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	<title>Annonceurs &#8211; L&#039;Écume des Sons</title>
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	<title>Annonceurs &#8211; L&#039;Écume des Sons</title>
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		<title>Pourquoi, n’y a-t-il pas de compétitions dignes de ce nom autour de l’identité sonore de marque ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Olivier Covo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Apr 2018 07:42:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito de pro]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégies]]></category>
		<category><![CDATA[Annonceurs]]></category>
		<category><![CDATA[Compétition]]></category>
		<category><![CDATA[Identité sonore]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Pourquoi, n’y a-t-il pas de compétitions dignes de ce nom autour de l’identité sonore de marque ? Alors que… Alors que ce marché s’est structuré depuis une dizaine d’années avec des opérateurs de référence dans le monde entier. Il existe d’ailleurs une académie – l’Audio Branding Academy &#8211; qui organise un concours annuel des meilleures [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Pourquoi, n’y a-t-il pas de compétitions dignes de ce nom autour de l’identité sonore de marque ? </strong></em></p>
<p>Alors que…</p>
<p>Alors que ce marché s’est structuré depuis une dizaine d’années avec des opérateurs de référence dans le monde entier. Il existe d’ailleurs une académie – l’Audio Branding Academy &#8211; qui organise un concours annuel des meilleures réalisations.</p>
<p>Alors que, selon une étude Nielsen de 2016 sur l’Europe, 6 marques sur 10 ne disposent pas encore d’identité sonore. Je parle ici seulement des grandes entreprises.</p>
<p>Alors que nous arrivons dans un monde où l’audio va irriguer notre quotidien et ce dans tous les pans de la société. On le voit avec les commandes vocales et l’IA. Ou quand le monde numérique ne sera plus digital mais vocal.</p>
<p>Alors que les points de contacts avec les clients, les individus, les citoyens, les utilisateurs, se sont multipliés. Et laisse la voie à de nombreux potentiels de mise en relation et d’influence en mode « audio » sur le numérique.</p>
<p>Alors que les investissements en communication sur les points de contact numériques se sont multipliés.</p>
<p>Alors que les marques ont besoin de compétiteurs affutés dans ce domaine pour répondre aux nombreux enjeux de l’expérience sensorielle client.</p>
<p>En France, il n’y a quasi pas de compétitions sur ce sujet.</p>
<p><em><strong>Pourquoi ? Alors que c’est un sujet de plus en plus stratégique. </strong></em></p>
<p>Parce qu’il n’y a pas assez de compétiteurs en France ? Alors qu’il en existe en Allemagne, en UK et aux US. Qui abordent le son en identité sonore et en design musical de façon stratégique, créative, pertinente et bien souvent structurante.</p>
<p>Si des institutions comme l’UDA, l’ADC, l’AACC…se sont engagées et ont écrit sur ce sujet pour réguler les relations entre les parties, pour définir des règles du jeu claires, pour protéger la valeur qu’une compétition procure à toutes les parties et in fine à l’annonceur.</p>
<p>Ne devrait-on par voir émerger de belles compétitions qui serviront les enjeux et ambitions des marques au plan sonore ?</p>
<p>On sait que la compétition profite toujours au donneur d’ordre (Et c’est bien) car elle génère une énergie structurée et créative qui permet à la marque de déployer toute sa valeur et de tirer le meilleur donné par les compétiteurs.</p>
<p>Une compétition structurée permet aussi de réguler les prix de marché. Une bonne identité sonore génère de la valeur et a un prix.</p>
<p>Une compétition permet de passer les compétiteurs au tamis de l’exigence de la recherche d’excellence.</p>
<p>Une compétition permet de se prémunir de ceux qui ne sont pas à la hauteur et de tirer le meilleur des meilleurs.</p>
<p>Une compétition permet globalement d’augmenter la qualité des livrables.</p>
<p>Une compétition permet de se dépasser.</p>
<p>Si le son et la musique fondent en moyenne 4 à 6% de l’investissement du budget en communication alors que, on le sait aujourd’hui de façon éprouvée, elle contribue jusqu’à 50% de l’efficacité. L’expertise propre à l’audio branding permet d’objectiver et de monitorer le capital sonore de chaque marque.</p>
<p>Alors, à vos marques, prêts ?</p>
<p>Olivier Covo</p>
<p><a href="http://www.brandysound.com/">Brandy Sound</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Rencontre avec Vrej Minassian qui nous parle de la stratégie sonore d’Orange, d’Aznavour et de NTM entre autres…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Luigi Andriano]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2018 10:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Annonceurs]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[Identité de marque]]></category>
		<category><![CDATA[Identité musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Identité sonore]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les marques font souvent appel à des agences pour la création de leur identité sonore. Ce n’est pas le cas d’Orange qui a décidé de gérer en interne la production et l’édition de son design musical. Une stratégie différenciante, derrière laquelle se cache Vrej Minassian, le Monsieur musique d’Orange,  qui a bien voulu répondre à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les marques font souvent appel à des agences pour la création de leur identité sonore. Ce n’est pas le cas d’Orange qui a décidé de gérer en interne la production et l’édition de son design musical.<br />
Une stratégie différenciante, derrière laquelle se cache Vrej Minassian, le Monsieur musique d’Orange,  qui a bien voulu répondre à nos questions.</p>
<h4><em><strong>Bonjour Vrej, peux-tu nous résumer ton parcours ?</strong></em></h4>
<p>Je suis diplômé du <span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="http://www.celsa.fr/" target="_blank">Celsa</a></span>, option « Marketing et Publicité ».  Après quelques années dans le monde de l’édition littéraire et des cabinets de sémiologie et d’études qualitatives, j’ai été engagé par EMI Music en 1993 où j’ai passé 3-4 ans comme chef de produit (Charles Aznavour, Daniel Chenevez, Soon E MC, mais aussi le fond de catalogue, Edith Piaf, Charles Trenet, Mike Brant, Julien Clerc, …) ; j’ai ensuite poursuivi mon parcours au sein du label Epic chez Sony Music où j’occupais le poste de Directeur Marketing et Image au Catalogue Local. J’avais alors dans mon roster des artistes aussi variés que NTM, Pascal Obispo, Tété, Ridan, Benjamin Diamond, Patrick Fiori, Malia, La Grande Sophie, Pleymo…<br />
En juin 2003, j&rsquo;ai quitté Sony Music pour monter ma boite de conseils, Persona Non Grata. J’ai alors goûté pendant 7 ans les plaisirs de l’indépendance en travaillant uniquement sur des projets que j’aimais : le label IV My People de Kool Shen, Lickshot Entertainment (le management de JoeyStarr et du label BOSS, de Tété, Etienne de Crécy, Dax Rider, Matt, Lady Laistee…). J&rsquo;ai commencé aussi à travailler en dehors de la musique : le jeu vidéo, le cinéma, les telco, l’internet et les mondes virtuels ; notamment le projet transmedia Black Mamba et la plateforme de streaming d’Orange, WorMee.<br />
A la fin de ma mission sur WorMee, en juillet 2010, je suis entré chez Orange à la Direction de la Marque comme Music Brand Manager. En charge dans un premier temps de la création de l’identité sonore de la marque Orange, j&rsquo;ai été amené à gérer, en transversal, pour l’ensemble du Groupe, tout ce qui touche à la musique, au son, aux voix que ce soit en publicité, en communication institutionnelle, en communication interne, … dans la relation client (centre d’appels, points de vente), ou bien encore dans l’expérience produit (sound design), etc.</p>
<h4><em><strong>Quel est ton job actuellement ?</strong></em></h4>
<p>Je suis à la Direction de la Marque au niveau du Corporate, en transverse entre la Direction de la Publicité et la Direction de l’Identité de la Marque. Je travaille aussi bien pour Orange France, qui est le navire amiral du Groupe, que pour les 24 filiales à l’international. J’interviens également sur les sujets musique pour Orange Business Service (Orange au service des entreprises), pour Orange Studio (la filiale cinéma), Orange Bank (la filiale banque), ou encore Parnasse (la filiale Haut de Gamme d’Orange). Mon périmètre est assez large : stratégie et identité de marque, recherche et recommandation musicale, négociations et contractualisations des synchros publicitaires en collaboration étroite avec une direction juridique dédiée, production musicale, édition musicale, conseils, propositions de solutions techniques pour les équipes de com’, mutualisation, programmation musicale, …<br />
