons assez multi-tâches. Mais c’est ce qui me plaît dans la musique : alterner les tournées, la composition, la production pour d’autres artistes, faire des remixes, travailler pour l&rsquo;audiovisuel, ré-arranger certains de mes titres pour certains films&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Oui ! D&rsquo;ailleurs tu collabores beaucoup avec d’autres artistes, tel que Kid Francescoli, Martin Mey, etc.<br />
Tu peux nous en dire un peu plus sur ces collaborations ?   </em></strong></h4>
<p><strong>Simon &#8211;</strong> Ce sont des artistes qui sont avant tout des amis. Je fais surtout un travail de réalisation avec eux. C’est-à-dire que je les aide sur certains points à différents moments de leur processus de création et de production. </p>
<p>Pour certains, c’est un travail technique en studio au moment des prises, pour d’autres ce sont des arrangements de cordes à la fin de la composition; parfois je me retrouve à faire des over-dubs de batterie à la toute fin… Certains arrivent avec des titres très aboutis, et d’autres avec juste une ligne de chant. C’est un travail que j’aime beaucoup mais qui demande beaucoup de temps.</p>
<p><iframe width="1280" height="720" src="https://www.youtube.com/embed/fdixQDPA2h0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Toi qui as aussi l’habitude de travailler sur de la composition de musique à l’image, quelles sont les difficultés face auxquelles tu te retrouves confronté le plus souvent ? Et quelles sont les demandes les plus saugrenues que l’on t’ait faîtes ?</em></strong></h4>
<p><strong>Simon &#8211;</strong> Le plus compliqué dans le milieu de la pub est de faire face à beaucoup d’intermédiaires et plusieurs niveaux de décisions à chaque étape : entre le client, l&rsquo;agence, la boîte de prod, le réalisateur, l&rsquo;éditeur/label et l’artiste, le message est souvent brouillé. </p>
<blockquote><p><span style="color: #000080;">« <em>La difficulté est d&rsquo;être sûr qu&rsquo;on parle la même langue</em> »</span></p></blockquote>
<p>Plus il y a d&rsquo;avis demandés, moins on a de chance de remporter le brief. C&rsquo;est pourquoi, une forte direction artistique est primordiale. Quand les choses sont claires (avec les bonnes références, un moodboard détaillé, qu&rsquo;on peut visionner le film, avoir les time-codes, une note d&rsquo;intention bien rédigée, les informations nécessaires sur le budget et le client&#8230;), c’est beaucoup plus facile mais c&rsquo;est assez rare et les délais sont très courts, donc il y a une part de loterie et de frustration assez importante. </p>
<p>Au-delà des impératifs « techniques », la difficulté est d&rsquo;être sûr qu&rsquo;on parle la même langue : «<em>fleuri</em>», «<em>comédie musicale</em>», «<em>french touch</em>» ou «<em>entraînant</em>» ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. </p>
<p>Mais plus j’avance, plus le milieu me connaît et quand je suis contacté, c&rsquo;est généralement parce qu&rsquo;on apprécie mon travail et qu’on me fait déjà confiance ; les demandes sont donc plus ciblées. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; En effet, la musique est quelques chose de, finalement, assez subjectif et il n’est pas rare, on imagine, que tes interlocuteurs n’aient pas de «<em>culture musicale</em>». Cela complique-t-il les échanges ? </em></strong></h4>
<p><strong>Simon &#8211;</strong> Oui, surtout lorsque les décideurs ont quelque chose de très précis en tête mais qu’ils n’arrivent pas du tout à le formuler. Ou à l&rsquo;inverse qu&rsquo;ils ne savent pas ce qu&rsquo;ils veulent mais ne sont pas réceptifs à essayer des choses nouvelles. C’est là que mon éditeur (et aussi label) intervient pour faire l’intermédiaire, filtrer, demander les bonnes informations, reformuler, recadrer&#8230; Je lui parle tous les jours. Lui parle au monde de l&rsquo;audiovisuel tous les jours également. Ca permet de traduire et d&rsquo;avancer plus facilement. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; De plus, la musique est malheureusement et très souvent la dernière roue du carrosse dans le processus créatif. Tu peux nous donner ton point de vue là-dessus ? </h4>
