Chaque année, l’IFPI publie son Global Music Report et offre un état des lieux détaillé de la musique enregistrée.

Et ce qu’il faut retenir c’est que, en 2018, le marché mondial de la musique enregistrée a affiché une hausse de 9,7%, pour la 4ème année consécutive. C’est la progression la plus forte depuis que l’IFPI a commencé à produire des données internationales.
 

Les chiffres 2018, par mode d’exploitation

Sans grande surprise, on y apprend que cette croissance est principalement portée par la hausse des revenus du streaming par abonnement; représentant à lui seul 37% du chiffre d’affaires mondial.

Les droits voisins, c’est à dire tous les revenus issus de l’utilisation de la musique enregistrée par les radiodiffuseurs et la sonorisation des lieux publics, ont quant à eux progressé de 9,8% en 2018; représentant alors 14% du revenu total de l’industrie musicale.

La synchro, donc les revenus issus de l’utilisation de la musique dans la publicité, le cinéma, les jeux et les programmes de télévision ont augmenté de 5,2% (soit une progression plus modeste que l’an dernier (+14,6%), même s’ils conservent une part de 2,3% du chiffre d’affaires total).

Chiffre d'affaire mondial de la musique enregistrée 2001 2008
 

Les chiffres 2018, par région

Au Top 10 du classement mondial, certains des marchés ayant connu la plus forte progression se trouvent en Asie et en Amérique Latinée (Corée du Sud, Chine et Brésil): l’Asie devenant pour la 1ère fois, la seconde région la plus importante pour la musique enregistrée physique et numérique combinés.

Affichant une croissance de 11,7%,l’Asie et l’Australasie sont devenues la 2ème plus importante région mondiale.

L’Amérique Latine, elle, a connu l’un des plus forts taux de progression à l’échelle mondiale (+16,8%).

Ensuite vient l’Amérique du Nord, avec une nouvelle année de croissance (+14,2%), même si ce taux est légèrement inférieur à celui de 2017.

En hausse de seulement 0,1%, le marché européen affiche une progression modeste. De plus, on constate des disparités significatives selon les pays de la région.
 

La musique n’a plus de frontière

La musique est devenue plus que jamais universelle.
Aujourd’hui, la langue chantée n’est plus un obstacle pour conquérir le public au-delà de ses propres frontières.

Les niveaux d’investissement toujours plus élevés des maisons de disques, conjugués au déploiement géographique des infrastructures de notre industrie sont le moteur de cette dynamique de développement des nouveaux marchés.

Acteurs de cet essor, les labels mettent la musique de leurs artistes à la disposition d’un public toujours plus large et complètement international, en même temps que les fans ont eux, un accès de plus en plus varié et exhaustif à l’ensemble d’un répertoire produit dans le monde entier.

Associée à l’essor du streaming par nature sans frontière, l’approche de plus en plus globale des projets artistiques par les labels à apporté une impulsion totalement nouvelle à la carrière internationale des artistes.

 

Le cas Aya Nakamura

Aya Nakamura, signée chez Warner Music France, est un parfait exemple de ces talents qui explosent dans leur pays et entament simultanément une carrière internationale.

Thierry Chassagne, Président de Warner Music France, raconte que le développement de la notoriété d’Aka Aya Nakamura allait de pair avec leur stratégie de création d’une base de fans au sein de la communauté de l’artiste, l’amenant dans un 1er temps à la célébrité en France, pour ensuite partir à la conquête des pays où le buzz s’intensifiait.

Et, c’est avec l’aide de leurs affiliés (qui connaissent très bien leurs médias, leurs influenceurs…) qui les ont guidé vers les partenariats les plus intéressants, que Warner Music France a eu la capacité de donner une résonance internationale à ce projet.

 

La valeur ajoutée des labels

L’une des conséquences de la croissance retrouvée ces dernières années a été le niveau soutenu des investissements des maisons de disques, tant auprès des artistes que de leurs équipes et dans leur engagement dans le monde entier. Elles ont investi plus d’un tiers de leur chiffre d’affaires annule (5,8 milliards US $) en Artistique et Répertoire (A&R) ainsi qu’en marketing, pour faire émerger, développer et accompagner les artistes.

Les investissements ont non seulement permis aux maisons de disques de faire évoluer leurs organisations et d’étendre leur présence internationale, mais aussi de donner plus de moyens aux équipes dynamiques et passionnées qui constituent le socle de l’industrie musicale.

Un autre des enjeux d’aujourd’hui, mais surtout de demain, est la vision stratégique dans la conclusion des partenariats avec les marques. Les labels sont en mesure de concevoir et proposer des solutions de développement de carrière, aussi bien aux artistes émergents qu’aux stars internationales.

Ces partenariats là ont évolué, passant de contrats ponctuels à des associations désormais sur le long terme, générant un bénéfice d’image tant pour les artistes que pour les marques.

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