Ma mission véritable est finalement de remettre la musique au cœur de la marque en gardant toujours à l’esprit une quête de cohérence sur l’ensemble du Groupe tout en tenant compte des spécificités locales. Ce qui n’est pas toujours simple.<br />
Il y a donc au préalable un gros travail de sensibilisation à la musique et à sa portée ; et plus largement d’ailleurs aux caractéristiques très particulières du son. Si on considère que le management d’une marque repose sur la gestion des émotions qu’elle suscite à travers son expression, on comprend rapidement l’importance de la musique qui reste justement le principal vecteur de nos émotions.<br />
Concrètement, j’ai défini un territoire musical pour la marque Orange, des guidelines sur l’identité sonore qu’il a fallu produire, revu la gestion des synchros publicitaires pour Orange et Sosh, et plus globalement les process liés à la musique dans la publicité. J’ai également apporté à nos équipes de communication de nouveaux outils liés à la musique; j’ai constitué et animé une équipe d’experts pour la programmation d’un flux musical original dans les boutiques Orange, réactivé nos éditions Orange Editions, etc.<br />
J’en ai fait quasiment autant pour Parnasse, Orange Bank, Orange Studio.</p>
<blockquote><p>« Définir une identité sonore de marque ne se limite pas à un logo sonore mais surtout, et au préalable, à un territoire de marque. »</p></blockquote>
<h4><em><strong>Peux-tu nous raconter l’histoire de la création de l’identité sonore d’Orange ? </strong></em></h4>
<p>Orange a lancé une réflexion sur son identité sonore en 2011. Le challenge était d’imaginer une musique de marque qui pouvait non seulement se décliner avantageusement à travers le Groupe et les différents pays où Orange est implanté, mais aussi s’adapter à tous les besoins de l’entreprise qui sont multiples (signature sonore, musique d’attente, communication interne, externe, institutionnelle, sons fonctionnels, in-store music design, &#8230;). Car définir une identité sonore de marque ne se limite pas à un logo sonore mais surtout, et au préalable, à un territoire de marque.<br />
En ce qui concerne le titre « Sudden Dreams » de Sophie Hunger, qui est aujourd’hui la musique officielle de la marque Orange depuis 2013, il est le résultat d’une consultation qui regroupait plusieurs artistes. Ces artistes ont été choisis en fonction de ce qu’ils créaient déjà pour eux. C’est-à-dire qu’avant de solliciter le moindre compositeur, nous avons essayé de définir par des mots ce qui nous semblait le mieux correspondre d’un point de vue musical et sonore à la perception que nous voulions pour la marque Orange et ce, en adéquation avec ses objectifs de branding. Et parler de musique n’est pas aisé. C’est là que certaines lectures nous ont été très utiles : Jankélévitch, Adorno, Sacks entre autres et dans des domaines différents ont été passionnants et riches d’enseignements. A partir de là, dans des registres musicaux différents, nous avons short-listés quelques artistes que nous considérions raccords avec ce que nous cherchions (Chassol, Whitest Boy Alive, Chloé, …). La proposition de Sophie Hunger s’est rapidement dégagée. La Direction de la Communication nous a donné le feu vert pour produire le titre et en extraire un logo sonore dans différentes versions ; puis, dans un deuxième temps nous avons sollicité d’autres artistes pour produire des arrangements du titre « Sudden Dreams » pour nos filiales et nos services. « Sudden Dreams » existe aujourd’hui en 12 versions : ouest-africaine, est-africaine, arabe, classique, électro, rock&#8230; plus celles que nous avons déclinées pour Orange Studio et Orange Bank.<br />
Nous sommes producteur de tous ces enregistrements et éditeurs de l’œuvre. Au-delà des avantages en termes de cohérence et de gestion de la marque, ce process nous permet également d’économiser certaines dépenses liées à la musique et même de générer des revenus pour le plus grand bien de notre société d’édition Orange Editions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger.jpg"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-1996" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger.jpg" alt="sophie-hunger" width="1280" height="720" srcset="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger.jpg 1280w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger-300x169.jpg 300w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger-768x432.jpg 768w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger-1024x576.jpg 1024w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger-24x14.jpg 24w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger-36x20.jpg 36w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/sophie-hunger-48x27.jpg 48w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></a></p>
<p>A écouter ici :</p>
<p><iframe style="width: 32px; height: 32px;" src="https://w.soundcloud.com/icon/?url=http%3A%2F%2Fsoundcloud.com%2Fvrej-minassian%2Fsudden-dreams-sophie-hunger%3Fin%3Dvrej-minassian%2Fsets%2Fsudden-dreams-orange-sound-id&amp;color=orange_white&amp;size=32" width="300" height="150" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></p>
<h4><strong><em>Pourquoi avoir fait le choix de reconduire le titre jusqu’en 2019 plutôt qu’une nouvelle création ?</em></strong></h4>
<p>Une identité de marque, qu’elle soit visuelle ou sonore, nécessite du temps pour être perçue, identifiée, reconnue, mémorisée et appréciée. Par ailleurs, la diversité de nos points de contact et de nos moyens d’expression est telle que le déploiement d’une nouvelle identité sonore est longue et que cette fois, le temps devient notre meilleur allié. Toujours une question de temps finalement…<br />
Par ailleurs, il y a des domaines un peu nouveaux, comme les SVI par exemple (Serveur Vocaux Interactifs), où il a fallu faire un travail extrêmement précis pour affiner au maximum nos messages. Dans ce cas précis, nous avons produit une version spécifique qui tenait compte dès la création de l’arrangement des contraintes techniques liées à l’écoute téléphonique. La qualité d’écoute sur un mobile est effectivement fortement dégradée. Tout le process de production a été guidé par ces spécificités, de l’orchestration au mastering en passant par le recording et le mix. Il faut savoir que le Groupe Orange gère plus d’1 milliard d’appels par an, ce qui donne un caractère particulièrement sensible à ce point de contact. Il fallait donc y apporter beaucoup de soin : le tester, le penser spécialement et l’affiner au mieux pour l’optimiser.<br />
Il en va de même pour la publicité. C’est encore la souplesse qui a été notre leitmotiv : coller au plus près des spécificités locales tout en garantissant une cohérence globale à travers une identité sonore unique.<br />
Après, le temps de déploiement dans un grand Groupe est toujours une donnée qu’il faut prendre en considération. Entre les acquisitions et les rebandrings, Orange est, depuis 2013, toujours en train de déployer son identité sonore…</p>
<blockquote><p>« Un Music Brand Manager rattaché à la Direction de la Marque, cela signifie déjà qu’on a pris la mesure de l’importance de la musique dans la gestion d’une marque. »</p></blockquote>
<h4><em><strong>Comment aborde-t-on le déploiement de l’identité d’une marque comme Orange présente sur plusieurs continents ?</strong></em></h4>
<p>Avec patience et pédagogie. Sensibiliser d’abord les équipes à l’importance du son et de la musique dans la gestion de la marque ; rappeler que la marque d’un grand Groupe est toujours en quête de cohérence. Etre toujours à l’écoute de nos filiales qui connaissent mieux que personne leur marché, leurs publics, leurs réseaux, leur territoire. C’est avec elles que nous devons trouver des solutions souples et homogènes pour l’ensemble de notre branding. Pour l’identité sonore, il a donc fallu les écouter avant de produire. Et pour produire les arrangements de « Sudden Dreams » destinés aux pays de la zone Afrique/Moyen-Orient par exemple, nous avons fait appel à des artistes africains et arabes. Le déploiement se fait ensuite à partir d’un matériel sonore mis à disposition des pays, accompagné de guidelines qui sont les mêmes pour tous.</p>