<p></strong></em></p>
<p><strong>Simon &#8211;</strong> Bien souvent, les montages se font sans la musique (ou sur une musique test qui n&rsquo;aura rien à voir avec celle utilisée in fine): là, c’est compliqué car on me demande de coller aux images qui ne sont pas calées avec ma musique. </p>
<blockquote><p><span style="color: #000080;">« <em>Le monde de l&rsquo;audiovisuel oublie ou délaisse souvent la partie « audio » du métier »</em></span></p></blockquote>
<p>Le travail d&rsquo;editing est alors fastidieux et il manque souvent un peu de magie. On sent que c&rsquo;est moins naturel. Quand les choses sont faites dans le bon ordre, c’est beaucoup plus facile et surtout le résultat est tellement mieux. L’idéal est de tourner les images en amont, puis fournir les rushs de la video aux musiciens pour composer ou éditer, puis faire le montage en dernier. Le monde de l&rsquo;audiovisuel oublie ou délaisse souvent la partie « audio » du métier et c&rsquo;est dommage pour les films. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Si demain tu avais le pouvoir de changer UNE seule chose là-dessus, quelle serait-elle ? </strong></em></h4>
<p><strong>Simon &#8211;</strong> Exactement ça : faire les choses dans l’ordre : TOURNAGE &#8211; COMPOSITION &#8211; MONTAGE &#8211; FINITIONS.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; En juin dernier s’est tenu <a href="https://lecume-des-sons.com/the-cherry-on-the-cake/" target="_blank"><strong><span style="color: #000080;">le MIDEM</span></strong></a> où Pedro Winter y a dit que la synchro, c’était « <em>the cherry on the cake</em> ». Est-ce que tu es d’accord avec cette formulation ? </strong></em> </h4>
<p><strong>Simon &#8211;</strong> Il faut bien faire la différence entre une synchro où on utilise une musique qui existe déjà (lorsqu’une agence de pub ou une marque achète un morceau pré-existant d’un artiste et l’inverse) et lorsqu’on fait appel à un musicien qui doit composer une musique spécialement pour une pub ou un film. </p>
<p>Ce que dit Pedro Winter est surtout vrai dans le premier cas, où l&rsquo;on est souvent bien rémunéré pour un titre déjà composé et enregistré; à la différence du second, souvent moins bien payé, plus aléatoire et qui nécessite beaucoup de travail.<br />
Sauf si l&rsquo;idée du client est vraiment de collaborer avec un artiste et de revendiquer ce travail en commun et non de mettre plusieurs compositeurs/producteurs en compétition pour faire une démarque d&rsquo;un titre connu et au final avoir un titre de library lambda. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Tu as très récemment collaboré pour le projet « <strong><em>24 words for Paris 2024</em></strong> » qui, en moins de 24h, a été vue 600.000 fois. As-tu eu des retours déjà ? Et sur un projet tel que celui-ci, quelles sont les retombées ? </strong></em></h4>
<p><strong>Simon &#8211;</strong> Cette video a effectivement beaucoup de succès, et j’ai reçu énormément de compliments sur la musique. C&rsquo;est marrant car mon album s&rsquo;appelle Olympic. Avec les Cokau qui sont à l&rsquo;origine du projet, nous avions déjà travaillé ensemble sur un projet similaire, « <strong><a href="https://vimeo.com/161589585" target="_blank"><span style="color: #000080;">3 Mots pour Paris</span></a></strong> » (avec le titre <em>Between The Buttons</em>), qui avait eu un rayonnement international et beaucoup de selections en festivals.<br />
Donc je ne suis pas complètement surpris de l&rsquo;accueil très positif, mais ça fait toujours plaisir&#8230; D&rsquo;autant plus que ce titre (<em>Diamond Veins</em>) plaît déjà beaucoup en dehors des utilisations en synchro. Les retombées concrètes ne sont pas effectives immédiatement, cela se ressent plutôt dans les mois qui suivent. On verra bien, ça fait presque un an et demi qu&rsquo;on a lancé la dynamique sur mon album et c&rsquo;est vraiment maintenant que je vois que les bases sont solides :  les fans, les media, les programmateurs, les agences&#8230; J&rsquo;ai beaucoup tourné depuis 9 mois et je viens de faire trois festivals ce week-end dont les Vieilles Charrues et Dour : je vois la différence dans le public, même si dès le début les gens étaient déjà ravis. Là, les gens adhérent à 200% et comprennent ce que je veux faire avec ma musique. On me dit que l&rsquo;album et le live font « voyager ». C&rsquo;est la plus belle chose qu&rsquo;on puisse dire de mon travail. </p>
