Le « design sonore » est une grande maison qui n’abrite pas seulement les logos et les identités sonores de marques tels que nous en parlons au quotidien sur ce site. Une de ses constituantes est également le « sound design » qui a pour but, entre autres, de concevoir les sons de demain.

En septembre 2019 aux États-Unis, une loi fédérale imposera à tous les nouveaux véhicules électriques et hybrides d’émettre un son  « identifiable ».

La Commission Européenne a également lancé en 2011 le Projet eVADER (Electric Vehicle Alert for Detection and Emergency Response) dont l’objectif est de créer un signal sonore harmonisé, tout en limitant le niveau de nuisance créé. Évidemment, il s’agit-là d’une mesure de prévention destinée aux piétons et cyclistes. Mais, pour que cette action de prévention soit efficace, le son qui sera créé aura également la lourde tâche d’envoyer un message à notre cerveau reptilien (partie responsable des comportements primitifs qui assure les besoins fondamentaux de notre « survie »).

Le champ de possible s’ouvre donc à toutes les créations ?

Sachant qu’un véhicule électrique n’émet presque pas de bruit, il faut imaginer une sonorité à la fois clairement perceptible mais aussi pas trop « forte », afin de ne pas remplacer la pollution sonore des moteurs actuels par un bruit tout aussi présent.

1ere contrainte donc pour le nouveau son : être perceptible, sans nuire.

La tendance : le son du futur oui, mais incarné également!

Lorsqu’on parle de futur, notre imaginaire se met en route. Mais est-il vraiment vierge de tout référent ?
Il semblerait que d’après certains chercheurs, nous sommes en parti « conditionnés ».

D’une part, par le cinéma de science-fiction qui a déjà « inventé » les sons des véhicules du futur. Il s’agit donc d’un indéniable premier point d’ancrage dans notre inconscient collectif.

D’autre part, un son doit se raccrocher à des sonorités « existantes »,  afin de conserver le rapport direct à l’« objet » et sa fonction et lui permettre d’être efficient. Le son du futur devra donc se trouver à mi-chemin de ces deux figures imposées pour faire naître un son hybride entre repères et créativité.

Parmi les autres pistes évoquées, on retiendra le fait que nous pourrons sans nul doute, à l’instar de nos sonorités de téléphones, personnaliser le son de notre véhicule. Une incarnation supplémentaire du son dans nos vies…

Découvrez les premiers essais de son chez Renault réalisés en collaboration avec l’IRCAM (Institut de recherche et coordination acoustique/musique) :

 

 

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