<p><a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-1997" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab.png" alt="medhi haddab" width="756" height="505" srcset="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab.png 756w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab-300x200.png 300w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab-360x240.png 360w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab-24x16.png 24w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab-36x24.png 36w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/medhi-haddab-48x32.png 48w" sizes="(max-width: 756px) 100vw, 756px" /></a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mehdi_Haddab" target="_blank">Mehdi Haddab,</a> auteur-compositeur-interprète, considéré comme un virtuose du oud.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="1200" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F130987844&#038;show_artwork=true&#038;maxwidth=1200&#038;maxheight=1000&#038;in=vrej-minassian%2Fsets%2Fsudden-dreams-orange-sound-id"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>&nbsp;</p>
<p>« Je ne vois pas pourquoi les droits générés par la communication d’Orange profiteraient à un tiers. »</p></blockquote>
<h4><em><strong> En étant producteur et éditeur de l’œuvre,  ton rôle au sein d’Orange est au croisement de plusieurs enjeux économiques forts. Peux-tu nous décrypter ta stratégie à ce sujet ?</strong></em></h4>
<p>Il y a d’abord une approche patrimoniale. Nous enrichissons la marque avec une identité sonore. On peut donc parler d’actifs de marque. Aucune raison que les composants sonores de notre marque ne soient pas notre entière propriété. Entre autres avantages, cela confère une grande liberté d’utilisation, une souplesse, une agilité pour adapter nos leviers de communication en fonction de nos besoins et objectifs.<br />
Ensuite, la musique génère des droits. Et je ne vois pas pourquoi les droits générés par la communication de d’Orange profiteraient à un tiers. Nous avons une société d’édition musicale, Orange Editions, utilisons-la. Toutes les musiques créées pour la communication d’Orange sont dorénavant éditées par Orange Editions. Bien sûr, les droits d’auteur sont scrupuleusement respectés. Tous les artistes, auteurs, compositeurs et arrangeurs qui ont collaboré avec Orange, que ce soit pour « Sudden Dreams » notre identité sonore, ou pour toute autre œuvre originale exploitée en publicité, ont vu leurs droits garantis.<br />
Nous constituons ainsi petit à petit un catalogue éditorial. Nous avons quelques idées pour la suite qu’il est encore prématuré d’évoquer.</p>
<p><a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-1998" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy.png" alt="Etienne-de-Crecy" width="1500" height="853" srcset="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy.png 1500w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy-300x171.png 300w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy-768x437.png 768w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy-1024x582.png 1024w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy-24x14.png 24w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy-36x20.png 36w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/10/Etienne-de-Crecy-48x27.png 48w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /></a></p>
<p><iframe width="1200" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F130994252&#038;show_artwork=true&#038;maxwidth=1200&#038;maxheight=1000&#038;in=vrej-minassian%2Fsets%2Fsudden-dreams-orange-sound-id"></iframe></p>
<h4><em><strong> Comment peut-on communiquer sur un réseau aussi fourni que le réseau Orange pour pérenniser le déploiement de cette stratégie ?</strong></em></h4>
<p>Déjà en créant ma fonction, qui est peu courante en France ou ailleurs. Un Music Brand Manager rattaché à la Direction de la Marque cela signifie déjà qu’on a pris la mesure de l’importance de la musique dans la gestion d’une marque. Ensuite en faisant de la musique un sujet récurrent dans toutes les réunions, séminaires et autres Comité Internationaux. Quel que soit l’angle, le sujet est abordé afin de montrer comment la musique est un sujet transversal pour une marque. Nos filiales sont sensibilisées régulièrement et je mesure l’impact de cette évangélisation par le nombre grandissant de sollicitations que je reçois.<br />
Ensuite, pour la musique comme pour le reste, Orange a évidemment les outils adaptés pour déployer sa stratégie de marque à l’échelle du Groupe. Le Brand Site et les guidelines de marque sont bien sûr essentiels pour guider et aider les équipes à travers le monde. Nous ne comptons pas moins de 8 sujets musique par exemple.</p>
<blockquote><p>« Charles Aznavour et NTM (&#8230;) savaient se piloter en tant que marques, ils savaient en jouer, ils savaient quels leviers activer, quels aspects atténuer, comment gérer cette entité abstraite en fonction des événements. »</p></blockquote>
<h4><strong><em>Pourquoi certains autres annonceurs « institutionnels » disposant de point de vente ou de canaux de diffusion, ne franchissent pas le cap pour créer en interne une structure d’édition pour un meilleur <span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Retour_sur_investissement" target="_blank">R.O.I </a></span>de leur création sonore ? Quelles sont les difficultés de ce choix au quotidien ?</em></strong></h4>
<p>La raison principale c’est que le business de la musique est très compliqué. Beaucoup d’acteurs différents, beaucoup d’intérêts divergents, beaucoup de sujets juridiques avec une chaîne de droits complexe,… Il faut venir de la musique pour voir immédiatement l’intérêt d’un grand Groupe à internaliser autant que possible le sujet musique. Et pas uniquement pour son identité sonore ! Pour la publicité, la relation client, …<br />
Ensuite, il faut un ticket « Brand &amp; Legal » qui marche à l’unisson sinon tu n’arrives à rien. Je travaille en duo avec Alexandra Fonsagrives de la Direction Juridique. Nous sommes en relation directe avec les ayants droits et c’est une bénédiction pour tous : Orange, maisons de disques, éditeurs, artistes, tout le monde s’en rejouit… Moins il y a d’intermédiaires mieux se portent les projets.<br />
Les difficultés peuvent venir peut-être de la taille de notre entreprise, et encore… On y arrive car la Direction de la Marque et la Direction de la Communication sont nos meilleurs alliés pour faire avancer nos sujets.<br />
Mon challenge est plutôt d’ordre pédagogique : m’assurer que chaque communiquant chez Orange ait les bons réflexes quand il a un sujet musique à traiter. Cela prend du temps mais on y arrive…</p>
<h4><strong><em>Tu as traversé le miroir en passant de la maison de disques Sony Music, EMI notamment, à l’annonceur. La stratégie de développement d’artiste et d’une marque ont-t-ils des points en commun ou des différences majeures ?</em></strong></h4>
<p>Beaucoup de points communs si on considère un Artiste comme une Marque. Une marque vivante et parfois imprévisible mais une marque quand même ; une marque qu’il s’agit de développer, renforcer, faire évoluer … En termes de positionnement, de personnalité, de mode d’expression, de cible, de moyens, il y a des similitudes même si, bien sûr, les choses sont bien moins formalisées dans un label… Mais on se pose un peu les mêmes questions. Malheureusement c’est encore au doigt mouillé en maisons de disques malgré la révolution digitale et les datas qui apportent bien des solutions pour mieux marketer la musique. Mais on y viendra tôt ou tard.<br />
Ce qui m’a frappé quand j’étais en maisons de disques c’est que les artistes les plus forts étaient ceux qui avaient le mieux pris la mesure de leur « marque » justement. Alors, évidemment, ce n’était pas formalisé ainsi, c’était assez inconscient. Mais Charles Aznavour, Kool Shen et JoeyStarr avaient cela en commun : ils savaient parfaitement ce qu’ils incarnaient à travers « Aznavour » et « NTM ». Ils savaient se piloter en tant que marque, ils savaient en jouer, ils savaient quels leviers activer, quels aspects atténuer, comment gérer cette entité abstraite en fonction des événements, … Ils savaient même comme en abuser avantageusement parfois.<br />