<p><iframe src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FParis2024%2Fvideos%2F1278247298940212%2F&#038;show_text=0&#038;width=560" width="560" height="315" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" allowFullScreen="true"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Merci Simon d&rsquo;avoir répondu à nos questions&#8230;<br />
Mais, avant de te laisser partir, peux-tu nous dire quel est LE titre que tu aurais aimé composer ?</strong></em></h4>
<p><strong>Simon &#8211;</strong> Je dirais <em>La Ritournelle </em>de Sébastien Tellier. </p>
<p><iframe width="1280" height="720" src="https://www.youtube.com/embed/crblDrrcunQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;<br />
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<p><em>© Photo couverture : CAUBOYZ </em><br />
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		<title>RENCONTRE AVEC LECOMTE DE BRÉGEOT QUI NOUS PARLE CULTURE UNDERGROUND, ÉLECTRO, MARQUES ET PLUS ENCORE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Sicard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jun 2017 09:18:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[électro]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[Identité sonore]]></category>
		<category><![CDATA[Lecomte de Brégeot]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[Underground]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique. Pour notre interview du mois de juin, nous sommes allés à la rencontre du très prometteur compositeur, producteur et DJ Lecomte de Brégeot (aka Yannick Lecomte, de son vrai nom). Ce passionné de musique électronique, depuis le plus jeune âge, affiche dès [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique. Pour notre interview du mois de juin, nous sommes allés à la rencontre du très prometteur compositeur, producteur et DJ Lecomte de Brégeot (aka Yannick Lecomte, de son vrai nom).</p>
<p>Ce passionné de musique électronique, depuis le plus jeune âge, affiche dès ses débuts une volonté de conjuguer sonorités passées et contemporaines. Le résultat est sans appel ! Entraînantes, entêtantes, captivantes, voilà autant d’adjectifs que l’on pourrait attribuer à ses compositions.</p>
<p>Si ce mois-ci nous avons fait appel à lui, c’est car réside dans sa musique une vraie identité sonore.<br />
</em></strong> </p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Bonjour Yannick, merci de nous accorder un peu de ton temps !<br />
Comme tu le sais, une fois par mois, nous donnons la parole à des acteurs qui combinent marques et musique. Même si de ton côté tu n’as pas encore collaboré avec une marque, nous avons voulu faire une exception et t’interviewer sur ta vision, en tant qu’artiste, sur ce nouvel ancrage. </p>
<p>Peux-tu nous en dire quelques mots ?</em></strong></h4>
<p><strong>Yannick &#8211;</strong> La création d&rsquo;une image de marque doit, à mon sens, passer par une démarche créative différenciante suscitant un sentiment d&rsquo;adhésion à l’égard du public.<br />
La musique est un message qui parle à tous. Mais elle a aussi ses codes, ses spécificités et sa diversité et ne touchera pas toutes les sensibilités de la même manière. C&rsquo;est donc un bon outil pour les marques pour toucher son public, l&rsquo;interpeller et lui transmettre un message. </p>
<p>Du côté des artistes, je pense que c&rsquo;est aussi un nouveau vecteur de développement et de notoriété lorsque l&rsquo;association est bien réalisée.<br />
&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Toi qui vient de l’univers électro underground, comment peux-tu expliquer que des artistes tels que Mooydman ou Mr Oizo aillent jusqu’à prêter leur image à des marques ? </em></strong></h4>
<p>https://www.youtube.com/watch?v=lKjQNLAreQU</p>
