Pourquoi, n’y a-t-il pas de compétitions dignes de ce nom autour de l’identité sonore de marque ?

Alors que…

Alors que ce marché s’est structuré depuis une dizaine d’années avec des opérateurs de référence dans le monde entier. Il existe d’ailleurs une académie – l’Audio Branding Academy – qui organise un concours annuel des meilleures réalisations.

Alors que, selon une étude Nielsen de 2016 sur l’Europe, 6 marques sur 10 ne disposent pas encore d’identité sonore. Je parle ici seulement des grandes entreprises.

Alors que nous arrivons dans un monde où l’audio va irriguer notre quotidien et ce dans tous les pans de la société. On le voit avec les commandes vocales et l’IA. Ou quand le monde numérique ne sera plus digital mais vocal.

Alors que les points de contacts avec les clients, les individus, les citoyens, les utilisateurs, se sont multipliés. Et laisse la voie à de nombreux potentiels de mise en relation et d’influence en mode « audio » sur le numérique.

Alors que les investissements en communication sur les points de contact numériques se sont multipliés.

Alors que les marques ont besoin de compétiteurs affutés dans ce domaine pour répondre aux nombreux enjeux de l’expérience sensorielle client.

En France, il n’y a quasi pas de compétitions sur ce sujet.

Pourquoi ? Alors que c’est un sujet de plus en plus stratégique.

Parce qu’il n’y a pas assez de compétiteurs en France ? Alors qu’il en existe en Allemagne, en UK et aux US. Qui abordent le son en identité sonore et en design musical de façon stratégique, créative, pertinente et bien souvent structurante.

Si des institutions comme l’UDA, l’ADC, l’AACC…se sont engagées et ont écrit sur ce sujet pour réguler les relations entre les parties, pour définir des règles du jeu claires, pour protéger la valeur qu’une compétition procure à toutes les parties et in fine à l’annonceur.

Ne devrait-on par voir émerger de belles compétitions qui serviront les enjeux et ambitions des marques au plan sonore ?

On sait que la compétition profite toujours au donneur d’ordre (Et c’est bien) car elle génère une énergie structurée et créative qui permet à la marque de déployer toute sa valeur et de tirer le meilleur donné par les compétiteurs.

Une compétition structurée permet aussi de réguler les prix de marché. Une bonne identité sonore génère de la valeur et a un prix.

Une compétition permet de passer les compétiteurs au tamis de l’exigence de la recherche d’excellence.

Une compétition permet de se prémunir de ceux qui ne sont pas à la hauteur et de tirer le meilleur des meilleurs.

Une compétition permet globalement d’augmenter la qualité des livrables.

Une compétition permet de se dépasser.

Si le son et la musique fondent en moyenne 4 à 6% de l’investissement du budget en communication alors que, on le sait aujourd’hui de façon éprouvée, elle contribue jusqu’à 50% de l’efficacité. L’expertise propre à l’audio branding permet d’objectiver et de monitorer le capital sonore de chaque marque.

Alors, à vos marques, prêts ?

Olivier Covo

Brandy Sound

 

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