En termes de branding, la puissance d’un artiste est sans limite puisque les effets de sa musique procèdent d’une magie qui s’immisce dans nos vies, d’un charme irrationnel qui vient opérer au plus profond de chacun de nous de manière quasi-indélébile. Cela s’inscrit dans le temps, c’est rattaché à des moments de vie précis, c’est de l’émotion pure mise en mémoire de manière charnelle. C’est solide, pérenne, intense au point d’engendrer des générations de groupies. Aucune marque ne peut avoir un tel effet. Heureusement, non ? <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/13.0.0/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<h4><em><strong>Merci pour ta participation.</strong></em></h4>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>Ode à la musique (de pub) !</title>
		<link>https://lecume-des-sons.com/ode-a-la-musique-de-pub/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Sicard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Dec 2017 12:30:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stratégies]]></category>
		<category><![CDATA[Annonceurs]]></category>
		<category><![CDATA[coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[musique de pub]]></category>
		<category><![CDATA[pub]]></category>
		<category><![CDATA[synchro]]></category>
		<category><![CDATA[synchronisation musicale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur l’Écume des Sons, on aime à vous rappeler ô combien il est important pour une marque d’avoir une identité sonore globale bien construite : de ses partenariats avec certains artistes, à sa signature sonore, en passant bien évidemment par la musique de pub. Toutefois, ces différents médias ne requièrent pas la même approche. Explications.Prenons, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Sur l’Écume des Sons, on aime à vous rappeler <strong>ô combien il est important pour une marque d’avoir une identité sonore globale bien construite</strong> : de ses partenariats avec certains artistes, à sa signature sonore, en passant bien évidemment par la musique de pub.</em></strong></p>
<p>Toutefois, ces différents <em>médias</em> ne requièrent pas la même approche. Explications.<br />Prenons, par exemple, le cobranding. Il sera (plus ou moins) <em>facile</em> d’identifier le public de l’artiste avec lequel on veut s’associer et, par extension, savoir s’il va pouvoir parler à notre cible, la toucher, servir notre image de marque, etc.</p>
<p>Mais est-ce aussi <em>évident</em> et <em>simple </em>lorsqu’il s’agit de choisir la musique d’un spot tv ?</p>
<p>(<em>Suspense&#8230;</em>)</p>
<p>Vous vous doutez bien que non… Si on se pose la question et que l’on prend le temps d’écrire un article là-dessus, c’est que ce n’est pas encore tout à fait le cas !<br /> </p>
<h2>MA PRÉFÈRENCE À MOI</h2>
<p>« <em>Mais elle est, ma préféreeeeeenceeeee à moi</em> »…<br />Comme le chantait l’artiste préféré de nos grand-mères, lorsqu’il s’agit de définir quelle sera LA musique de pub utilisée sur le spot TV d’un annonceur, chacun y va du sien : les « <em>j’aime</em> », « <em>j’aime pas</em> », « <em>je préfère celle-ci /celle-là</em> », etc. vont bon train. De l’annonceur, en passant par l’agence de publicité, au réalisateur, à la boite de prod voire même à la maison de disque ou l’éditeur, il n’est pas rare que chacun ait sa petite idée/préférence sur la musique à synchroniser.</p>
<p>C’est un fait ! <strong>La musique parle à tout le monde</strong> ; et tout le monde (ou presque) a son mot à dire lorsqu’il s’agit de musique.</p>
<p>Car oui, elle a cela d’envoutant, la musique. Bien plus qu’une simple appréhension/perception des sons, du rythme, de la mélodie, etc. <strong>la musique offre une expérience personnelle</strong> à tout un chacun. Kant disait d’elle qu’elle est le « <em>langage des affects</em> », « <em>le langage universel de nos émotions</em> ». Autrement dit, grâce à son <strong>pouvoir évocateur</strong>, la musique parvient à agir sur notre état d’esprit/cerveau et à influencer nos émotions.<br />Toutefois chaque individu, malgré des similitudes incontestables, a une physiologie et une <em>perception musicale</em> qui lui est propre et qui se construit au fur-et-à-mesure du temps (et va participer en cela à la construction de ses goûts musicaux). Ainsi une musique que moi, individu à part entière, je vais pouvoir écouter en boucle a<em>u moins 5 fois d’affilée</em>, va peut-être (sûrement même) taper sur le système d’un autre.</p>
<div style="width: 100%; height: 0; padding-bottom: 56%; position: relative;"><iframe class="giphy-embed" style="position: absolute;" src="https://giphy.com/embed/FYCxLHCIGaioo" width="100%" height="100%" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
<p>Voilà pourquoi il est si difficile de choisir LA « bonne » musique ; pourquoi il est si compliqué, pour les différents acteurs décisionnaires, de se mettre d’accord sur l’œuvre musicale qui viendra illustrer le film publicitaire. Voilà aussi pourquoi, souvent même, la musique de pub utilisée n’a pas fait l’objet d’une véritable stratégie/réflexion mais est plus là pour complaire à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.</p>
<p>Fort de ce constat, il n’est pas rare de voir défiler sur son petit écran, des publicités dénudées de sens (désolée chef) où la musique fait plus office de Muzak (<em>NDLR la Musak désigne la musique d’ambiance</em>) que de <strong>véritable outil stratégique</strong> aidant à mieux cibler, mieux communiquer (communication non-verbale) et participant à une meilleure mémorisation du spot et de l’annonceur. Il n’est pas rare également que la musique choisie soit en décalage avec l’ADN de marque ou encore avec son identité sonore globale…</p>
<blockquote>
<p><span style="color: #800000;"> « Il y a aujourd’hui très peu de personnes au niveau de la marque qui soit le gardien de cette cohérence » </span></p>
</blockquote>
<p>Dans <a href="https://lecume-des-sons.com/rencontre-avec-olivier-covo/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span style="color: #800000;"><strong>notre interview du mois d’Avril</strong></span></a>, Olivier Covo (ancien directeur marketing d’Apple France et aujourd’hui Directeur associé de Brandy Sound) soulevait ce problème de cohérence. Principalement lié aux nombres d’intervenants et de décisionnaires, il est difficile de sortir du « <em>j’aime</em> », « <em>j’aime pas</em> », comme nous le soulignions précédemment.</p>
<p>Ce qui est complexe aussi, avec la musique, c’est qu’elle s’évanouit. Un logo, par exemple, ou des rushes vidéos seront plus faciles à considérer car les yeux peuvent s’y accrocher, aller-venir, revenir… La musique, elle, est évanescente ; ce qui la rend d’autant plus difficile à juger étant donné qu’il ne s’agit alors, pour la plupart des gens, qu’une question d’émotion, de perception et d’individualité.</p>
<p>Très justement, Oliver Covo nous disait que la solution à ça était de « d<em>évelopper des outils d’évaluation de l’impact de la musique sur des critères avérés et prouvés scientifiquement, avec des méthodes évitant tous biais ou toute interprétation erronée </em>». Et à nous d’ajouter, qu’il faut également que les acteurs de ce marché d’avenir prennent pleinement conscience de l’enjeux qui y réside.<br /> </p>
<h2>LA CHANGEMENT, C’EST MAINTENANT !</h2>
<p><br />Quand on sait que la musique est <em>le véhicule</em> <em>le mieux adapté</em> pour donner du sens, porter le produit et les valeurs de la marque, pourquoi donc ne lui laisserions-nous pas la place qu’elle mérite ? Pourquoi, Mesdames et Messieurs les annonceurs, pourquoi donc se contenter d’une musique de pub <em>approximative</em> choisie en bout de chaîne, dans la précipitation, alors que cette dernière devrait-être, non pas <em>l’accessoire</em>, mais <strong>la colonne vertébrale</strong> du spot TV ? Pourquoi <em>négliger</em> le seul instrument capable de communiquer sans parler ? De projeter, sans montrer ; de segmenter tout en rassemblant; de se remémorer ou de s’oublier… Pourquoi ?</p>
<p> </p>
<div style="width: 100%; height: 0; padding-bottom: 56%; position: relative;"><iframe class="giphy-embed" style="position: absolute;" src="https://giphy.com/embed/11mrYQoyAZlOcE" width="100%" height="100%" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
<p> </p>
<h2>QUAND LA MUSIQUE DE PUB EST BONNE</h2>
<p><br />Très récemment est sortie la dernière publicité de Lacoste : un voyage dans le temps, une ode à l&rsquo;intemporalité et au sublime. Magnifié par le titre « <strong><em>November</em></strong> » de <strong>Max Richter</strong> (notamment re/connu pour ses compositions pour des musiques de films), le <em>simple</em> spot publicitaire devient un véritable bijou cinématographique et la musique se transforme en élément <em>marquant</em> et <em>nécessaire</em> à la cohésion du tout.<br />Un véritable travail d&rsquo;orfèvre on vous dit ! Tout semble parfaitement millimétré, orchestré pour nous transporter, nous imprégner.</p>