<p><strong>Yannick &#8211;</strong> La musique électronique s&rsquo;est largement démocratisée ces dernières années. De musique de niche elle est passée à populaire; en témoigne le nombre de publicités où elle a su trouver sa place.</p>
<p>Dans cette mesure, je comprends tout à fait que des marques se saisissent des meilleurs artistes électro, tel que Mr Oizo et Moodyman. Maintenant, dire de ce qui a pu motiver ces artistes dans leurs choix de collaboration ça leur est personnel&#8230; Mais de mon point de vue de musicien, s&rsquo;ouvrir à de nouveaux horizons est un enrichissement. Mêler ses compositions à l&rsquo;univers d&rsquo;une marque, notamment dans le cadre d&rsquo;une publicité, permet de partager avec le public un esthétique visuel et sonore qui n&rsquo;aurait pas eu autant de résonance si la musique n&rsquo;avait pas rencontrée pas l&rsquo;image.<br />
&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Dans <a href="http://www.lesinrocks.com/2015/12/10/musique/rone-lunderground-est-devenu-un-mythe-11792769/" target="_blank"><span style="color: #000080;">une interview de Rone pour les Inrocks</span></a>, réalisée en 2015, le journaliste et l’artiste se sont penchés sur la question de l’underground moderne ; et il en est ressorti que ce dernier était devenu un mythe, une étiquette, un concept ayant perdu son sens au fil du temps. </p>
<p>Comment vois-tu les choses de ton côté ? Et penses-tu que underground d’aujourd’hui et collaboration avec les marques sont deux choses antinomiques ?</em></strong></h4>
<p><strong>Yannick &#8211;</strong> Je rejoins en grande partie le point de vue de Rone. Pour ma part, je pense que l&rsquo;underground est avant tout lié à la temporalité. L&rsquo;underground d&rsquo;hier n&rsquo;est pas celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui car le temps a fait évoluer les codes, ce qui a rendu possible une globalisation de cette culture.</p>
<p>Je pense que cela s&rsquo;applique dans l’univers artistique au sens large, autant dans la musique, que la peinture, le cinéma ou la mode. À mon avis, underground et marque peuvent très bien se rencontrer c’est juste une question de période .<br />
&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Pour en revenir à ton projet, quand on écoute ta musique, quand on s’attarde à ton univers, l’esthétique globale de ton travail, on voit tout de suite qu’il y a une cohérence entre ton identité sonore et visuelle. Est-ce que tu peux-nous en dire un peu plus là-dessus ?</em></strong></h4>
<p><strong>Yannick &#8211;</strong> La musique traduit mes ressentis du moment, mes émotions, c&rsquo;est quelque chose de très instinctif. L&rsquo;image est venue se lier au projet de manière assez naturelle mais c&rsquo;est plus la traduction d&rsquo;un goût et d&rsquo;une sensibilité personnelle pour un univers visuel. Au final il est normal que les deux cohabitent de manière assez cohérente puisqu&rsquo;elles traduisent une part de moi. </p>
<p>Ce sont deux perspectives qui vont de pair et sur lesquelles j’aime travailler par une approche globale. C&rsquo;est un peu comme pour les marques, j&rsquo;imagine, où identité sonore et visuelle doivent-être cohérentes pour qu&rsquo;il y ait du sens&#8230;  </p>
<p>Par ailleurs nous sommes justement actuellement en pleine construction de l’identité de mon prochain Ep .<br />
&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Si demain une marque souhaite collaborer avec toi, quels devront-être les critères pour que tu acceptes ?</em></strong></h4>
<p><strong>Yannick &#8211;</strong> Un univers, une démarche artistique qui me parle et dont je me sens proche, tout simplement.<br />
&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS &#8211; Enfin pour terminer, peux-tu nous donner LE titre que tu peux écouter en boucle.</em></strong></h4>
<p><strong>Yannick &#8211;</strong> C’est difficile il y en à beaucoup ! (<em>Rires</em>)<br />
Ce matin, c&rsquo;est le titre « <em>New York, i love you but you’re bringing me down</em>  » de LCD Soundsystem.<br />
https://youtu.be/-eohHwsplvY<br />
&nbsp;</p>
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<p><em>© Photos Sofa : Frédéric Boivin</em><br />
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