<p> </p>
<p>Il y a fort à parier que le choix de cette musique de pub ne se soit pas porté sur une décision (plus ou moins) hasardeuse. On peut même présumer que la musique ait été le pilier quasi central à la réalisation du film publicitaire, afin de lui procurer cette intensité qui s&rsquo;en dégage.</p>
<p> <br /> <br /> </p>


<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Love at first sight in Lacoste Timeless ft. November by Max Richter" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/XapfOOeOasM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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		<title>Rencontre avec PV NOVA</title>
		<link>https://lecume-des-sons.com/rencontre-pv-nova/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Sicard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Mar 2017 06:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[agence]]></category>
		<category><![CDATA[Annonceurs]]></category>
		<category><![CDATA[artiste & marque]]></category>
		<category><![CDATA[artistes]]></category>
		<category><![CDATA[brand content]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[Identité de marque]]></category>
		<category><![CDATA[Identité musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Identité sonore]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[pv nova]]></category>
		<category><![CDATA[sixieme son]]></category>
		<category><![CDATA[wiko]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marque et musique. Pour notre interview de mars, nous avons questionné PV Nova, l’homme aux multiples casquettes. YouTubeur influent, musicien, compositeur, acteur mais aussi producteur et vidéaste, Paul-Victor (de son vrai nom) s’est tout récemment associé avec la marque Wiko pour construire, avec l’agence sixième [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marque et musique. Pour notre interview de mars, nous avons questionné PV Nova, l’homme aux multiples casquettes. </em></strong></p>
<p>YouTubeur influent, musicien, compositeur, acteur mais aussi producteur et vidéaste, Paul-Victor (de son vrai nom) s’est tout récemment associé avec la marque Wiko pour construire, avec l’agence sixième son, son identité sonore comme nous vous l&rsquo;annoncions il y a peu.</p>
<blockquote><p>LIRE L&rsquo;ARTICLE <a href="https://lecume-des-sons.com/sixieme-sadonne-brand-content-musical-youtubeur-pv-nova/" target="_blank"><span style="color: #a82f3a;">« SIXIÈME SON S’ADONNE AU BRAND CONTENT MUSICAL AVEC LE YOUTUBEUR PV NOVA »</span></a></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>Bonjour PV Nova, merci beaucoup d’avoir accepté notre Interview.<br />
Comme la plupart des français, on t’a connu grâce à tes « Expériences Musicales » sur ta chaîne YouTube, où tu y décryptes les recettes des tubes de nos jours.</em></strong></h4>
<p>Comment t’es venue l’idée de faire ces vidéos ?</p>
<p><strong>PV Nova :</strong> L’idée m’est venue très simplement pour une première vidéo, sans penser que j’en ferais une série par la suite.</p>
<p>En fait, j’avais fait une compo et j’ai trouvé amusant de la décortiquer, de l’expliquer, éléments par éléments. En effet, quand tu prends ces éléments séparés, c’est amusant de voir comment ils s’entremêlent et se répondent pour donner quelque chose de nouveau. Puis j’ai décidé de la nommer « Expérience » car, finalement, c’en est une ; et en bon scientifique dans l’âme que je suis, je l’ai nommé « Expérience N°1 ». Mais, comme je le disais à l’instant, je ne pensais vraiment pas que ce serait un concept que je déclinerais par la suite. C’est parce que la vidéo a bien marché et que les gens me demandaient une suite que j’ai eu l’idée de décrypter la musique des autres.</p>
<p>Mais du coup, ces vidéos sont vraiment très personnelles puisque il y a de la musique, de l’humour et de la pédagogie et qu’il n’y a pas d’équivalent ailleurs. Personne n’a systématisé et développé la chose comme moi.</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>Dans tes vidéos, on voit que tu arrives à maîtriser tous les styles, passant du hip-hop au disco, du punk au RnB … Comment fais-tu la sélection des styles à décrypter ? </em></strong></h4>
<p><strong>PV Nova :</strong> L’idée part toujours de la musique. En écoutant ce qui se fait, en me tenant au courant de ce qui sort, il y a parfois des choses qui me sautent aux oreilles. En fait, je suis assez passif dans la recherche de nouveaux thèmes… J’écoute et quand j’ai l’idée, je le fais.</p>
<h6>Expérience n°25 &#8211; Le Tube de l&rsquo;été 2016 [avec Clara Doxal]</h6>
<p>https://youtu.be/yzDz1k1CF8Y</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>Tout récemment, tu t’es associé avec le fabricant de Smartphones français Wiko pour une opération de brand content musical, aux côtés de l’agence Sixième Son.</em></strong></h4>
<p>Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans l’aventure ?</p>
<p><strong>PV Nova :</strong> Même si parfois il peut-être compliqué pour un artiste de s’associer à une marque, là la question ne s’est pas posée. Je suis complétement dans mon cœur de métier qui est de faire de la musique. Je ne suis pas là pour vanter la qualité des téléphones. En plus, j’ai la chance d’avoir beaucoup de visibilité et du coup d’être assez sollicité et donc de pouvoir choisir mes collaborations. Généralement, il y a plein de choses que je refuse car c’est hors sujet. Quand je fais les choses c’est vraiment parce que ça me plait. Je choisis scrupuleusement mes collaborations. Et là, tous les signaux étaient au vert.</p>
<p>J’ai trouvé que le défi était vraiment cool musicalement mais aussi d’un point de vue pédagogique. Tout d’abord en tant qu’utilisateur de Smartphone, puisque je me suis toujours demandé comment on faisait pour trouver une bonne sonnerie qui n’allait pas lasser l’utilisateur au bout de quelques temps. Puis, en tant que compositeur, j’ai trouvé le challenge vraiment motivant et j’ai eu envie de le relever.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6>[WIKO x PV Nova Episode 1] : Comment faire une sonnerie ?</h6>
<p>https://www.youtube.com/watch?v=zdo5ku0NK9g<br />
Ma démarche dans les vidéos, qui est d’expliquer toute la partie composition, me semblait aussi intéressante car y a plein de choses à raconter pour les mélomanes et les curieux.</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>Dans un article sur <a href="http://www.ladn.eu/cote-crea/top-des-pubs/wiko-au-rythme-de-la-french-touch-avec-pv-nova-et-sixieme-son/" target="_blank">l’ADN</a>, Laurent Cochini, Directeur Général de 6ème Son, a dit que tu es « le youtubeur le plus intéressant en matière de musique ». Es-tu d’accord avec ses termes et penses tu que c’est pour cela que Wiko s’est tourné vers toi plutôt qu’un autre ? </em></strong></h4>
<p><strong>PV Nova :</strong> Et bien ça me fait plaisir (rires).</p>
<p>Après, pour ce qui est de ta question, pourquoi moi et pas un autre, je pense que mon audience a du jouer en ma faveur, mais pas que … Quelque part j’imagine correspondre à leur cible (je suis jeune, je suis curieux, j’aime les choses un peu différentes). Du coup, en tant qu’utilisateur de Smartphone et compositeur, je pense qu’il était intéressant pour eux de s’associer avec moi.</p>
<p>D’un autre point de vue, plus global celui-là, ils savent qu’il leur est difficile aujourd’hui de concurrencer les géants du secteur ; en revanche ils peuvent tout à fait créer de nouvelles règles du jeu dans lesquelles ils seraient leader. Du coup, lorsque je leur ai proposé de réaliser des vidéos dans la même veine que je fais d’habitude, c’est à dire avec des blagues, de la pédagogie, et bien sûr de la musique, ils ont tout de suite adhéré. J’avais vraiment carte blanche là-dessus et pour le coup, c’est vraiment une opération innovante, jamais réalisée auparavant.</p>
<p>Il faut dire aussi que, pour être allé dans leurs locaux et pour avoir rencontré les salariés de Wiko, ils ont une vraie volonté de faire ce qu’ils aiment. Ce sont de vrais passionnés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>Tu as du réaliser plusieurs adaptations de l’identité sonore créée par Sixième Son : sonneries, notifications et alarmes.</em></strong></h4>
<p>Quelles ont été tes contraintes ?</p>
<p><strong>PV Nova :</strong> Alors oui, pour être précis j’ai deux adaptations qui sont deux remix. Et pour le reste, je les ai fait à ma sauce mais en respectant le cahier des charges, le même que sixième son a eu pour créer leur identité sonore.</p>
<p>Puis il y avait l’aspect contrainte en terme de durée, de respect de l’identité sonore de la marque, etc. C’était vraiment un beau challenge à relever.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>Quel a été ton processus de création et as-tu rencontré des difficultés ?</em></strong></h4>
<p><strong>PV Nova :</strong> Alors c’est vraiment ce que j’explique dans les vidéos. Plus c’est court, plus c’est difficile. J’ai essayé de me placer en tant que compositeur mais aussi en tant qu’utilisateur. J’ai fait les sonneries que moi je voulais utiliser. C’est tout bête, mais c’est la clé.</p>
<p>J’ai un processus créatif très réfléchi à la base. C’est à dire que je ne me suis pas mis devant le clavier sans savoir où j’allais. Compte tenu des contraintes que j’ai identifiées par rapport à l’univers du mobile, par rapport à la marque, par rapport à mes intentions musicales aussi, je suis parti sur tel ou tel type d’instrument.</p>
<p>En fait, la démarche que je décris dans mes vidéos est la vraie démarche. Elle est simplifiée, mais j’ai intellectualisé la chose avant de me mettre à l’instru. Du coup, lorsque je m’y suis mis ça a été relativement vite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>Au niveau de la création, est ce que tu t’es documenté avant sur ce que faisaient les autres ? </em></strong></h4>
<p><strong>PV Nova :</strong> Un petit peu, oui. J’ai écouté toutes les sonneries que j’ai sur mon Smartphone et j’ai aussi écouté tout ce qui se faisait chez Wiko avant.</p>
<p>En fait, j’ai un peu appliqué la même démarche que celle que je consacre à mes vidéos.<br />
Je fais un état des lieux rapide; cela me permet de me rendre compte de ce qui se fait actuellement pour ensuite prendre un peu de recul sur ce que je vais faire. Et après, je laisse libre cours à mes envies.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>Est-ce que ton mixage tu l’as fait en fonction de la diffusion ? </em></strong></h4>
<p><strong>PV Nova :</strong> Au niveau mixage je faisais un mixage normal ; ensuite je passais les musiques dans le Smartphone Wiko pour voir ce que ça donnait.</p>
<p>Sachant que ce n’est pas moi qui ai fait le mastering qui est hyper important pour ce genre de truc. Je l’ai confié à sixième son qui est le garant de l’unité et de l’uniformisation de la couleur de toutes les sonneries du téléphone (et donc de l’identité sonore).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>Tu n’en es pas à ta première collaboration avec une marque. Tu avais notamment réalisé « L’Odyssée du son » avec Philips, en 2014. Avec quelle autre marque aimerais-tu travailler et sous quelle format (brand content, composition originale… ) ?</em></strong></h4>
<p><strong>PV Nova :</strong> Je ne sais pas… Travailler sur l’univers mobile et de la sonnerie faisait partie des grands trucs qui me bottaient bien. Après, je n’ai pas forcément d’idées là-dessus. Je laisse venir les marques à moi avec des projets et je vois après en fonction de leur demande et du planning si c’est possible.</p>
<p>À côté, j’ai énormément d’envies artistiques sur des projets personnels. Du coup, je me concentre avant tout là-dessus. Et si, un jour j’ai une proposition qui est cool, qui me semble intéressante, je vois au niveau du timing si c’est possible.</p>
<p>On ne peut pas dire que j’ai un réel plan de carrière par rapport aux marques, mon métier reste avant tout d’écrire des chansons pour les gens. Puis j’ai déjà travaillé sur des jingles, sur de la musique à l’image pour des dessins animés… Là, ma grande envie serait plutôt de faire des musiques de film.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>D’ailleurs, quels sont tes futurs projets ?</em></strong></h4>
<p><strong>PV Nova :</strong> Je fais vivre mon second album qui est sorti au début de l’année (fin janvier, début février). C’est un concept album qui m’a vraiment botté artistiquement puisque l’objectif était de réaliser un album de 10 titres, en 10 jours (1 musique par jour).</p>
<h6>PV Nova &#8211; #1 Black Widow [10 DAYS / 10 SONGS]</h6>
<p>https://youtu.be/kUwLZcAw5mU?list=PLR_DQX1ILJys8mmBRYiUn4DhTBQZ5JUCU<br />
Je prépare du coup un making-of et un clip ; et éventuellement d’autres vidéos sur ma chaîne pour donner suite au projet.</p>
<p><iframe style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fpvnova%2Fvideos%2F1267615256617834%2F&amp;show_text=0&amp;width=560" width="560" height="315" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>L’idée de base était vraiment d’innover à 100% ; aller chercher des formats que tu ne vois pas, des projets complètement fous que tu ne pourrais voir ailleurs que sur YouTube. L’idée c’était vraiment de retrouver l’état d’esprit dans lequel j’étais lorsque j’ai commencé à mettre des vidéos sur Internet, il y a 10 ans.</p>
<p>Aujourd’hui, j’ai vraiment envie d’aller chercher dans la création des choses qui n’ont pas été faîtes encore.</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>Est-ce que tu penses que le niveau pédagogique, décryptage de tes vidéos peut nuire à tes créations personnelles ?</em></strong></h4>
<p><strong>PV Nova :</strong> Je pense que ça fait surtout que je ne peux pas tricher. À partir du moment où je mets en évidence les recettes de la création musicale, je ne peux pas appliquer ces mêmes recettes pour mes albums. Je sais que l’on m’attend au tournant (<em>rires</em>).</p>
<p>Et quelque part, c’est tant mieux ! C’est source de motivation plus qu’autre chose.</p>
<p>Après bien sûr, dans mon album on peut y retrouver la suite d’accords magiques ; mais cela fait partie d’une sorte de jeu. Puis ils ont été amenés d’une telle manière que, finalement, ça ne fait pas « réchauffé ». C’est plus un clin d’œil à vrai dire. L’idée c’est aussi de mettre en avant que l’on peut appréhender d’une autre façon les codes de l’industrie musicale, pour mieux s’en détacher.</p>
<p>Je revendique une musique qui est « pop », dans le sens populaire parce qu’elle est accessible ; mais cela ne veut pas dire pour autant qu’elle va être commerciale, dans le sens calibrée pour marcher.</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>Et pour notre dernière question, voilà, quel artiste d’aujourd’hui est pour toi indécryptable et tout autant fascinant ?</em></strong></h4>
<p><strong>PV Nova :</strong> Alors, là tout de suite, je n’ai pas forcément de nom qui me vient à l’esprit… Il y a des groupes que je décrypte, mais qui sont pour autant tout aussi fascinants !</p>
<p>Par exemple, un de mes groupes préférés du moment est Vulfpeck. C’est un groupe qui fait du funk dans le style des 70’s. C’est archi codé, mais pourtant j’ai un plaisir musical fou lorsque j’écoute ça. Ça joue, c’est hyper bien composé, hyper bien interprété et hyper bien mixé.</p>
<p>Je ne suis pas forcément en pâmoison devant des gens qui vont chercher à se renouveler tout le temps. Le compositeur en moi sera forcément admiratif, mais l’auditeur aime autant les bonnes vieilles recettes qui marchent (sourire).</p>
<p>https://youtu.be/KCYTR3wReXc</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>RETROUVEZ PV NOVA SUR :</strong><br />
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		<title>Shazam, ouvre-toi !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Sicard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2017 06:30:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stratégies]]></category>
		<category><![CDATA[Annonceurs]]></category>
		<category><![CDATA[application]]></category>
		<category><![CDATA[brand content]]></category>
		<category><![CDATA[marketing]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[Publicité]]></category>
		<category><![CDATA[Shazam]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Shazam, ouvre toi…! ». À l’instar de la fameuse formule magique dans « Ali Baba et les Quarante Voleurs », Shazam est devenue une application incontournable pour qui souhaite retrouver et mémoriser une chanson. Toutefois, au-delà du simple intérêt de l’utilisateur à se servir de l’application, son vrai profit bénéficie avant tout à l’industrie [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Shazam, ouvre toi…!</em> ». À l’instar de la fameuse formule magique dans « Ali Baba et les Quarante Voleurs », Shazam est devenue une application incontournable pour qui souhaite retrouver et mémoriser une chanson. Toutefois, au-delà du simple intérêt de l’utilisateur à se servir de l’application, son vrai profit bénéficie avant tout à l’industrie musicale : découverte de titre, prédictions de tendances, indicateur de popularité, vente de musique… mais aussi, depuis peu, aux annonceurs. </p>
<p>Fort de ses quelques <strong>1 milliards de téléchargements </strong>dans le monde et de ses <strong>120 millions d’utilisateurs</strong> mensuels actifs, Shazam l’a bien compris ! Sa forte communauté et les données récoltées sur ses membres constituent une véritable mine d’or marketing. Il est donc logique que l’application se soit tournée vers les marques pour pérenniser et rentabiliser son développement. Au-delà de sa capacité à reconnaître une musique sur une publicité, Shazam tend à <strong>moderniser et révolutionner la publicité traditionnelle</strong> en offrant aux annonceurs la possibilité de réaliser une stratégie de brand content, cross-media qui plus est.</p>
<h4><span style="color: #a82f3a;">SFR, PIONNIER EN FRANCE </span></h4>
<p>Le 30 septembre 2012, l’application s’est associée à SFR pour faire vivre aux Français une expérience jusqu’alors inédite permettant à ces derniers de passer du virtuel au réel en un <em>tag</em>. Il s’agissait en fait de <em>shazamer</em> la pub TV de SFR présentant les avancées technologiques du réseau SFR au travers d’une tendre relation entre un père et sa fille (Mai Lan). Une fois la pub shazamée, l’expérience se poursuivait via son Smartphone en permettant aux (télé)spectateurs de se plonger dans un concert Live de la jeune chanteuse, en direct du Studio SFR à Paris.  </p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://videopress.com/embed/X1zuz4qs" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><script src="https://videopress.com/videopress-iframe.js"></script><br />
Les résultats parlent d’eux-mêmes ! Plus de 60 000 tags Shazam dans la soirée de lancement et plus de 100 000 tags 3 jours après.</p>
<p></br></p>
<h4><span style="color: #a82f3a;">SHAZAM ET LA RECONNAISSANCE VISUELLE </span></h4>
<p>Depuis 2012 le géant de la reconnaissance musicale a continué d&rsquo;étoffer son offre B2B avec le lancement de <strong>Shazam for Brands</strong>. </p>
<p>Aujourd’hui, les spots TV ne sont plus les seuls à être <em>shazamables</em>. Grâce à la technologie de reconnaissance visuelle, il est désormais possible aux utilisateurs de tagger une affiche, une bannière web, un packaging … Ainsi, en novembre 2016, la marque Old Nick s’est associée avec l’appli pour permettre aux consommateurs de participer à un jeu concours et d’accéder à des recettes de cocktails exclusives. </p>
<p>La bouteille Old Nick se transforme ainsi en véritable point de contact avec le consommateur et participe pleinement « au réenchantement des linéaires ».</p>
<p><a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/01/Old-Nick-Bouteilles.jpg"><img loading="lazy" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/01/Old-Nick-Bouteilles.jpg" alt="old-nick-bouteilles-shazam" width="930" height="620" class="alignnone size-full wp-image-763" srcset="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/01/Old-Nick-Bouteilles.jpg 930w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/01/Old-Nick-Bouteilles-300x200.jpg 300w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/01/Old-Nick-Bouteilles-768x512.jpg 768w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/01/Old-Nick-Bouteilles-360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 930px) 100vw, 930px" /></a></p>
<p>Début avril 2016, c&rsquo;était la marque Coca-Cola qui lançait sa bouteille <em>shazamable</em> aux Etats-Unis principalement. Au programme, à la place de son logo, plus de 70 paroles de chansons permettant d&rsquo;accéder à la musique représentée. </p>
<p>On vous laisse scanner le visuel ci-dessous afin d&rsquo;accéder à un titre de votre choix.<br />
<a href="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/01/Share-A-coke-And-a-Song.jpg"><img loading="lazy" src="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/01/Share-A-coke-And-a-Song-1024x783.jpg" alt="share-a-coke-and-a-song-shazam" width="1024" height="783" class="alignnone size-large wp-image-801" srcset="https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/01/Share-A-coke-And-a-Song-1024x783.jpg 1024w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/01/Share-A-coke-And-a-Song-300x229.jpg 300w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/01/Share-A-coke-And-a-Song-768x587.jpg 768w, https://lecume-des-sons.com/wp-content/uploads/2017/01/Share-A-coke-And-a-Song.jpg 1072w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>En conclusion nous pouvons dire que Shazam est bien en passe de devenir un acteur incontournable pour les marques avec son nouveau service, en sortant le consommateur de sa passivité et en générant un très fort taux d’engagement. Il permet également aux annonceurs d’optimiser et de prolonger l’impact de leurs publicités, de renforcer la mémorisation de ces dernières et d’apporter une vraie plus-value en immergeant les consommateurs dans une véritable expérience de marque. </p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Rencontre avec Charles Moukouri Bell</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Sicard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 09:00:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Agences]]></category>
		<category><![CDATA[Annonceurs]]></category>
		<category><![CDATA[Design sonore]]></category>
		<category><![CDATA[Endorsement]]></category>
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		<category><![CDATA[Identité de marque]]></category>
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		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<category><![CDATA[Musique à l'image]]></category>
		<category><![CDATA[Publicité]]></category>
		<category><![CDATA[synchronisation musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Universal Music]]></category>
		<category><![CDATA[Wagram Music]]></category>
		<category><![CDATA[Warner Chappell Music France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique. Pour la 1ere du genre, nous avons fait appel à Charles Moukouri Bell, responsable synchro pub chez Universal Music. Entre petites anecdotes et vision de fond sur son métier, retour sur le parcours atypique de ce passionné de musique. # L’EDS : Peux-tu nous parler [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« Entrevues » est le rendez-vous des acteurs qui combinent marques et musique. Pour la 1ere du genre, nous avons fait appel à Charles Moukouri Bell, responsable synchro pub chez Universal Music. Entre petites anecdotes et vision de fond sur son métier, retour sur le parcours atypique de ce passionné de musique.</em></strong></p>
<h4><strong><em># L’EDS :</em><em> Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel depuis le Studio M de Limonest jusqu’au département synchronisation d’Universal Music ? </em></strong></h4>
<p><strong>Charles :</strong> Depuis toujours attiré par l’expérience studio, je me suis lancé dans des études d’Ingénieur du son où j&rsquo;ai pu réaliser plusieurs stages d’entreprise, dont notamment un au Studio Apollo, avec l’ingénieur son Volodia. C&rsquo;est donc par hasard, lors de ce stage, que j’ai découvert ce qu’était la synchronisation.<br />
Un jour, une amie à moi m&rsquo;a parlé d’un Master II en Management de Carrière d’Artistes. Je lui ai demandé qui étaient les différents intervenants … Et là, un nom a retenu mon attention : « Caroline Molko », Présidente de Warner Chapell Music France. J&rsquo;ai donc décidé de suivre ce Master II. Puis, à la fin d’un de ses cours, au culot, j&rsquo;ai décidé d’aller la voir pour lui demander un stage. C’est comme ça que je suis rentré à la synchronisation musicale de Warner Chappell Music France.</p>
<p>Après Warner, j’ai été embauché chez Wagram Music et aujourd’hui, me voilà chez Universal Music.</p>
<p>Mais avant tout ça, j’ai été journaliste musical où je réalisais plusieurs piges pour des magazines lyonnais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS :</em><em> Journaliste musical, ingénieur du son, responsable synchro… Ça fait beaucoup de casquettes différentes pour un seul homme.  </em></strong></h4>
<p><strong>Charles :</strong> Lorsque j’étais plus jeune, il m’arrivait de sécher les cours pour écouter les disques que je venais de recevoir. Lorsque ma mère me trouvait dans ma chambre au lieu d’être en cours, je passais un sale quart d’heure. (Rires). Mais bref, ce qui m’a toujours permis d’évoluer, c’est un conseil que ma mère me donnait. Elle me disait souvent : « <em>Tu dois trouver une chose que tu fais naturellement sans qu’on te demande de le faire ; et après tu t’arranges pour que l’on te paie pour le faire </em>». Je suis donc parti de ce postulat et, tout ce que j’ai fait depuis, a été dicté par cette passion là qui est d’écouter de la musique. Mon métier en tant que journaliste musical consistait à écouter de la musique et à la commenter.  Ingénieur du son, à écouter de la musique et à la transformer. Et dans la synchro, le travail consiste à écouter de la musique et à la vendre à des producteurs audiovisuels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS :</em></strong><em><strong> Ok. Et plus précisément, en quoi consiste ton travail dans la synchronisation musicale en label ?  </strong></em></h4>
<p><strong>Charles :</strong> Étant responsable synchro exclusivement pour la pub à Universal Music, mon job consiste à proposer les œuvres des différents catalogues des maisons de disque que je gère, à des producteurs audiovisuels. Autrement dit, toutes les personnes susceptibles d’utiliser de la musique à l’image (publicitaires, réalisateurs, producteurs cinéma, etc.). À côté de ça, une partie de mon travail est liée aux relations avec les marques. Et ça va de la vente de concert privé au placement de produit, en passant par l’endorsement.</p>
<p>En fait, c’est un vrai job de commercial. Lorsqu’une entreprise comme Universal Music t’embauche, c’est à la fois pour tes compétences mais aussi pour ton réseau. Aujourd’hui, j’ai développé un carnet d’adresses qui me permet d’avoir des briefs qui arrivent dans ma boite mail tous les jours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS :</em></strong><em><strong> As-tu une équipe chargée de trouver les œuvres répondant aux briefs reçus ou est-ce toi qui décide de celles à proposer ?  </strong></em></h4>
<p><strong>Charles :</strong> Non. C’est moi qui prends la décision.</p>
<p>Alors, soit nos interlocuteurs viennent avec une idée bien précise du titre qu’ils veulent, soit c’est à moi d’être force de proposition en fonction du spot, du moodboard ou du synopsis. Et, dans ce dernier cas, c’est à moi de faire la recherche musicale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS :</em><em> Est-ce que par rapport aux actualités du label, en fonction des sorties d’album par exemple, il se peut que tu aies une « pression » de ce dernier pour essayer de placer des œuvres ?     </em></strong></h4>
<p><strong>Charles :</strong> Dans le cadre de développement d’artistes à fort potentiel synchro il arrive souvent que l’on essaie de trouver des opportunités pour jumeler une campagne publicitaire à la sortie d’un album ou d’un single. Cela va être aussi bien favorable à l’artiste qu’à la marque. Avoir un titre qui passe à la radio, et qui de plus est synchronisé sur un spot TV, sert aussi bien au développement de l’artiste qu’à l’identification d’une marque.</p>
<p>Après, mon rôle est avant tout de répondre aux briefs que je reçois…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS :</em></strong><em><strong> Lors de tes différentes expériences (Warner Chappell Music France, Wagram Music, Universal Music), t’est-il déjà arrivé de dire « désolé, je n’ai pas la réponse musicale à votre demande » ?   </strong></em></h4>
<p><strong>Charles :</strong> (Rires) On le dit très rarement. L’idée, c’est que je reste un commercial avant tout. Quand je n’ai pas ce que le client veut, j’essaie de l’amener vers ce que moi j’ai. À moi d’être force de proposition pour trouver une alternative à sa demande.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS :</em><em> Il y a un intérêt de plus en plus fort pour la synchronisation musicale, l’identité sonore des marques, etc. Et ça, aussi bien de la part du grand public, que des agences ou des annonceurs. Mais peux-tu nous dire si, aujourd’hui encore, le choix de la musique arrive en dernier ? </em></strong></h4>
<p><strong>Charles :</strong> Majoritairement, oui ! La musique reste la dernière roue du carrosse et le budget qui lui est alloué est souvent infime. Par contre, il arrive quelque fois que la musique soit à la base de tout. Les agences/annonceurs choisissent d’abord une musique puis vont, par la suite, tourner le spot publicitaire. Mais c’est souvent pour des campagnes à très long terme où la musique va être utilisée pendant des années pour construire une véritable identité à l’annonceur, à la marque. Ça reste encore des cas isolés.</p>
<p>Après, il y a certaines agences aussi dont c’est l’ADN. Je pense notamment à BETC, Publicis ou Havas, qui possèdent quelqu&rsquo;un ou carrément des équipes dédiées à la musique et qui ont placé (notamment BETC) la musique au cœur de leur stratégie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS :</em><em> Est-ce plus facile de dealer avec des annonceurs ou des agences telle que BETC, qui ont l’habitude de traiter avec les maisons de disque ?</em></strong></h4>
<p><strong>Charles :</strong> C’est forcément plus intéressant avec des agences, car elles comprennent notre langage et vont faire office de traducteur auprès des annonceurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS :</em><em> Comment qualifies-tu la relation artistes-marques aujourd’hui ? Pouvons-nous dire que les artistes ont autant, ou plus, besoin des marques ? Ou que ce sont les marques qui ont le plus besoin des artistes ? </em></strong></h4>
<p><strong>Charles :</strong> C’est 50-50. Pour la plupart des artistes, ce sont des sources de revenu supplémentaires non négligeables. D’ailleurs, certains artistes n’ont pratiquement que cette source de revenu. Et pour les marques, dans une publicité, la musique reste le vecteur d’émotion le plus fort, qu’on le veuille ou non. Tu peux avoir le plus beau film publicitaire au monde, s’il n’y a pas de musique, tu vas t’ennuyer. Tu mets une musique dessus, ça change la donne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS : </em><em>On sait que tu es un grand fan de Jay-Z, si tu devais synchroniser un de ses titres, lequel tu choisirais et pour quelle marque ou quel type de pub ? </em></strong></h4>
<p><strong>Charles :</strong> Rolalala. C’est dur … Attendez, je réfléchis … Je dirais « 99 problems ».</p>
<p><iframe width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/6uikJTnmtgw?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Mais il faudrait une réadaptation de ce titre.</p>
<p>Malgré son âge, Jay-Z reste un des artistes les plus cools de la planète. Forcement, je l’aurais bien vu sur un truc dans l’air du temps. Il crée les tendances. Comme Nike.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><em># L’EDS :</em></strong><em><strong> Pour finir, une question un peu plus personnelle. Peux-tu nous citer trois-quatre titres qui ont fait la BO de ta vie. Genre les titres qui ont marqué ton histoire.</strong></em></h4>
<p><strong>Charles :</strong> Alors, de mes 0 à 9 ans à peu près, un artiste m’a particulièrement marqué car je voyageais beaucoup avec mon père et il mettait systématiquement des albums de ce mec là. C’est un musicien camerounais qui s’appelle Francis Bebey. Le titre qui m’a le plus marqué est le titre « Fleur tropicale ».</p>
<p><iframe width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/70kpHbDfsJc?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Ensuite, à partir de 11 ans, c’est là où j’ai vraiment commencé à m’intéresser à la musique. Et là, ma grosse claque a été Snoop Dogg. Et plus particulièrement le morceau avec Raphael Saadiq et Daz Dillinger, « Midnight Love ».</p>
<p><iframe width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/rP8NSFIDW8s?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Au début des années 2000, il y a eu Pharrell Williams. Ca a été violent pour moi. (rires). À l’époque, je traînais avec une bande de potes. On s’appelait la « Bad Boys Band » en référence à Diddy. Et là un pote, fan de Mase, nous fait écouter un nouveau titre de lui en featuring avec P. Diddy, « Looking At Me ». À ce moment là, j’avais déjà commencé à me renseigner sur les producteurs, je savais qui était Jermaine Dupri, DR Dré, et j’arrivais à reconnaître leur patte. Et j’écoute ce truc, et je ne reconnais la patte de personne ! Et en fait, c’était Pharrell Williams avec les Neptunes.</p>
<p>https://vimeo.com/123209237</p>
<p>Pour finir, mon dernier déclic a été Kanye West. C’est grâce à sa découverte que je suis devenu ingénieur du son (rires).</p>
<p>&nbsp;</p>
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